Ni dieu ni maître, une histoire de l'anarchisme

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Ni dieu ni maître,
une histoire de l’anarchisme
Réalisation Tancrède Ramonet
Sociétés de production Temps noir, ARTE France
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Documentaire
Sortie 2016

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Ni dieu ni maître, une histoire de l’anarchisme est un documentaire de Tancrède Ramonet sorti en 2016.

Le film est découpé en deux parties : La Volupté de la destruction (1840-1914) et La Mémoire des vaincus (1911-1945). Un troisième épisode Les réseaux de la colère (1945-2001) était prévu mais pour des raisons officiellement budgétaires, reste pour l’heure sur le banc de montage[1] ; d'après le réalisateur, ce film est fini mais "refusé un peu partout"[2].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Du manifeste fondateur de Pierre-Joseph Proudhon en 1840 (Qu’est-ce que la propriété ?) à la chute de Barcelone en 1939, Tancrède Ramonet retrace, en images, un siècle d’histoire mondiale du mouvement anarchiste, du collectivisme libertaire à l’anarcho-syndicalisme, en passant par la propagande par le fait[3].

Principaux événements historiques évoqués[modifier | modifier le code]

Principales personnalités évoquées[modifier | modifier le code]

Intervenants[modifier | modifier le code]

Le film donne la parole à une quinzaine d’historiens français, italiens, américains, canadien, espagnols et russes[3] dont Jean-Yves Mollier, Marianne Enckell, Anne Steiner, Normand Baillargeon, Gaetano Manfredonia et Jean-Christophe Angaut.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

  • Réalisation : Tancrède Ramonet
  • Scénario : Patrick Barbéris
  • Voix : Redjep Mitrovista, Audrey Vernon
  • Coproduction : Temps noir, ARTE France
  • Musiques : Julien Deguines
  • Type : documentaire historique
  • Durée : 3 heures 41 minutes
  • Format : 16/9

Diffusion internationale[modifier | modifier le code]

  • Les deux parties sont diffusées à la suite en Suisse sur la chaine RTS Deux le 16 octobre 2016[4].
  • Arte y consacre une soirée Théma le 11 avril 2017[5],[6] qui réunit 432 000 téléspectateurs[7].

Critiques[modifier | modifier le code]

Pour Perrine Dutreil du magazine culturel Télérama, si « Le premier volet [...] expose les bases théoriques de l'anarchisme, né en réaction à la révolution industrielle du XIXe siècle et au capitalisme naissant [...] Plus confus [est] le deuxième volet [qui] raconte les tentatives révolutionnaires (Mexique, Russie) qui ont marqué le début du XXe siècle, visant à montrer que l'anarchisme est bien un mouvement international [...] Le film (trop ?) dense fourmille d'archives inédites ; il donne la parole à des historiens dont beaucoup sont, eux-mêmes, proches de la pensée libertaire »[8].

Pour Hadrien Loiseau du magazine belge Moustique, « sans totalement réhabiliter l’anarchisme, le documentaire dresse le portrait d’une communauté ayant accompagné les grands mouvements sociaux de la fin du XIXe et du début du XXe sans jamais parvenir à mener son grand soir »[9]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Perrine Dutreil, « “Ni dieu ni maître” : la foisonnante histoire de l’anarchisme sur Arte », Télérama,‎ (lire en ligne)
  2. « Le drapeau noir flotte (toujours) sur la marmite », sur the-dissident.eu (consulté le 20 août 2017)
  3. a et b Antoine Flandrin, « « Ni dieu ni maître », une fresque en rouge et noir », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  4. Ni dieu ni maître, une histoire de l'anarchisme (épisodes 1/2 et 2/2), RTS Deux, [lire en ligne].
  5. Ni Dieu ni maître - Une histoire de l'anarchisme (1/2), Arte, [lire en ligne].
  6. Ni Dieu ni maître - Une histoire de l'anarchisme (2/2), Arte, [lire en ligne].
  7. « Audiences TNT », sur jeanmarcmorandini.com, .
  8. Perrine Dutreil, « Ni Dieu, ni maître, une histoire de l'anarchisme, histoire 2016 », Télérama,‎ (lire en ligne).
  9. Hadrien Loiseau, « L'histoire méconnue de l'anarchisme », Moustique,‎ (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie et sources[modifier | modifier le code]

  • Entretien avec Tancrède Ramonet, « « Faire entendre des voix inaudibles » », Ballast,‎ (lire en ligne).
  • Mathieu Dejean, « Tancrède Ramonet : "Aujourd’hui l'anarchisme a tendance à ne plus dire son nom" », Les Inrocks,‎ (lire en ligne).
  • Anne SognoPublié, « Tancrède Ramonet : "En 2017, l'anarchisme s'exprime à Notre-Dame-des-Landes, Nuit debout ou avec Ovidie" », Teleobs,‎ (lire en ligne).
  • Didier Méreuze, « « Ni Dieu ni Maître », la grande histoire de l’anarchie », La Croix,‎ (lire en ligne).
  • Antoine Flandrin, « « Ni dieu ni maître », une fresque en rouge et noir », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  • Bruno Donnet, « Entretien avec Tancrède Ramonet : Ni Dieu, ni maître », France Inter,‎ (lire en ligne).
  • Perrine Dutreil, « “Ni dieu ni maître” : la foisonnante histoire de l’anarchisme sur Arte », Télérama,‎ (lire en ligne).
  • Laurent Etre, « Le fil noir de l’histoire anarchiste », L'Humanité,‎ (lire en ligne).
  • Didier Zacharie, « L’idéal anarchiste est plus que jamais d’actualité », Le Soir,‎ (lire en ligne).
  • Julien Le Gros, « Le drapeau noir flotte (toujours) sur la marmite - entretien avec Tancrède Ramonet », The Dissident,‎ (lire en ligne).
  • Didier Roy, « Ni Dieu ni maître. Une histoire de l’anarchisme », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne).

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]