Nichiren Shōshū

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Le Nichiren Shōshū (日蓮正宗?) est une branche importante du bouddhisme, au Japon, issue de la tradition de Nichiren[1]. Nichiren Shōshū signifie littéralement l'« école authentique de Nichiren ».

Nichiren transmit le Gohonzon mandala à Nikkō, et le désigna comme prêtre principal du Kuon-ji (久遠寺), demandant à ses disciples laïcs et religieux de suivre désormais sa direction.

Histoire[modifier | modifier le code]

Taisekiji Kaidan no Dai Gohonzon

Selon les écoles qui ont repris les préceptes de Nichiren Daïshonin, il aurait ou pas désigné un héritier. A sa mort en 1282, ses disciples se divisent, la quasi-totalité des écoles des 260 disciples de Nichiren se rapprochent de l'école fondatrice Nichiren Shū. La Nichiren Shōshū fondé par Nikkō Shōnin (1246-1333) à qui Nichiren a transmit le Gohonzon ainsi que les 2 documents de passation où Nikko est reconnu comme son successeur, reste seule fidèle à l'enseignement reconnaissant Nichiren comme Bouddha fondamental et non pas Shakyamuni.

En 1290, le Seigneur d´Ueno fit construire le Taiseki-ji (大石寺 (多宝富士大日蓮華山大石寺) Tahō Fuji Dainichirenge-zan Taiseki-ji) à Oishigaraha pour Nikkō Shōnin , à la suite d'un différend l'opposant aux six doyens s'étant chargés de répandre la doctrine de Nichiren.

Nikko Shonin qui a recueilli les enseignements oraux de Nichiren (Ongi kuden) de son vivant consolidera son oeuvre en propageant ses écrits, en multipliant les conversions, en s'opposant à la prière devant des statues à l'effigie du Bouddha Shakyamuni (Siddharta). Il écrira les 26 articles de Prévention. Plus tard il nommera des moines pour protéger l'enseignement de Nichiren, dont Nichimoku Shonin (1260-1333) qui deviendra le troisième Grand Patriarche.

Nichikan Shonin (1665-1726), 26e grand patriarche du Taiseki-ji, a consolidé la doctrine selon laquelle Nichiren Daïshonin était le Bouddha Primordial et non Shakyamuni.

En 1899, le Taiseki-ji devint la Honmon Shu, puis en 1900 la Nichiren Shu Fuji-Ha et enfin en 1912 la Nichiren Shoshu[2].

Dans les années 1930 au Japon nait la Soka Gakkai, au départ une branche laïque de la Nichiren Shōshū, qui fut excommuniée par le Grand Patriarche Nikken Shonin le 28 novembre 1991[3].

Pratique[modifier | modifier le code]

La Nichiren Shōshū a plus de 700 temples et locaux pour pratiquer au Japon, une douzaine en Amérique, plusieurs en Europe, en Afrique et en Asie[4].

Son temple principal, le Taiseki-ji (大石寺 (多宝富士大日蓮華山大石寺) Tahō Fuji Dainichirenge-zan Taiseki-ji) , est situé au pied du Mont Fuji.

Controverse[modifier | modifier le code]

La Soka Gakkaï reproche à la Nichiren Shoshu de ne pas respecter un des articles de prévention écrit par Nikko Shonin qui exclut toute primauté du Grand Patriarche sur tous les autres pratiquants.

Elle affirme également que Nichiren a désigné Nikko comme son successeur dans 2 documents de passation écrit l'un en septembre et l'autre en octobre 1282.

En adoptant le gohonzon de Nichikan Shonin, la Soka Gakkaï insiste sur la réforme qu'il a entrepris et reprend son travail: mise en valeur de l'étude des textes de Nichiren, de la pratique (récitation du mantra Nam-Myoho-Renge-Kyo) et propagation du bouddhisme.

Hōan-dō du Taiseki-ji (en 2009).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Richard Causton: Nichiren Shoshu Buddhism, Rider & Co, London 1988. (ISBN 0712622691)
  • Nichiren Shoshu Basics of Practice, Nichiren Shōshū Temple, 2003 (revised). PDF
  • A Dictionary of Buddhist Terms and Concepts, Nichiren Shōshū International Center (NSIC), Tokyo, 1983. (ISBN 4-88872-014-2).

Liens externes[modifier | modifier le code]