Ni Dieu ni maître (journal)

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Ni Dieu ni maître
Image illustrative de l'article Ni Dieu ni maître (journal)
Ni Dieu Ni Maître, Bruxelles, no 1, .

Pays Drapeau de la France France
Langue français
Périodicité quotidien (nos 1 – 24)
hebdomadiaire (nos 25 – 71)
annuel (nos 72 – 72 quater)
Format grand folio
Fondateur Auguste Blanqui
Date de fondation
Date du dernier numéro (1re série)

Ni Dieu ni maître était le titre d'un journal fondé en 1880 par le socialiste révolutionnaire Auguste Blanqui qu'il dirigea jusqu'à sa mort[1],[2],[3]. Émile Eudes, Ernest Granger, Louis-Auguste Rogeard et Édouard Vaillant ont collaboré à sa rédaction[4].

Un autre journal Ni Dieu ni maître est paru en Belgique en 1885-1886.

L'expression est devenue la devise du mouvement anarchiste[5],[6], et dans une moindre mesure d'autres composantes du mouvement ouvrier.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le premier numéro de Ni Dieu ni maître est daté du [7],[8],[9]. Il paraît chaque jour jusqu'au inclus[7] (no 24). À compter du (no 25), sa parution devient hebdomadaire[8]. Blanqui meurt le [8] mais la parution du journal se poursuit jusqu'au inclus (no 71)[7],[8]. Après une interruption d'un an, elle reprend le (no 72)[7] et devient annuelle. Trois derniers numéros paraissent : le (no 72), le (no 72 ter) puis le (no 72 quater)[7].

Critiques[modifier | modifier le code]

En 1888, le journal catholique La Croix écrit : « Le journal Ni Dieu ni maître inspirait un profond dégoût ; il n'avait pas un mois d'âge que le doyen des révolutionnaires, Blanqui, étant venu à la salle Ragache prononcer un violent discours contre Dieu et la société, demanda le drapeau rouge et le sang d'autrui. En sortant, il fut pris de paralysie et mourut presque subitement. [...] le journal Ni Dieu ni maître fut enterré avec le patron qui avait échappé tant de fois à la peine de mort, pour être frappé sans doute plus directement par la main de Dieu après un dernier avertissement[10]. »

Anthologie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Louis Auguste Blanqui Encyclopédie Larousse.
  2. (en) Daniel Guérin, No Gods, No Masters : An Anthology of Anarchism, AK Press, 2005, (ISBN 9781904859253), [lire en ligne].
  3. (en) Robert Graham, Anarchism : A Documentary History of Libertarian Ideas, Black Rose Books Ltd., 2009, page 243.
  4. Auguste Blanqui (textes choisis et présentés par Dominique Le Nuz, avec une préface par « un des agents du Parti imaginaire »), Maintenant, il faut des armes, Paris, La Fabrique, (réimpr. 2008 et 2009), 1e éd., 1 vol., 427 p., 20 cm (ISBN 2-913372-61-9 et 978-2-913372-61-0, OCLC 493357666, notice BnF no FRBNF40980193, SUDOC 11390942X, présentation en ligne) [lire en ligne (page consultée le 24 janvier 2017)].
  5. Entrée « Maître » dans le Dictionnaire de l'Académie française, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales (sens I, 1) [consulté le 24 janvier 2017].
  6. Définitions lexicographiques et étymologiques de « maître » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales [consulté le 24 janvier 2017].
  7. a, b, c, d et e Ni Dieu, ni maître (notice BnF no FRBNF32823606) [consulté le 24 janvier 2017].
  8. a, b, c et d Joris-Karl Huysmans (correspondance publiée et annotée par Pierre Lambert, avec une introduction de Pierre Cogny), Lettres inédites à Émile Zola, Genève et Lille, Droz et Giard, coll. « Textes littéraires français » (no 57), (réimpr. novembre 2016), 1e éd., 1 vol., XXXI-156 p., 19 cm (ISBN 978-2-600-02391-7 et 978-2-600-32391-8, OCLC 420129695, notice BnF no FRBNF32267147, SUDOC 008617082, présentation en ligne, lire en ligne), n. 2 de la p. 60 [lire en ligne (page consultée le 24 janvier 2017)].
  9. Michelle Perrot, Les ouvriers en grève, t. 3 : France (1871-1890) (texte remanié de la thèse de doctorat en histoire soutenue à l'université Paris-I – Panthéon-Sorbonne en ), Paris, École des hautes études en sciences sociales, coll. « Les Ré-impressions », (réimpr. juin 2013), 2e éd. (1re éd. 1973), 1 vol., 352 p., 24 cm (ISBN 2-7132-1300-2 et 978-2-7132-1300-7, OCLC 491569994, notice BnF no FRBNF37224299, SUDOC 061299537, présentation en ligne, lire en ligne), p. 200 [lire en ligne (page consultée le 24 janvier 2014)].
  10. Le Moine, Ni Dieu ni maïtre, La Croix, Groupe Bayard, , page 1, [lire en ligne].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie et sources[modifier | modifier le code]

  • Daniel Guérin, Ni Dieu ni Maître. Anthologie de l'anarchisme, La Découverte, 2002.
  • Jean-Guillaume Lanuque, Auguste Blanqui, Ni dieu ni maître, Bruxelles, éditions Aden, collection « Opium du peuple », 2009, Dissidences, 18 avril 2013, [lire en ligne].
  • Maurice Dommanget, Blanqui, Études et documentation internationales, 1970, [lire en ligne].
  • (en) Paul A. B. Clarke, Andrew Linzey, Dictionary of Ethics, Theology and Society, Routledge, 2013, page 23.
  • (en) Samuel Bernstein, Auguste Blanqui and the art of insurrection, Lawrence and Wishart, 1971, [lire en ligne].
  • (en) Alan Barrie Spitzer, The Revolutionary Theories of Louis Auguste Blanqui, Columbia University Press, 1957, [lire en ligne].

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

  • Maximilien Le Roy (scénario), Loïc Locatelli Kournwsky (dessin), Ni dieu ni maître, Auguste Blanqui, l'enfermé, Casterman, 2014, notice éditeur.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]