Ni Dieu ni maître, une histoire de l'anarchisme

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Ni Dieu ni maître
Une histoire de l'anarchisme
Réalisation Tancrède Ramonet
Acteurs principaux

Redjep Mitrovitsa
Audrey Vernon

Sociétés de production Temps noir
Arte France
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Documentaire
Durée 221 minutes
Sortie 2016


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Ni Dieu ni maître, une histoire de l’anarchisme est une série de documentaires réalisée par Tancrède Ramonet et diffusée depuis 2016.

Deux premières parties sont sorties, La Volupté de la destruction (1840-1914) et La Mémoire des vaincus (1911-1945). La suite est en cours de production.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Du manifeste fondateur de Pierre-Joseph Proudhon en 1840 (Qu'est-ce que la propriété ?) à la chute de Barcelone en 1939, Tancrède Ramonet retrace, en images, un siècle d’histoire mondiale du mouvement anarchiste, du collectivisme libertaire à l'anarcho-syndicalisme, en passant par la propagande par le fait[1].

Principaux événements historiques évoqués[modifier | modifier le code]

Principales personnalités évoquées[modifier | modifier le code]

Intervenants[modifier | modifier le code]

Le film donne la parole à une quinzaine d’historiens français, italiens, américains, canadien, espagnols et russes[1] dont Jean-Yves Mollier, Marianne Enckell, Anne Steiner, Normand Baillargeon, Gaetano Manfredonia et Jean-Christophe Angaut[2].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Information icon with gradient background.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données IMDb.

Diffusion[modifier | modifier le code]

En Suisse, les deux parties sont diffusées à la suite sur la chaine RTS Deux le [3].

Les films ayant été réalisés en coproduction avec la chaine Arte[4], celle-ci y consacre le une soirée Théma avec un montage écourté (2 × 71 min) et légèrement différent. Elle réunit 432 000 téléspectateurs[5]. Il n'est pas prévu que la chaîne diffuse les opus suivants[6].

Production[modifier | modifier le code]

Un troisième épisode Les Réseaux de la colère (1945-2001) était prévu mais pour des raisons officiellement budgétaires, reste sur le banc de montage en 2017[7]. D'après Tancrède Ramonet, il serait « refusé un peu partout »[8].

En 2019, la société de production Temps noir lance une campagne de financement participatif réussie sur Ulule pour produire la fin de la série, composée finalement de deux épisodes : Des Fleurs et des pavés (1945-1969) et Les Réseaux de la colère (1965-2011)[9].

Édition DVD[modifier | modifier le code]

En 2017 sort un coffret 2 DVD, agrémenté d'un livret de soixante-quatre pages, édité par Arte[10] et distribué par Sony Pictures Home Entertainment[11].

Le premier DVD contient les deux parties de 90 minutes. Le second présente plusieurs compléments :

Critiques[modifier | modifier le code]

Pour Perrine Dutreil du magazine culturel français Télérama, si « le premier volet [...] expose les bases théoriques de l'anarchisme, né en réaction à la révolution industrielle du XIXe siècle et au capitalisme naissant [...], plus confus [est] le deuxième volet [qui] raconte les tentatives révolutionnaires (Mexique, Russie) qui ont marqué le début du XXe siècle, visant à montrer que l'anarchisme est bien un mouvement international. [...] Le film (trop ?) dense fourmille d'archives inédites ; il donne la parole à des historiens dont beaucoup sont, eux-mêmes, proches de la pensée libertaire[12]. »

Pour Hadrien Loiseau du magazine belge Moustique, « sans totalement réhabiliter l'anarchisme, le documentaire dresse le portrait d'une communauté ayant accompagné les grands mouvements sociaux de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle sans jamais parvenir à mener son Grand Soir[13]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Antoine Flandrin, « Ni dieu ni maître, une fresque en rouge et noir », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  2. « Ni dieu ni maître, une histoire de l'anarchisme », sur PointCulture (consulté le 10 septembre 2018).
  3. « Ni dieu ni maître, une histoire de l'anarchisme (épisodes 1/2 et 2/2) », sur RTS Deux.
  4. Mathieu Dejean, « « Aujourd'hui l'anarchisme a tendance à ne plus dire son nom » », sur Les Inrockuptibles, (consulté le 9 septembre 2018).
  5. « Audiences TNT : France 4 leader avec Le 5e Élément mais gamelle pour France 5 avec Le Monde en face », sur Jeanmarcmorandini.com, .
  6. Didier Méreuze, « « Ni dieu ni maître », la grande histoire de l'anarchie », sur La Croix, (consulté le 10 septembre 2018).
  7. Perrine Dutreil, « Ni dieu ni maître : la foisonnante histoire de l'anarchisme sur Arte », Télérama,‎ (lire en ligne)
  8. Julien Le Gros, « Le drapeau noir flotte (toujours) sur la marmite », sur The Dissident,
  9. « Temps noir lance un crowdfunding pour financer la suite de la série documentaire Ni dieu ni maître, une histoire de l’anarchisme », sur Mille babords, (consulté le 26 décembre 2019).
  10. Didier Roy, « Ni Dieu ni maître. Une histoire de l'anarchisme », sur Le Monde diplomatique, (consulté le 9 septembre 2018).
  11. « Ni dieu ni maître, une histoire de l'anarchisme (2016) - DVD », sur DVDFr (consulté le 21 août 2018).
  12. Perrine Dutreil, « Ni Dieu, ni maître, une histoire de l'anarchisme, La volupté de la destruction (1840-1914) », Télérama,‎ (lire en ligne).
  13. Hadrien Loiseau, « L'histoire méconnue de l'anarchisme », Moustique,‎ (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]