Ngabo Ngawang Jigme

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Ngabo Ngawang Jigme
Ngapoi Ngawang Jigme.png
Ngabo Ngawang Jigme lors du 1er Congrès national du peuple (en)
Fonctions
Membre du comité national de la conférence consultative politique du peuple chinois (d)
Député à l'Assemblée nationale populaire
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 99 ans)
PékinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Activité
Conjoint
Enfants
Parentèle
Lodrö Chökyi Sengé (petit-fils)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Parti politique
Grade militaire
Zhong Jiang (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Ngapo Ngawang Jigmé (tibétain ང་ཕོད་ངག་དབང་འཇིགས་མེད་, Wylie : nga-phod ngag-dbang 'jigs-med ; sinogramme: 阿沛·阿旺晋美; pinyin: Āpèi Āwàng Jìnměi), né le à Lhassa au Tibet, mort le à Pékin, est un haut dirigeant tibétain qui occupa diverses fonctions militaires et politiques aussi bien avant qu'après 1951. Il est surtout connu pour avoir signé l'accord en 17 points qui affirma la souveraineté chinoise sur le Tibet[1],[2].

Il est nommé ministre du gouvernement tibétain dès 1936, en 1950, gouverneur du Kham et commandant-en-chef de l'armée tibétaine à Chamdo[3]. Après l'entrée de l'armée chinoise au Tibet, « il se rallie aux Chinois ». En 1951, il est choisi comme chef de la délégation tibétaine chargée des pourparlers de paix avec le gouvernement chinois. Il est resté ministre du 14e dalaï-lama jusqu'à son départ en exil en mars 1959.

Il occupe par la suite de haute fonctions politiques dans la région autonome du Tibet[4] : commandant-en-chef adjoint de l'armée populaire de libération au Tibet, président de la région autonome du Tibet, vice-président du comité permanent de l'Assemblée nationale populaire[5].

Sommaire

Origines[modifier | modifier le code]

Ngapo Ngawang Jigme était le fils naturel d'une nonne appartenant à l'une des plus importantes familles nobles du Tibet, les Horkhang et était devenu membre de la famille Ngapo en épousant la veuve de Ngapo Shapé, son père adoptif[6],[7]. Il passait pour être le descendant de l'un des tout premiers rois du Tibet[8],[9].

Études[modifier | modifier le code]

Après avoir étudié la littérature tibétaine traditionnelle[10], Ngabo Ngawang Jigme fut envoyé poursuivre ses études en Angleterre, d'où il revint en 1932 (à l'âge de 22 ans). Son père adoptif était gouverneur de Chamdo et commandant des forces tibétaines[11].

Carrière[modifier | modifier le code]

Ngabo (3e personnage à partir de la gauche), en compagnie des trois autres ministres du gouvernement du Tibet dans le jardin de Dekyi Lingka.

Dans les années 1930, il est le chef du village de Ngabö, dans le Kongpo[12]. Après son retour, il servit (à partir de 1936) dans l'armée comme officier ainsi que dans le gouvernement tibétain en tant que ministre du gouvernement tibétain, membre du cabinet[13],[14],[15] jusqu'en 1959. En avril 1950, il fut nommé gouverneur du Kham et arriva à Chamdo début septembre, prenant la succession de Lhalu qui partit à la fin du mois[16].

Commandant en chef de l'armée tibétaine à Chamdo (1950)[modifier | modifier le code]

L'armée populaire de libération (APL) s'apprêtant à investir la région de Chamdo dans l'est du Kham[17], Ngabo Ngawang Jigmé n'était pas enthousiaste à l'idée d'être renvoyé au Kham où il avait déjà été en fonction, car son père adoptif, chef de la famille Ngapo, était mort en défendant Chamdo contre Liu Wenhui[18].

Fin septembre 1950, Lhalu quitta Chamdo et prit ses quartiers à Pembar Dzong, laissant à Ngabo la responsabilité des affaires civiles et militaires de la ville. Sur place, il y avait six régiments de 300 hommes chacun et plus de 10 000 miliciens mais aucun approvisionnement alimentaire de prévu. Les gens du cru n'avaient, pour beaucoup d'entre eux, plus rien à manger. Ngabo ordonna la dissolution de la milice[19].

Alors que son prédécesseur avait établi des plans et des fortifications et obtenu du Kashag davantage de soldats et d'armes, Ngabo fit enlever les fortifications, refusa d'engager des guerriers Khampa et d'installer deux postes de téléphonie sans fil, étant d'avis qu'il valait mieux négocier[16]. À ses yeux, toute résistance contre les communistes chinois était futile. Ceux-ci avaient vaincu une armée nationaliste pourtant forte de 8 millions d'hommes et soutenue par l'Amérique. De plus, les Tibétains n'avaient ni les armes, ni l'entraînement[20].

Ngabo affirme avoir eu le soutien de Lhassa pour ouvrir des négociations avec les Chinois[21]. Selon l'opérateur radio britannique Robert W. Ford, Ngabo avait demandé à Lhassa l'autorisation de se rendre, celle-ci lui avait été refusée[22].

Le 7 octobre 1950, le général chinois Zhang Guohua, à la tête de 40 000 soldats, franchit le Drichu. Apprenant la nouvelle avec plusieurs jours de retard, Ngapo fait envoyer par Ford un message à Lhassa : aucune réponse. Même chose le lendemain et le surlendemain. Enfin, le 15 octobre, une réponse lui parvient : étant au picnic annuel du Kashag, des festivités qui durent plusieurs jours, les ministres ne pourront répondre qu'une fois celles-ci terminées ! Quelques jours plus tard, averti que l'APL marche sur Chamdo, Ngapo demande à Lhassa s'il doit se rendre ou s'enfuir. Réponse : s'enfuir. Ngapo et ses subordonné font leurs valises le soir même et s'enfuient avant l'aube, laissant Ford derrière eux[23].

Il n'y eut guère de bataille. Ainsi que l'avait affirmé Ngabo avant son départ pour Chamdo, « les troupes tibétaines » furent « incapables de faire front à l'APL qui [...] avait libéré l'ensemble du pays en triomphant de millions de militaires du Kuomingtang »[24]. Nombre de soldats tibétains passèrent dans le camp de l'APL, ce qui facilita la prise de Chamdo[25],[26]. Des familles s'enfuirent. Selon Patrick French, Ngabo, « qui avait perdu tout sang froid voulut aussi s'enfuir »[27], il décida de quitter la région à la tête de ses troupes après avoir détruit l'arsenal. L'armée populaire de libération cerna les Tibétains[28].

Arrestation par l'armée populaire de libération[modifier | modifier le code]

Robert W. Ford, lors de son arrestation par des soldats de l'armée populaire de libération le 19 octobre 1950

Capturé avec Robert Ford, qui avait rattrapé les fuyards, Ngabo Ngawang Jigmé[29],[30] se rendit aux Chinois, le 19 octobre 1950[31], dans le monastère où il s'était réfugié[32].

Selon Gary Wilson, il fut surpris d'être bien traité. Convaincu par les explications de l'ennemi sur la politique de la Chine à l'égard des minorités, il changea de camp[33]. Pour Laurent Deshayes et Claude Arpi, Ngabo Ngawang Jigme a été « rééduqué » ou endoctriné dans les prisons chinoises après la capitulation de Chamdo. À la suite de quoi, il fut promu vice-président du nouveau comité de libération du secteur et intervint auprès de Lhassa pour engager une négociation, affirmant que les Chinois poursuivaient comme objectif de « rendre service au peuple tibétain »[34],[35].

Pour le gouvernement tibétain en exil, il était un prisonnier de guerre quand il quitta Chamdo pour participer aux discussions à Pékin[36].

En moins d'un an, il se retrouva commandant en chef adjoint des forces de l'APL au Tibet. Il devait devenir non seulement l'un des dirigeants du Tibet mais aussi du parti communiste chinois au Tibet, selon Gary Wilson[37].

Chef de la délégation tibétaine aux négociations de paix de Pékin (1951)[modifier | modifier le code]

Le 24 mai 1951, lendemain de la signature de l’accord en 17 points, Ngabo Ngawang Jigme (à droite) remet une khata à Mao Zedong (à gauche)
Le jeune 10e panchen-lama, Mao, et Ngabo autour d'un banquet le lendemain de l'accord

Nommé à la tête de la délégation tibétaine aux négociations de paix à Pékin en 1951[38],[39], Ngabo Ngawang Jigmé conclut avec le gouvernement communiste chinois l'Accord en 17 points sur la libération pacifique du Tibet[40].

La question des pleins pouvoirs[modifier | modifier le code]

L'Autrichien Heinrich Harrer rapporte dans son livre de mémoires que cette délégation avait les pleins pouvoirs pour négocier[41].

Selon Sambo Rimshi, un des négociateurs tibétains[42], la délégation tibétaine se rendit à Pékin munie de l'autorisation et des consignes du 14e dalaï-lama, dont la recommandation suivante : « Voici dix points. Je suis convaincu que vous ne ferez rien de mal, vous devez donc y aller et obtenir tout ce que vous pourrez »[43],[44].

En 1990, le dalaï-lama a affirmé que les délégués et Ngapo n'avaient pas les pouvoirs plénipotentiaires, et que ce dernier n'était pas habilité à signer en son nom[45].

Le tibétologue Laurent Deshayes affirme que les « délégués de Lhassa n'avaient aucun pouvoir de décision et devaient continuellement informer leur gouvernement de l'évolution des débats »[34].

Pour Vijay Kranti, auteur d'une série de 2 articles publiés sur le site phayul.com, Ngabo s’est pratiquement nommé lui-même chef de la délégation tibétaine et a signé le traité, bien qu’il n’ait pas eu l’autorité pour le faire[46].

Bien qu'il ait initialement affirmé le contraire, Ngapo Ngawang Jigmé admettra finalement en 1989 qu'il n'avait pas les pleins pouvoirs pour signer, comme le rappelle Anne-Marie Blondeau[47].

Le témoignage de Puncog Zhaxi[modifier | modifier le code]

Puncog Zhaxi (tibétain : Phuntsok Tashi Takla), beau-frère du dalaï-lama et un des interprètes ayant servi lors des négociations et de la signature de l'Accord en 17 points, décrit, dans son témoignage sur ces événements, le signataire comme étant « un homme honnête, habile, intelligent, expérimenté et clairvoyant »[48].

La question des sceaux[modifier | modifier le code]

L'historien Laurent Deshayes rapporte qu'un comité d'enquête [Lequel ?] établira que « le sceau apposé par Ngabo n'était qu'une copie du sceau officiel, fabriqué par les Chinois »[34].

Selon Tsering Shakya, Ngapo Ngawang Jigmé était en possession du sceau du gouverneur du Kham, qu’il aurait pu apposer sur le document en tant que membre du Kashag. Plus tard, Ngapo dit à Phala qu’il refusa d’utiliser le sceau original parce qu’il voulait montrer qu’il désapprouvait l’accord[49].

Selon Tsering Woeser, essayiste sino-tibétaine, Ngapo avait apporté les cachets officiels de gouverneur de Chamdo, mais au moment de la signature de l’accord en 17 points, il aurait prétendu ne pas avoir apporté les sceaux. En conséquence, le cachet tibétain officiel apposé sur l'accord dut être gravé par les Chinois. À son retour, il expliqua au dalaï-lama que grâce à cela, celui-ci n'était pas obligé de reconnaître l'accord, ce qui lui laissait une porte de sortie; quand le dalaï-lama annonça cela, il précisa qu’à présent, cette histoire n'aurait pas d'effet sur Ngabo[50].

En 2001, le dalaï-lama a affirmé que Ngabo lui avait expliqué qu'ils se sentaient obligés de signer l'accord, car un refus aurait eu pour résultat une « libération armée » du Tibet, et qu'ils préférèrent utiliser un sceau falsifié fourni par le gouvernement chinois à celui officiel du gouverneur de Chamdo qu'ils détenaient[51].

Le tibétologue Melvyn C. Goldstein, qui interrogea des participants aux négociations[52], donne une autre version des faits[53]:

« Les Chinois ont bien fait des sceaux pour les Tibétains mais il ne s'agissait que de sceaux personnels, chaque délégué ayant son nom gravé sur le sien propre. En dehors de cela, on n'a pas contrefait de sceaux gouvernementaux. La confusion provient en partie du fait que Ngabo avait en sa possession le sceau du gouverneur du Tibet oriental mais préféra ne pas s'en servir. Comme ce sceau, toutefois, n'était pas le sceau officiel du gouvernement tibétain, le fait de ne pas s'en servir ne diminua en rien la validité de l'accord ».

Un partisan des réformes[modifier | modifier le code]

Selon Melvyn Goldstein, Ngabo Ngawang Jigmé faisait partie de la faction moderniste et progressiste de l'élite tibétaine qui, voulant changer le Tibet (qu'il soit souverain ou non), vit dans le retour des Chinois l'occasion d'atteindre ce but en mettant en place rapidement les réformes. Les membres de cette faction étaient en quelque sorte la continuation du mouvement de réforme des années 1920 conduit par Tsarong Dzasa[54] mais arrêté par le 13e dalaï-lama sous la pression des factions cléricale et conservatrice[55].

Cependant, selon Robert Barnett, Ngabo Ngawang Jigmé s’est exprimé dans China Tibetan Studies en 1988 de façon ambiguë au sujet de la valeur des réformes mises place dans les années 1950 par les autorités chinoises, rappelant les promesses que les réformes démocratiques ne seraient pas appliquées pendant au moins 6 ans. Il a même critiqué l’étendue de ces réformes, rappelant que Mao lui avait dit que l’introduction des coopératives au Tibet était une erreur[56].

Un « collaborateur » (Heinrich Harrer)[modifier | modifier le code]

Dans son livre Retour au Tibet publié en 1985, Heinrich Harrer décrit Ngabo Ngawang Jigmé comme étant le plus réputé des « Doubles Têtes - nom donné au Tibet aux collaborateurs ». C'est Ngabo qui « collabora le premier avec les Chinois », il « passe à leurs yeux pour un homme sans courage »[57]. Signalant l'intervention du même pour qu'une école réservée aux enfants chinois soit ouverte également aux enfants tibétains, Harrer concède toutefois que l'on ne doit pas cacher certains aspects positifs de l'activité des collaborateurs[58],[59].

Son rôle dans l'application du point 16 de l'accord en 17 points (1951-1952)[modifier | modifier le code]

Ngabo Ngawang Jigmé joua un rôle prépondérant dans la résolution des difficultés d'approvisionnement de l'APL en 1951-1952 en créant un sous-comité du Kashag chargé de faire l’inventaire des réserves de grains et de vendre celles-ci à l’APL en application du point 16 de l'Accord en 17 points (point qui prévoyait que le gouvernement local du Tibet aiderait celle-ci à acheter et transporter nourriture, fourrages et autres nécessités quotidiennes)[60],[61].

Son rôle pour rechercher une trêve au soulèvement khampa (1956)[modifier | modifier le code]

En juillet 1956, à la demande du comité préparatoire à l'établissement de la région autonome du Tibet, Ngabo Ngawang Jigme accompagna le 16e karmapa à Chamdo, dans le Kham, pour rechercher une trêve à la suite d'un soulèvement khampa. En dépit de leurs efforts, la rébellion se poursuivit[62]. Le karmapa obtint des Chinois un délai de 5 ans dans l'application de leurs réformes, informa le dalaï-lama de l'état des négociations et rentra à Tsourphou[63].

Son rôle lors du soulèvement tibétain de 1959[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Soulèvement tibétain de 1959.
Ngabo Ngawang Jigme lors du 2e Congrès national du peuple (en) en avril 1959.

Selon le XIVe dalaï-lama, Ngabo Ngawang Jigmé est au quartier général chinois, attendant le dalaï-lama, mais apprenant la tournure des événements au Norbulingka, il ne s'y rend pas[64]. Ngabo écrivit une lettre au dalaï-lama qu'il reçoit avec une lettre du général Tan Guansan le 16 mars au matin, la veille de sa fuite. Depuis le début de la crise, Ngabo n'avait assisté à aucune des réunions du Kashag, et il écrit au dalaï-lama qu'il n'y avait plus aucune chance pour un accord de paix. Il lui conseille de rompre avec les chefs du peuple, qui auraient pour projet d'enlever le dalaï-lama. Il l'avertit qu'il court un gros risque, car les Chinois envisagent des mesures sévères pour l'empêcher de fuir. Il ajoute que s'il s'enfuit, il lui sera impossible de revenir au Tibet. Il lui suggère de rester dans l'enceinte du Norbulingka, et de préciser l'endroit au général, afin que les Chinois épargnent son lieu de retraite. Le dalaï-lama en déduit que Ngabo sait que les Chinois ont l'intention de détruire le palais et de tirer sur le peuple[65].

« Le ministre en qui les Chinois et le dalaï-lama avaient le plus confiance » (Melvyn Goldstein)[modifier | modifier le code]

Ngabo fut placé, par le gouvernement tibétain, à la tête de la nouvelle Assemblée des réformes (Reform Assembly). Il était le ministre du Kashag en qui non seulement les Chinois mais aussi le dalaï-lama avaient le plus confiance. Ce dernier, qui était en faveur des réformes et de la modernisation du Tibet, s'entretenait fréquemment avec Ngabo en privé au sujet de questions politiques. C'est ainsi qu'en 1953-1954, l'Assemblée des réformes élabora de nouvelles lois réformant les taux d'intérêt, les prêts anciens et l'administration des comtés[66].

Postes administratifs, militaires et législatifs[modifier | modifier le code]

Ngabo en général de l'armée populaire de libération en 1955

Après 1951, Ngabo servit au sein de l'administration communiste chinoise du Tibet. Il dirigea le Comité de libération de la préfecture de Chamdo jusqu'en 1959[67]. Il devint le premier adjoint de Zhang Guohua, général chinois à la tête du commandement militaire du Tibet et premier secrétaire du parti communiste au Tibet de 1950 à 1952[34]. Il fut également membre de la Commission des minorités du Conseil d'État de la RPC entre 1951 et 1954.

Il resta commandant adjoint de la Région militaire du Tibet entre 1952 et 1977 et membre du Conseil de la défense nationale de 1954 à la fin de la révolution culturelle. En 1955, il accéda au grade militaire de lieutenant général[68]. Il reçut l'Ordre de la Libération (première classe) en 1955.

Postes au comité préparatoire de la R. A. du Tibet (1956)[modifier | modifier le code]

Lorsqu'en avril 1956, sur décision du gouvernement central, le comité préparatoire à l'établissement de la Région autonome du Tibet fut mis sur pied[69], il en fut nommé secrétaire général, le vice-président en étant le général chinois Zhang Guohua. Il devait en être le vice-président de 1959 à 1964, le président en étant le 10e panchen lama[70].

Le panchen-lama présenta notamment à Ngabo Ngawang Jigme un premier jet de sa pétition en 70 000 caractères, dénommée initialement « Rapport sur les souffrances du Tibet et des régions tibétaines et propositions pour le travail futur du comité central sous la direction du président ministre Zhou Enlai ». Ngabo conseilla utilement le panchen-lama sur la façon de présenter son rapport. Mais il l'invita surtout à remplacer cette pétition écrite par un exposé oral plus modéré au comité central. Le panchen-lama ne suivit pas ce conseil[71].

Ngabo sera nommé président intérimaire du comité préparatoire à l'établissement de la région autonome du Tibet[72], en remplacement du panchen-lama arrêté en août 1964.

Nomination à la présidence du comité populaire la R. A. du Tibet (1965)[modifier | modifier le code]

Ngabo Ngawang Jigmé devint, le 8 septembre 1965, le premier président du comité populaire de la région autonome du Tibet, nouvellement créée, en présence de Xie Fuzhi[73], chef de la délégation du comité Central du Parti communiste chinois[74],[75]. Il est assisté de 7 présidents adjoints dont Zhou Renshan, Pagbalha Geleg Namgyai, Guo Xilan et Langdun.

Vice-président du comité permanent de l'assemblée nationale populaire[modifier | modifier le code]

Il représenta le Tibet dans sept assemblées nationales populaires successives, depuis la première assemblée en 1954 jusqu'à la septième en 1988. Il conduisit des délégations de l'assemblée nationale populaire en Colombie, en Guyana, dans les Antilles, au Sri Lanka et au Népal au début des années 1980.

Révolution culturelle (1966-1976)[modifier | modifier le code]

Selon Tsering Woeser, pendant la révolution culturelle, les Tibétains voulurent le juger publiquement[citation nécessaire] mais le gouvernement cherchant à le protéger, lui permit de rejoindre Pékin. Cela sera aussi le cas de Zhang Guohua[76].

Président du comité des affaires ethniques de l'assemblée nationale populaire[modifier | modifier le code]

De 1979 à 1993, il fut président du comité des affaires ethniques de l'assemblée nationale populaire[77].

En 1980, Hu Yaobang mena une tournée d'inspection au Tibet[78], à laquelle participa Ngabo Ngawang Jigme[79].

Rôle dans diverses associations[modifier | modifier le code]

À partir de 1980, il fut président honoraire de l'association bouddhiste de Chine[80].

Il fut aussi président honoraire de l'association pour la sauvegarde de la faune et de la flore tibétaine (the Tibetan Wildlife Protection Association), fondée en 1991[81], ainsi que vice-président de la Fondation d'aide au développement du Tibet, ONG à but non lucratif créée en 1992[82].

En 2004, il fut élu président de la toute nouvelle Association chinoise pour la sauvegarde et le développement de la culture tibétaine (the China Association for Preservation and Development of Tibetan Culture)[83].

Résidence à Pékin après 1991[modifier | modifier le code]

Après 1991, Ngapo Ngawang Jigme, âgé de 81 ans, résida définitivement à Pékin, ne retournant plus au Tibet. Selon des Tibétains en exil, au crépuscule de son existence, il écrivait sa biographie[84].

Descendance[modifier | modifier le code]

Ngabo Ngawang Jigme a eu dix enfants, dont l'un, Jigmé Ngapo, s'enfuit de Chine dans les années 1980 pour les États-Unis. Il travaille actuellement au service tibétain de Radio Free Asia[84]. Sa fille, Pema Yudron, est la mère du 3e Jamgon Kongtrul Rinpoché, Lodrö Chökyi Sengé[85].

Avis et commentaires attribués à Ngabo[modifier | modifier le code]

Sur l'éducation, en 1985[modifier | modifier le code]

Katia Buffetrille indique dans l'ouvrage Le Tibet est-il chinois ?, qu'en 1985, Ngabo Ngawang Jigmé critiquait le ministère de l'Éducation « qui n'attachait aucune importance à la langue tibétaine ». Il constatait que, lors de la révolution culturelle, celle-ci avait été « sérieusement sinistrée » et que depuis rien n'avait vraiment changé[86].

Sur l'Accord en 17 points et l'autonomie du Tibet[modifier | modifier le code]

Lodi Gyari, homme politique tibétain en exil et émissaire du 14e dalaï-lama aux pourparlers avec le gouvernement chinois, se base sur une citation de Ngabo Ngawang Jigmé, extraite d'un discours datant de 1988 sur l'accord en dix-sept points, pour déclarer que les Tibétains ont le droit légitime de demander un statut spécial[87]. Ce discours a été publié dans Bulletin of the History of the Tibet Communist Party en 1988, et une traduction du chinois à l'anglais a été publiée par le Tibet Information Network en 1992. Voici une traduction de la citation produite par Lodi Gyari[88] :

« C'est en raison de cette situation particulière du Tibet qu'en 1951 l'accord en dix-sept points sur la libération pacifique du Tibet, entre le gouvernement populaire central et le gouvernement tibétain local, vit le jour. Semblable accord n'avait jamais existé entre le gouvernement central et d'autres régions de minorité. Nous devons considérer cette situation particulière de l'histoire tibétaine en élaborant des politiques visant à lui procurer une stabilité durable. Nous devons donner au Tibet davantage d'autonomie qu'aux autres régions de minorité. De mon point de vue, à présent, la région autonome du Tibet a comparativement moins d'autonomie que les autres régions, sans parler des provinces. Il faut donc que le Tibet obtienne un traitement spécial et qu'il obtienne plus d'autonomie à l'instar des zones économiques spéciales. Nous devons recourir à des politiques particulières pour traiter les caractéristiques particulières qui se sont manifestées tout au long de l'histoire. »

Sur la vérité historique du film Sept ans au Tibet (1998)[modifier | modifier le code]

Interrogés en 1998 à propos du film de Jean-Jacques Annaud Sept ans au Tibet, Ngabo Ngawang Jigmé et un de ses fils déclarèrent que les événements dépeints dans le film sont totalement fictifs et n'ont rien à voir avec ceux relatés par Heinrich Harrer dans son livre autobiographique Sept ans d'aventures au Tibet. Ainsi, selon le fils, ce dernier ne fut jamais confronté aux troupes chinoises, puisqu'il quitta Lhassa bien avant l'entrée de l'Armée populaire de libération dans la ville. Selon Ngabo Ngawang Jigmé, seul un détail est proche de la réalité, l'Autrichien a appris l'anglais au dalaï-lama[89].

Sur la question de l'indépendance du Tibet[modifier | modifier le code]

Selon le conseiller d'ambassade de la RPC Hong Xiaoyong, pour Ngabo Ngawang Jigmé, la « prétendue indépendance du Tibet » n'existait pas avant le XXe siècle et a été inventée de toutes pièces par des gens ayant des arrière-pensées[90].

Sur l'ancienne société[modifier | modifier le code]

Ngabo Ngawang Jigmé rapporte que l'on disait que la société tibétaine du milieu du XXe siècle avec ses serfs et ses aristocrates était une société au bord de l'effondrement, si l'on en croit cette citation rapportée par les sources chinoises : « Tout le monde est d'avis que si le Tibet continue ainsi, les serfs auront tous péri dans un proche avenir et les aristocrates ne pourront pas subsister non plus. Le Tibet tout entier sera détruit »[91].

Témoignage[modifier | modifier le code]

La fille de Ngabo Ngawang Jigmé, Ngapoi Tsewang, avait accompagné, âgée de 4-5 ans, son père à Pékin pour les négociations de paix. Dans un entretien publié sur le site China Tibet Online, elle le décrit comme quelqu'un sans prétention, gentil et facile à vivre, juste et honnête. On apprend qu'il fréquentait Deng Xiaoping, l'ayant rencontré dès 1951 à Chongqing lorsque celui-ci était à la tête de la région militaire du Sud-ouest[92]. Pour Ngapoi Tsewang, son père a signé l'accord en 17 points parce qu'il connaissait très bien l'histoire tibétaine et sa position était que le Tibet faisait partie de la Chine depuis le XIIIe siècle[93].

Décès[modifier | modifier le code]

Ngabo s'est éteint le 23 décembre 2009 à Pékin, à l'âge de 99 ans. Sa longévité en avait fait le doyen des Tibétains. Il était l'époux de Ngabo Tseten Dolkar (Ngapoi Cedain Zhoigar, Āpèi Cáidàn Zhuógá) (1915-2012), vice-présidente de la Fédération des femmes du Tibet[94]. Ses funérailles ont eu lieu au funérarium du cimetière révolutionnaire de Babaoshan à Pékin le 28 décembre 2009[95].

Le Comité central du Parti communiste chinois a salué en lui « un grand patriote, militant social de renom, bon fils du peuple tibétain, dirigeant exceptionnel du travail ethnique de la Chine et ami proche du PCC »[96],[97]. Le gouvernement tibétain en exil, en la personne du professeur Samdhong Rinpoché, a de son côté qualifié Ngabo Ngawang Jigme de personne « honnête et patriote » qui a fait de grands efforts pour préserver et promouvoir la langue tibétaine. « Il fut quelqu'un qui maintint l'esprit du peuple tibétain »[98].

Ainsi que le fait remarquer le journaliste Kalsang Rinchen, tant Pékin que Dharamsala paraissent attristés de la disparition du signataire de l'accord en dix-sept points. Alors que l'agence de presse Chine nouvelle (Xinhua) saluait en lui l'artisan des réformes démocratiques et de la fondation du gouvernement régional autonome, le Kashag, pour sa part, évoquait l'appel lancé en 1991 par Ngabo au gouvernement central, demandant à celui-ci d'appliquer les articles de l'accord déclarant que le statut du Tibet ne serait pas modifié[99].

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • Ngapo Ngawang Jigmei et autres, Tibet (préface de Harrison Salisbury), Hurtig Publishers, Edmonton, ou McGraw-Hill Book Company, New York, 1981, 296 p. (livre de photos)
  • On the 1959 Armed Rebellion, in China Report, 1988, vol. 24, p. 377–382
  • Grand tournant historique au Tibet, dans La Tibétologie en Chine, no 1, 1991 / A great Turn in the Development of Tibetan History, published in the first issue of the China Tibetology quarterly, Beijing, 1991)
  • On Tibetan Issues, Beijing, New Star Publishers, 1991
  • Participation au documentaire Masters of the Roof of the Wind, en tant que narrateur[100]
  • Ngapoi recalls the founding of the TAR, entretien publié sur le site chinaview, le 30 août 2005

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Obituary: Kasur Ngapo Ngawang Jigme, 23 décembre 2009, International Campaign for Tibet : « Kasur Ngapo is most well known for being the leader of the Tibetan delegation that was sent to China in 1951 to negotiate with the Chinese government ».
  2. (en) Ngapoi Ngawang Jigme 1910-2009, Tibet Sun, Dharamsala, Inde, 23 décembre 2009 : « Ngapoi Ngawang Jigme, the Tibetan general who signed the historic 17-point agreement in 1951 that affirmed Chinese sovereignty over Tibet, has died at age 99 ».
  3. (en) Senior Chinese legislator, political advisor passes away, www.chinaview.cn, 23 décembre 2009 : « Ngapoi, once a senior official of the former local government of Tibet. »
  4. Anne-Marie Blondeau et Katia Buffetrille, Le Tibet est-il chinois ?, Albin Michel, coll. Sciences des religions, 2002.
  5. (en) Wang Ruowang, A Chinese View on Self-determination for Tibetans (extrait de The Status of Tibet: Recalling a Visit to Lhasa in Tibet Through Dissident Chinese Eyes, 1998, Ed. Cao Changching and James D. Seymour, reproduit par Campagne internationale pour le Tibet : « According to the political analyst of the International Campaign for Tibet, Jigme Ngapo, the son of the former vice chairman of the Chinese National People’s Congress ».
  6. (en) Tsering Shakya, The Dragon in the Land of Snows. A History of Modern Tibet Since 1947, Columbia University Press, 1999 : « He was the illegitimate son of a nun from one of the leading aristocratic families of Tibet, Horkhang, who had acquired the surname of Ngabo by marrying a young widow of Ngabo Shape. »
  7. Michael Harris Goodman, Le Dernier Dalaï-Lama ?, p. 146
  8. (en) Tseten Dolkar, John Windsor, Girl from Tibet, Loyola University Press, 1971, (ISBN 0829402071), p. 27 : « […] he [Lhalu] was replaced by another high aristocrat, Ngabo Ngawang Jigme, a descendant of one of our early kings. »
  9. (en) Gary Wilson, It was no Shangri-La: Hollywood Hides Tibet's True History, in Workers World Newspaper, December 4, 1997 : « (...) a descendant of Tibetan kings. »
  10. Ngapoi Ngawang Jigme 1910 - 2009, Tibet Sun, 23 December 2009.
  11. Jacques de Goldfiem, Personnalités chinoises d'aujourd'hui, Éditions L'Harmattan, 1989, en part. pp. 189-190 (notice BnF no FRBNF35058392).
  12. Yangzom Brauen, Across Many Mountains, p. 43
  13. (en) Senior Chinese legislator, political advisor passes away, op. cit. : « Ngapoi, once a senior official of the former local government of Tibet. »
  14. (en) Ngapoi Ngawang Jigme, « A stagnant society on the edge of collapse »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Illustrated White Paper: Fifty Years of Democratic reform in Tibet, Beijing : « once a Galoin (cabinet minister) of the former local government of Tibet ».
  15. (en) Ngapo Ngawang Jigme, 1910-2009, tibetinfonet.net
  16. a et b (en) Bhuchung D. Sonam, Ngabo — Yes Tibetan, No Patriot, Phayul.com, 26 décembre 2009
  17. Tsering Shakya, Dragon In The Land Of Snows: The History of Modern Tibet since 1947, p. 66-68
  18. (en) Sam van Schaik, Tibet: A History, 2011, p. 208 : « Though Ngapo had served in Kham before,he was not happy at being sent back just now. His adoptive father had died defending Chamdo against Liu Wenhi, and it looked as though another Chinese invasion was looming. »
  19. (en) Jasper Becker, Interview with Ngapoi Ngawang Jigme, in South China Morning Post, 2 avril 1998, reproduit sur le site World Tibet News : « Jigme described how when he arrived at the front he found chaos. There were six regiments of troops, each with 300 soldiers, more than 10,000 militia and no food supplies. "Local people lived in unbearable bitterness and many had run out of food," Jigme recalled and said that is why he decided to commanded the militia troops to disband. »
  20. Jasper Becker, op. cit. : « Jigme's main defence is that in 1950 resistance to the Chinese Communists was futile. "Before I was sent to Kamdo (Eastern Tibet), I told that I would only go there for peaceful negotiations since fighting the Communist Party is in vain. It is impossible to fight. The Nationalists had an eight million strong army with the full backing of America. It was still defeated," Jigme said. »
  21. Jasper Becker, op. cit. : « he insists that he even had the backing of Lhasa to open negotiations ».
  22. Robert Ford, Tibet rouge : capturé par l'armée chinoise au Kham, Olizane, 1999, p. 147 (ISBN 2-88086-241-8).
  23. Sam Van Schaik, op. cit., p. 211.
  24. Puncog Zhaxi, La libération pacifique du Tibet comme je l'ai vécue, in Jianguo Li (ed.), Cent ans de témoignages sur le Tibet : reportages de témoins de l'histoire du Tibet, 2005, 196 p., pp. 72–82, en part. p. 72.
  25. Gary Wilson, op. cit. : « The People's Liberation Army advanced into the Chamdo area (...). In Chamdo, the PLA was confronted by the Tibetan Army, sent there by the Dalai Lama. (...). It was not much of a battle. Many of the Tibetan Army soldiers – serfs forced into service by the nobility – went over to the side of the PLA ».
  26. (en) Ken Herold, Tibet and the United States of America : An Annotated Chronology of Relations Since 1900, Internet Edition, 2008 : « Indian agent in Lhasa, S. Sinha, says Dalai Lama still in Lhasa and that Chamdo was taken with help from deserting Tibetan troops ».
  27. Patrick French, Tibet, Tibet, une histoire personnelle d'un pays perdu, traduit de l'anglais par William Oliver Desmond, Albin Michel, 2005, p. 197.
  28. Kim Yeshi, Tibet. Histoire d'une tragédie, Édition La Martinière, février 2009, (ISBN 978-2-7324-3700-2), p. 69.
  29. (en) Samten G. Karmay, Authenticating Tibet: Answers to China's 100 Questions, ed. Anne-Marie Blondeau, Katia Buffetrille, p. 58
  30. Robert Ford, op. cit., p. 154,
  31. (en) Sumit Ganguly, The Kashmir Question: Retrospect and Prospect, p. 156
  32. Sam Van Schaik, op. cit., p. 212.
  33. (en) Gary Wilson, op. cit. : « Ngapo Ngawang Jigme expected death as the normal outcome of defeat. The PLA surprised him by treating him well and giving him long lectures on the New China's policies toward minor nationalities, such as Tibetans. He liked what he heard. »
  34. a b c et d Laurent Deshayes, Histoire du Tibet, 1997, Fayard, pp. 323 et 325.
  35. (en) Claude Arpi, Born in Sin: The Panchsheel Agreement, 2004, (ISBN 817099974X), p. 34 : : « Ngabo Ngawang Jigme, who had just been released after a short period of indoctrination. He had been re-baptized 'Vice-Chairman of the Chamdo Liberation Committee'. »
  36. (en) Department of Information and International Relations, ‘Agreement on Measures for the Peaceful Liberation of Tibet’ or the ‘17-Point Agreement’ Context and Consequences, Dharamsala - 2001 : « But more importantly, we should remember that Ngabo was a prisoner of war when he left Chamdo for Beijing to participate to the talks. »
  37. Gary Wilson, op. cit. : « Within a year, Ngapo Ngawang Jigmé was the deputy commander-in-chief for the PLA forces in Tibet. He became a leader not only of Tibet but also the Chinese Communist Party ».
  38. Sam Van Schaik, Tibet. A History, 2011, p. 214 : « When the messengers arrived in Lhassa there was much debate about Ngapo's letter, with some ministers wanting to continue the fight, but in the end the majority argued for peaceful negotiations. They decided that Ngapo would head a team of negotiators who shoukd travel straight away to Beijing. »
  39. (en) Ngapoi recalls the founding of the TAR, www.chinaview.cn, 2005-08-30 : « In late April 1951, I headed the delegation of the local government of Tibet, known as the Gaxag, to Beijing for negotiations with the Central Government on the peaceful liberation of Tibet. »
  40. (en) Melvyn C. Goldstein, A History of Modern Tibet - The Demise of the Lamaist State: 1912-1951, University of California Press, 1989, p. 813.
  41. (en) Heinrich Harrer, Seven Years in Tibet, with a new epilogue by the author. Translated from the German by Richard Graves. With an introduction by Peter Fleming, First Tarcher/Putnam Hardcover Edition, 1997 (ISBN 0-87477-888-3) : « I learned that the Chinese had not advanced any farther and were now calling on the Tibetan government to come to Peiping and negotiate a settlement. The Dalai Lama and the government concluded that it would be good policy to accept te invitation, and a delegation with plenary powers was dispatched ».
  42. (en) Melvyn C. Goldstein, A History of Modern Tibet - The Calm before the Storm: 1951-1959, University of California Press, 2007, p. 87, pp. 96, note 32.
  43. (en) Melvyn C. Goldstein, A History of Modern Tibet - The Demise of the Lamaist State: 1912-1951, University of California Press, 1989, pp. 758-759.
  44. Melvyn C. Goldstein, A History of Modern Tibet - The Calm before the Storm: 1951-1959, op. cit., p. 87, pp. 95-98.
  45. Tenzin Gyatso, Au loin la liberté, Fayard 1990, Livre de poche 1993, pp. 203-204 (ISBN 225306498X).
  46. (en) Vijay Kranti, Loosing distinction between a ‘traitor’ and patriots, sur le site phayul.com, 30 décembre 2009 et Ngabo : 'Traitor' or a 'Patriot' - Part-2, 28 janvier 2010.
  47. Anne-Marie Blondeau, Le Tibet est-il chinois ?, Albin Michel, 2002, (ISBN 2-226-13426-3), p. 101 : « accord signé le 23 mai 1951 sur l'attestation trois fois répétée de Ngapo qu'il avait plein pouvoir pour le faire, ce qui n'était pas le cas (comme il devait le reconnaître lui-même en 1989). »
  48. Puncog Zhaxi, La libération pacifique du Tibet comme je l'ai vécue, dans Jianguo Li, Cent ans de témoignages sur le Tibet : reportages de témoins de l'histoire du Tibet, 2005, 196 p., pp. 72-82, en part. p. 72.
  49. Tsering Shakya, The genesis of the Sino-Tibetan agreement of 1951, In: Alex McKay: The History of Tibet – The Modern Period: 1895–1959. The Encounter with Modernity. Routledge 2003, (ISBN 0415308445), p. 601
  50. (en) Woeser, Ngapo Ngawang Jigme: The Death of an Historical Figure".
  51. (en) Transcript of Video-Conference with His Holiness the Dalai Lama and Chinese Activists, site du dalaï-lama, 20 janvier 2011 : « After the signing of the Agreement, when I met Ngabo in Lhasa, he told me that they were compelled to sign that Agreement because, had they refused to sign, it would have resulted in an ‘armed liberation’ of Tibet. Thus, he felt that a ‘peaceful liberation’ was better than an 'armed liberation’. He, however, also said that when they signed the Agreement, even though they were carrying the Chamdo governor’s official seal, they did not use it. They instead had to use a forged seal provided by the Chinese government. »
  52. (en) Melvyn C. Goldstein, A History of Modern Tibet, vol. 2: A Calm before the Storm, 1951-1959, op. cit., pp. xiii-xiv : « subjects [interviewed] included important Tibetans such as the Dalai Lama, Ngabo, Lhalu, and Takla (Phuntso Tashi) ».
  53. (en) Melvyn C. Goldstein, A History of Modern Tibet"", vol. 2: A Calm before the Storm, 1951-1959, op. cit., pp. 106-107 : « The Chinese did make new seals for the Tibetans, but these were just personal seals with each delegate's name carved on them. Other than this, there were no forged government seals. Part of the confusion derives from the fact that Ngabo had in his possession the seal of the governor of Eastern Tibet but chose not to use it. That seal, however, was not the official seal of the Tibetan government, so not using it did not lessen the validity of the agreement. »
  54. Note : Tsarong Dzasa sera capturé par les Chinois en mars 1959, il est mort peu de temps après dans une prison de Lhassa
  55. (en) Melvyn C. Goldstein, A History of Modern Tibet - The Calm before the Storm: 1951-1959, University of California Press, 2007, p. 87, p. 190-191 : « Nevertheless, although the Kashag ministers believed that Tibet could no longer remain unchanged, the dominant attitude was that they should try to slow the process of change, for example, by implementing changes slowly over a long period. (...) Most ministers felt like Lhalu; however, some, such as Ngabö and Shasur, were in favor of working more closely with the Chinese and quickly undertaking reforms.(...) there were a few others who had very modern and progressive ideas. In particular, a small number of elite Tibetans genuinely favored working closely with the Chinese to implement the agreement and modernize Tibet. They were intellectually committed to change regardless of whether the Chinese were there and saw the coming of the Chinese as a way to accomplish this. Well-known officials and figures in this camp included Shölkang Jedrung, Ngabö, Tsögo, Kumbela, Samling, Sursur Dzasa, Tshatru Rimpoche, Gyentsen Phüntso, Horkhang, Thangbe, Jija (Tashi Dorje), and Canglocen. They were, in a sense, a continuation of a movement for reform and change that began in the period after the failed Simla Convention in 1914, when a group of young aristocratic officers led by Tsarong realized that some day Tibet would have to face a serious Chinese threat so sought to create a modern and effective army. They had been thwarted by clerics and conservative aristocrats who (in the middle 1920s) persuaded the 13th Dalai Lama that they were a threat to his rule and to religion, since they were too enamored with British secular ideas. The 13th Dalai Lama dismissed or demoted them all. ».
  56. (en) Robert Barnett, Symbols and Protest. The Iconography of Demonstrations in Tibet, 1987-1990, in Resistance and reform in Tibet, Indiana University Press, 1994, p. 255 (ISBN 0253311314) : « He is in any case ambiguous about the value of the reforms and notes that in 1956 ‘the central authorities decided that democratic reforms would not be introduced for at least six years’ (China Tibetan Studies, n 2, 1988, cited in 100 Questions on Tibet, op. cit., p. 116). Ngapo also gives details of Premier Zhou Enlai’s personal promise to him and to the Dalai Lama in 1956 that there would be no reforms before 1962 at the earliest. He later criticises the extent of the reforms and notes that Mao told him once ‘that it was wrong to form co-operatives then in Tibet’ ».
  57. Heinrich Harrer, Retour au Tibet, Édition Arthaud, 1985, pp. 27-28-254.
  58. (en) Robert Barnett, Beyond the Collaborator - Martyr Model: Strategies of Compliance, Opportunism, and Opposition within Tibet, pp. 25-66, in Barry Sautman, June Teufil Dreyer (eds.), Contemporary Tibet: Politics, Development, and Society in a Disputed Region, M. E. Sharpe, 2006, 360 p., pp. 25-66, en part. p. 56, note 31 : « Even Heinrich Harrer, who had strong views on collaboration, concedes of Ngapö in his second book that "one should not conceal some positive aspects of the activity of collaborators" [...] (Harrer, 1984, 19, 75). »
  59. Heinrich Harrer, Return to Tibet. Tibet After the Chinese Occupation, translated from the German by Ewald Osers, Jeremy P. Tarcher/Putnam, New York, NY, 1998 (version électronique, 124 p., p. 14) : « To do them justice, one should not conceal some positive aspects of the activity of collaborators. Tibetans told me that some time previously Ngabo made a trip to Lhasa from Peking, where he now lives as Tibet's representative, and requested to be shown a Lhasa school. On discovering that all the pupils were Chinese, he used his influence to ensure that Tibetan children could attend that school as well. It is to be hoped that, even in the minds of collaborators, love of Tibet and a sense of belonging to the Tibetan people have not entirely vanished. »
  60. (en) Melvyn C. Goldstein, The Snow Lion and the Dragon, version en ligne ; « The dire food problems of the Chinese led Ngabö to push successfully for one interesting innovation in Lhasa - the creation of a subcommittee of the Kashag whose mission was to deal effectively with matters concerning the arrangements and accomodations of the Chinese, including food for the PLA. »
  61. (en) Melvyn C. Goldstein, A History of Modern Tibet, vol. 2, The Calm Before the Storm: 1951-1955, Asian Studies Series, Édition illustrée, University of California Press, 2007, 639 p. : « Point 2 stated, "The local government shall actively assist the people's Liberation Army to enter Tibet." Point 16 more explicitly stated, "The local government of Tibet will assist the People's Liberation Army in the purchase and transport of food, fodder, and other daily necessities." »
  62. Michael Harris Goodman, Le Dernier Dalaï-Lama ?, p. 227
  63. Ann Riquier, La légende des Karmapas, Plon, 2000, 217 p., (ISBN 2-259-19308-0), p. 93
  64. Tenzin Gyatso, Ma terre et mon peuple, p. 180-181
  65. Tenzin Gyatso, Ma terre et mon peuple, p. 191-192
  66. (en) Melvyn C. Goldstein, A History of Modern Tibet, vol. 2, The Calm before the Storm: 1951-1955, op. cit., chap. 22, p. 547 : « On the Tibetan government's side, a reform organization headed by Ngabo was begun. He was not only the Kashag minister most trusted by the Chinese but also the one the most trusted by the Dalai Lama, who frequently discussed political issues with him privately and who himself was in favour of reforms and modernization for Tibet. In 1953-1954, therefore, the Tibetan government's Reform Assembly crafted new laws reforming interest rates, old loans, and the administration of counties ».
  67. (en) Who's Who in China's Leadership China Internet Information Center.
  68. (en) « Ministry of National Defense - The People's Republic of China »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 6 mai 2013).
  69. (en) White Paper 1998: New Progress in Human Rights in the Tibet Autonomous Region, February 1998, sur le site Permanent Mission of the People's Republic of China to the UN.
  70. (en) Ngapoi Ngawang Jigme passes away at 100, op. cit. : « 1959-1964: Vice-chairman of CPPCC National Committee, vice-chairman of Preparatory Committee of Tibet Autonomous Region, and member of National Defense Council ».
  71. Gilles Van Grasdorff, Panchen Lama, otage de Pékin, Ramsay, 1999, p. 260 (ISBN 2-84114-283-3).
  72. (en) Ngapoi Ngawang Jigme passes away at 100, op. cit. : « 1964-1965: [...] acting chairman of (the) Preparatory Committee of (the) Tibet Autonomous Region ».
  73. Note : Xie Fuzhi était le ministre de la Sécurité publique de la république populaire de Chine entre 1959 et 1972.
  74. 1965: Célébration de la fondation de la région autonome du Tibet, sur le site French.CHINA.ORG.CN.
  75. (en) India: Tibet Autonomous Region part of China, The Tribune, 25-06-2003.
  76. Tsering Woeser, Mémoire interdite. Témoignages sur la Révolution culturelle au Tibet, page 206, traduit par Li Zhang & Bernard Bourrit, éd. Gallimard.
  77. (en) Ngapoi Ngawang Jigme passes away at 100, op. cit. : « 1979-1981: [...] chairman of (the) NPC Ethnic Affairs Committee [...], 1981-1983: [...] chairman of (the) NPC Ethnic Affairs Committee [...], 1983-1993: [...] chairman of (the) NPC Ethnic Affairs Committee ».
  78. Laurent Deshayes, Histoire du Tibet, Fayard, 1997, p. 352.
  79. Visite de Hu Yaobang au tibet en 1980.
  80. (en) Colin Mackerras, Amanda Yorke, The Cambridge Handbook of Contemporary China 1991, Cambridge University Press, 1991, (ISBN 0-521-38755-8), p. 100.
  81. (en) Himalayan Waves Trekking « Copie archivée » (version du 14 juin 2009 sur l'Internet Archive), Flora and fauna : « The Tibetan Wildlife Protection Association was established in 1991, with Ngapoi Ngawang Jigme as its honorary president ».
  82. Septièmes rapports périodiques que les États devaient présenter en 1995 : Chine. 30/O9/96, Additif république populaire de Chine. Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale. CERD/C/275/Add.2 30 septembre 1996.
  83. (en) Body of senior Chinese legislator, political advisor cremated in Beijing, China View, December 28, 2009 : « He was also president of the China Association for Preservation and Development of Tibetan Culture ».
  84. a et b Bruno Philip, Ngapo Ngawang Jigme, homme politique tibétain, Le Monde, 1er janvier 2010.
  85. His Eminence Jamgon Kongtul Rinpoche
  86. Ouvrage collectif Anne-Marie Blondeau et Katia Buffetrille, Le Tibet est-il chinois ?, Albin Michel, coll. Sciences des religions, 2002, page 357 et 358 (avec comme source initiale : Tséring Shakya, The Dragon and the Land of Snows. A History of Moderne Tibet since 1947, Londres, Pimloco 1999) (ISBN 2226134263).
  87. (en) Lodi Gyari, 'Seeking unity through equality', Himal, January 26, 2007, reproduit sur le site phayul.com : « The Tibetans have the legitimate right to seek special status, as can be seen in the following quote by Ngapo Ngawang Jigme. He is the most senior Tibetan in China’s hierarchy who, by virtue of his position, has endorsed many of China’s views on Tibet. In 1988 he said: "It is because of the special situation in Tibet that in 1951 the 17-Point Agreement on the Peaceful Liberation of Tibet, between the central people’s government and the local Tibetan government, came about. Such an agreement has never existed between the central government and any other minority region. We have to consider the special situation in Tibetan history while drafting policies for Tibet in order to realise its long-term stability. We must give Tibet more autonomous power than other minority regions. In my view, at present, the Tibet Autonomous Region has relatively less power of autonomy compared with other autonomous regions, let alone compared with provinces. Therefore Tibet must have some special treatment and have more autonomy like those special economic zones. We must employ special policies to resolve the special characteristics which have pertained throughout history." »
  88. (en) When did Tibet come within the sovereignty of China?, by Apei Awang Jinmei (Ngapo Ngawang Jigme), History of the Tibet Communist Party, Volume 3, 1988 (General Series No. 21), published in translation in Background Papers on Tibet, Tibet Information Network, London; 1992 : « It is because of the special situation in Tibet that in 1951 the Seventeen Point Agreement on the Peaceful Liberation of Tibet, between the central people's government and the local Tibetan government, came about. Such an agreement has never existed between the central government and any other minority regions. We have to consider the special situation in Tibetan history while drafting policies for Tibet in order to realise its longterm stability. We must give Tibet more autonomous power than other minority regions. In my view, at present, Tibet Autonomous Region has relatively less power of autonomy compared with other autonomous regions, let alone compared with provinces. Therefore Tibet must have some special treatment and have more autonomy like those special economic zones. We must employ special policies to resolve the special characteristics which have pertained throughout history. »
  89. (en) Jasper Becker, Interview with Ngapoi Ngawang Jigme, in South China Morning Post, 2 avril 1998, reproduit sur le site World Tibet Network News ; « Both he and his son agree that the events portrayed in the film are completely fictitious and bear no resemblance to the book by Heinrich Harrer (...) Jigme said: (...) Only one of the details is close to the truth - that Harrer taught the Dalai Lama English (...) His son is far blunter. (...) Harrer never saw the Chinese troops, he left Tibet long before the PLA entered ».
  90. (en) Hong Xiaoyong, China Did Well by Tibet', The Straits Times (Singapour), 23 avril 2008, reproduit sur le site AsiaoneNews : « As the now 98-year-old Ngapoi Ngawang Jigme has said: 'So-called 'Tibet independence' had never existed before the 20th century. It was fabricated by people with ulterior motives' ».
  91. (en) Illustrated White Paper – Fifty Years of democratic Reform in Tibet, site CHINAdaily, 2 mars 2009 : « Plenty of evidence has demonstrated that by the middle of the 20th century the feudal serfdom of theocracy was beset with numerous contradictions and plagued by crises. Serfs petitioned their masters for relief from their burdens, fled their lands, resisted paying rent and corvée labor, and even waged armed struggle. Ngapoi Ngawang Jigme, once a Galoin (cabinet minister) of the former local government of Tibet, pointed out that "All believe that if Tibet goes on like this the serfs will all die in (the) near future and the aristocrats will not be able to live either. The whole of Tibet will be destroyed" », citation tirée de Ngabo Ngawang Jigme, A Great Turn in the development of Tibetan History, in China Tibetology Quarterly, Beijing, issue 1 of 1991.
  92. (en) Ngapoi Ngawang Jigme's daughter: he had no regret, China Tibet Online, December 25, 2009 : « I was only four or five years old at that time and I didn't remember. I just knew that I came to Beijing with my parents - He's fair and square - He never put on airs to others, he's always nice and easy going - They had had contact as early as in 1951 when Deng Xiaoping (...) was head of the PLA Southwest Military Region. »
  93. (en) Ngapoi Ngawang Jigme's daughter: he had no regret, op. cit. : « Reporter: We know that it was quite a difficult procedure for signing the "17 Point Agreement". At the beginning, some separatists in Tibet wanted to split Tibet from China, and Ngapoi was the first and the only one who made a different voice. Why your father had made such decision? - Ngapoi Tsewang: Because he knows Tibetan history very well. Tibet has long been a part of China since the 13th Century. He respects this fact, that's why he holds his stand ».
  94. Colin Mackerras, Amanda Yorke, op. cit., p. 100 .
  95. (en) Funeral for Ngapoi Ngawang Jigme held in Beijing, China Tibet Online, December 29, 2009 : « Ngapoi Ngawang Jigme's funeral was held at Beijing's Babaoshan Funeral Parlor on the morning of décembre 28 ».
  96. (en) Senior Chinese legislator, political advisor passes away, op. cit. : « a great patriot, renowned social activist, good son of Tibetan people, outstanding leader of China's ethnic work and close friend of the CPC ».
  97. Décès du grand patriote tibétain Ngapoi Ngawang Jigme, Le Quotidien du Peuple en ligne, 24 décembre 2009.
  98. (en) Kalsang Rinchen, United by Ngabo's death, Dharamsala and Beijing mourns, 5 décembre 2009, sur le site Phayul.com : « The exile Tibetan government’s cabinet headed by Prof. Samdhong Rinpoche called him “honest and patriotic” saying that he made great efforts along with [the] Panchen Lama, to preserve and promote [the] Tibetan language. “In short, he was someone who upheld the spirit of the Tibetan people” ».
  99. (en) Kalsang Rinchen, op. cit. : « [the] Chinese state run news agency Xinhua hailed him for ushering in “major milestones in Tibet, such as the democratic reforms and the founding of the Autonomous Regional Government”, while the exile Tibetan government remembered him for calling on the Central Government in 1991 “to implement articles of the 17-point Agreement in general and specifically those articles which state that Tibet's political status will not be changed” ».
  100. (en) Source : « Films and videos in Tibet »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 6 mai 2013), maintained by A. Tom Grunfeld.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Shakya Tsering, The Dragon in the Land of Snows. A History of Modern Tibet Since 1947, Londres, Columbia University Press, (ISBN 978-0-7126-6533-9)
  • (en) Melvyn Goldstein : A History of Modern Tibet, Volume 2: The Calm Before the Storm: 1951-1955, University of California Press 2007 (ISBN 978-0520249417)
  • (en) Anna Louise Strong, Tibetan Interviews, New World Press, Peking, 1959 (comporte le récit de la bataille de Chamdo par Ngapoi Ngawang Jigmé et les conversations de celui-ci avec l'auteur)
  • Puncog Zhaxi, La libération pacifique du Tibet comme je l'ai vécue, in Jianguo Li (sous la direction de), Cent ans de témoignages sur le Tibet : reportages de témoins de l'histoire du Tibet, 2005, 196 p.
  • Li Jianxiong, Ngapoi Ngawang Jigme, China Tibetology Publishing House, April 2004
  • (bo) Lhagpa Phuntshogs, ང་ཕོད་ཎགག་དབང་ʼཇིགས་མེད, Pékin, 中国藏学出版社,‎ (ISBN 9787800574627, OCLC 234643882)

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