Newars

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Fillettes newar lors d'une cérémonie de mariage Bel[1]

Les Newars (nepalbhasha : नेवा, Newa or Newah, Nepal Bhasa ancien : नेवार Newar, नेवाल Newal) sont les premiers habitants de la vallée de Katmandou au Népal. Ils parlent le néwar, également appelé nepālbhāsha, une langue tonale asiatique du groupe tibéto-birman de la famille des langues sino-tibétaines.

Les Newars sont environ 1,2 million d'habitants. Ils sont majoritairement agriculteurs, commerçants et artisans ; depuis ces dernières décennies l'industrie prend son essor.

Religion[modifier | modifier le code]

D'après le recensement de 2001, 84,13 % des Newars sont hindous et 15,31 % sont bouddhistes. Il existait une petite communauté musulmane à la fin du XIVe siècle, après que le shah du Bengale Chamssoudine (bengali : শামসুদ্দীন ইলিয়াস শাহ) ait fait détruire plusieurs sites dans la vallée de Katmandou, et que la dynastie Malla les a laissé continuer leur culte.

Activités économiques[modifier | modifier le code]

commerçants Newars à Lhassa (Tibet) dans les années 1940.

Pendant des siècles, les Newars ont fait des échanges entre le nord de l'Inde et le Tibet, en Chine.

Au début de la période Malla (1100-1480), des grandes routes de commerce, contrôlées par les Newars, existaient déjà avec le Tibet (Humla, Mustang, Kyirong, Khasa, Wallanchung (Walanchun Gola?) et dans la direction de l'Inde, vers Dhulikhel, Dolakha, Bhojpur, Ilam, et Darjeeling[2].

Des produits manufacturés localement étaient vendus au Tibet. Le riz est aussi une denrée exportée. Le transport se faisait alors à dos de mules au travers des sentiers de montagne. Depuis le XVIIIe siècle, les Néwars se sont établis tout autour du Népal, implantant des bourgs. Ils y sont connus comme fabricants de bijouteries et pour leurs établissements de magasins. Aujourd'hui ils sont engagés dans les secteurs de l'industrie moderne, des affaires et du secteur des services[3],[4].

L'Expédition militaire britannique au Tibet (1903-1904), dirigée par Francis Younghusband fit prendre un avantage à l'Empire britannique, et les Néwar perdent en 1908 leur positions avantageuses sur le marché de Lhassa[5].

Personnalité newar[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) M. R. Allen, Girls' Pre-Puberty Rites among the Newars of Kathmandu Valley, Sydney, 1977
  2. (Lewis 1990, p. 169)
  3. (Hamilton 1819, p. 232)
  4. Todd T. Lewis, « Buddhism, Himalayan Trade, and Newar Merchants », sur Buddhist Himalaya: A Journal of Nagarjuna Institute of Exact Methods (consulté le 5 décembre 2013)
  5. (Lewis 1990, p. 172)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Commerçants néwaris[modifier | modifier le code]

  • Gérard Toffin et Lucette Boulnois, « Poudre d'or et monnaies d'argent au Tibet (principalement au XVIIIe siècle », Revue française d'histoire d'outre-mer, t. 75, no 279,‎ , p. 258 (lire en ligne)
  • Gisèle Krauskopff et Marie Lecomte-Tilouine, Célébrer le pouvoir. Dasai, une fête royale au Népal, Paris, CNRS : Ed. de la Maison des sciences de l'homme, coll. « Chemins de l'ethnologie », , 366 p. (ISBN 2-271-05321-8, ISSN 1257-9947, notice BnF no FRBNF35848811)
  • (en) Todd T. Lewis, « Himalayan frontier Trade: Newar diaspora merchants and buddhism », dans Proceedings of the international Seminar on the Anthropology of Tibet and the Himalaya, Université de Zurich, , 165-178 p. (lire en ligne)

Art bouddhique des Néwars[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Un jour à Panaoti, film de Daniel Cavillon, CNRS images, Meudon, 2012, 23 min

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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