New Weird America

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New Weird America est le nom donné pour décrire un sous-genre de musique indépendante et psychédélique, la plupart du temps de la folk psychédélique, de la fin du XXe siècle et du début du XXIe.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

La création de ce nom est habituellement attribuée à David Keenan dans le numéro d'aout 2003 de la revue The Wire, à la suite du Free Folk Festival de Brattleboro, organisé par Matt Valentine et Ron J. Schneiderman[1],[2],[3],[4],[5],[6]. Il s'agit d'un jeu de mot fait par le critique musical Greil Marcus à partir de l'expression "Old Weird America" tirée de son livre Invisible Republic, dans lequel il traite de l'héritage culturel de Bob Dylan et de son entourage, tout en le reliant aux artistes de folk d'avant la Seconde Guerre Mondiale, mentionnés dans l'Anthologie de la Musique Folk Américaine de Harry Everett Smith

Genre musical[modifier | modifier le code]

Le style de musique dénommée New Weird America provient particulièrement de groupes de rock et de folk psychédéliques des années 1960 et 1970, y compris le groupe américain Holy Modal Rounders et des groupes anglais et écossais, tels que Pentangle, The Incredible String Band, Donovan, et Comus[6]. Ce mouvement trouve aussi son inspiration dans des sources aussi disparates que le heavy metal, le free jazz, la musique électronique, la musique bruitiste, différentes musiques ethniques, la musique concrète, la tropicália et la musique folk américaine du début et de la moitié du XXe siècle. 

Une autre source importante d'inspiration est la Outsider music, généralement jouée par des musiciens techniquement naïfs et/ou marginaux sociaux, tels que The Shaggs, Roky Erickson, et Jandek.

Il existe d'autres possibilités de classification très similaires esthétiquement, à savoir le rock psychédélique, la folk psychédélique, le freakbeat, et le freak folk.

Cette musique a été largement traitée dans les pages du magazine Arthur, dans lequel ont été publiés des articles de fond portant sur Devendra Banhart, Joanna Newsom, CocoRosie, Animal Collective, et Six Organs of Admittance. Le magazine a aussi publié un album de compilation The Golden Apples of the Sun en avril 2004 et organisé un festival, le ArthurFest en 2005 et le ArthurBall en 2006, au cours desquels nombre d'artistes de la mouvance ont fait une apparition.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chris Dodge, « Folk Music's New Genre Benders », Utne Reader,‎ march–april 2004 (lire en ligne)
  2. Amanda Petrusich, « It Still Moves: Lost Songs, Lost Highways, and the Search for the Next American Music », Pitchfork, (consulté le 29 mars 2012)
  3. David Maddox, « Entrance's archival sound serves resistance, not historical re-creation », Arts, Nashville Scene,‎ (lire en ligne)
  4. Joe Gross, « Weird as folk », Austin American-Statesman,‎
  5. Ron Hart, « Sunburned Hand of the Man, "Fire Escape" » [archive du ], Billboard, (consulté le 27 mai 2008)
  6. a et b James Rutledge, « Joanna Newsom and the New Weird America », BBC, (consulté le 4 novembre 2008)