Nicéphore Fylla de Saint-Eudes

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Nicéphore Fylla de Saint-Eudes
Illustration.
Fonctions
Ministre de l'Enseignement technique et professionnel, de la Formation qualifiante et de l'Emploi
En fonction depuis le
(3 ans, 5 mois et 12 jours)
Président Denis Sassou-Nguesso
Premier ministre Clément Mouamba
Gouvernement Mouamba I
Mouamba II
Prédécesseur Serge Blaise Zoniaba
Député de Kinkala (Pool)
En fonction depuis le
(2 ans, 1 mois et 29 jours)
Élection 30 juillet 2017
Législature 14e
Prédécesseur Guy Brice Parfait Kolélas
Sénateur de Brazzaville
Député de la 1re circonscription de Poto-Poto (Brazzaville)
Successeur Jean de Dieu Kourissa
Biographie
Nom de naissance Antoine Nicéphore Thomas Fylla de Saint-Eudes
Date de naissance (62-63 ans)
Nationalité Drapeau de la république du Congo Congolais
Parti politique PRL
Profession Expert-comptable

Nicéphore Fylla de Saint-Eudes (parfois appelé Nick Fylla ; de son nom complet Antoine Nicéphore Thomas Fylla de Saint-Eudes) est un homme politique congolais né en 1956. Il est ministre de l'Enseignement technique et professionnel, de la Formation qualifiante et de l'Emploi depuis 2016, ainsi que député de Kinkala (Pool) depuis 2017.

Président-fondateur du Parti républicain libéral (PRL), un parti d'opposition, il fut candidat à la présidentielle de 2009 où il recueillit 6,98 % des voix, arrivant 3e sur 13 candidats. Il fut également député de la 1re circonscription de Poto-Poto (2002-2007), ainsi que sénateur du département de Brazzaville (2011-2016).

Il fut en outre PDG de la Société agricole de raffinage industriel du sucre (Saris-Congo) de 2003 à 2009.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière[modifier | modifier le code]

Né Antoine Nicéphore Thomas Fylla de Saint-Eudes en 1956, il part étudier à Grenoble où il obtient un doctorat ès sciences économiques et politiques[1].

Expert-comptable de profession, il est agrégé par la CEMAC. En 2003, il devient PDG de la Société agricole de raffinage industriel du sucre (Saris-Congo), une société sucrière installée à Nkayi (Bouenza), qu'il quittera en 2009. Parallèlement, il est administrateur général du cabinet d'expertise-comptable et d'audit Rainbow Finance SA[1].

Il passe également 20 ans au sein du cabinet Ernst & Young, au sein duquel il devient directeur chargé de la gestion du Congo et des pays des Grands Lacs[1].

Politique[modifier | modifier le code]

En 1991, il fonde le Parti républicain libéral (PRL)[1], membre de l'opposition modérée au Président Denis Sassou-Nguesso[2]. Les principes fondateurs du parti sont notamment la laïcité, la démocratie, l'économie libérale maîtrisée, la protection de l'environnement ou encore la réduction des inégalités[1].

Durant les élections législatives de 2002, il est élu député de la 1re circonscription de Poto-Poto (Brazzaville) dès le premier tour, avec 61,26 % des voix[3],[4]. Il sera remplacé en 2007 par Jean de Dieu Kourissa (PCT)[5].

Il se porte candidat lors de l'élection présidentielle de 2009, et finit 3e sur 13 candidats, avec 6,98 % des voix[2].

Lors des élections sénatoriales de 2011, il est élu sénateur dans le département de Brazzaville sous l'étiquette du PRL[6]. Au sein du Sénat, il préside la Commission économie et finances[1].

Le 30 avril 2016, il est nommé ministre de l'Enseignement technique et professionnel, de la Formation qualifiante et de l'Emploi dans le gouvernement Mouamba I, et succède le 6 mai à Serge Blaise Zoniaba[7]. Il quitte à cette occasion son siège de sénateur[1].

Lors des élections législatives de juillet 2017, il est élu député de Kinkala, dans le département du Pool[8]. Il succède ainsi à Guy Brice Parfait Kolélas[5] et prend ses fonctions lors de la rentrée parlementaire du 19 août[9]. Lors du remaniement faisant suite aux élections législatives, il est reconduit dans ses fonctions au sein du gouvernement Mouamba II[10].

En juillet 2018, des membres de l'opposition lui demandent d'éclaircir sa position ainsi que celle de son parti, rappelant que « tout parti politique de l’opposition qui intègre le gouvernement [...] perd le droit de siéger au sein de l’opposition »[11].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g Roger Ngombé, « Portrait du ministre Antoine Nicéphore Thomas Fylla Saint-Eudes », sur adiac-congo.com,
  2. a et b « Denis Sassou Nguesso officiellement réélu président du Congo », sur lemonde.fr,
  3. (en) John F. Clark et Samuel Decalo, Historical Dictionary of Republic of the Congo, Scarecrow Press, coll. « Historical Dictionaries of Africa », , 570 p. (ISBN 9780810879898, lire en ligne), p. 189
  4. « Élections législatives : les 51 élus du premier tour », sur brazzaville-adiac.com,
  5. a et b « Les résultats des élections législatives, avant l’examen des contentieux électoraux », La Semaine africaine, no 2720,‎ , p. 7 (lire en ligne [PDF])
  6. Arsène Severin, « Voici les résultats provisoires complets des élections sénatoriales 2011 », sur severinnews.over-blog.org,
  7. Lydie Gisèle Oko, « Congo-Brazzaville: Enseignement technique - Le nouveau ministre prend connaissance des préparatifs des examens d'Etat », sur fr.allafrica.com,
  8. Germaine Mapanga, « Législatives 2017 : Voici la liste définitive des députés élus », sur lesechos-congobrazza.com,
  9. Bertrand Boukaka, « Congo – Assemblée Nationale : Isidore Mvouba accède au perchoir », sur lesechos-congobrazza.com,
  10. Bertrand Boukaka, « Congo – Gouvernement : 35 membres forment la nouvelle équipe », sur lesechos-congobrazza.com,
  11. Jean Chrysostome Ndziona, « L’opposition clarifie sa position face à Nick Fylla », sur vox.cg,