Neuf jours d'une année

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Neuf jours d'une année
Titre original Девять дней одного года
Réalisation Mikhaïl Romm
Scénario Daniil Khrabrovitski
Mikhaïl Romm
Acteurs principaux
Pays d’origine URSS
Genre drame
Durée 111 minutes
Sortie 1962


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Neuf jours d'une année (en russe : Девять дней одного года) est un film soviétique réalisé par Mikhaïl Romm et sorti en 1962.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Deux jeunes savants atomistes, Dmitri et Ilya, effectuent des recherches dans le domaine de la physique nucléaire. Éternels amis, ils sont néanmoins rivaux en amour. Dmitri épouse Lelia. Celle-ci s'aperçoit combien il est difficile de vivre heureuse avec un homme très absorbé par son travail. Au cours d'une expérience importante, Dmitri est irradié et tombe gravement malade. Une opération chirurgicale risquée est envisagée : sauvera-t-elle le physicien ?

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Récompense[modifier | modifier le code]

Commentaire[modifier | modifier le code]

« Il y avait neuf ans que je n'avais pas fait de film. (...) Je voulais entreprendre quelque chose de nouveau, et aussi, comme j'avais, à ce moment-là, déjà soixante et un ans, je voulais absolument faire un film plus jeune que moi, car le cinéma est un art de jeunesse », confiait Mikhaïl Romm à Michel Cournot (Le Nouvel Observateur, 1965). « Je pris comme personnages des physiciens, mais, dans mon esprit, Neuf jours d'une année devait mettre en images toutes les questions qui inquiètent le plus de gens. (...) le Conseil du studio craignait un film tragique, très sombre qui ne serait pas compris par le grand public. (...) Notre cinéma n'est pas très maniable. Il est un peu lourd. La légèreté est parfois nécessaire à l'art », ajoutait-il.

Sur un thème profondément actuel, et longtemps demeuré tabou, Romm réalise un des meilleurs films de la période de déstalinisation. Le scénario est d'ailleurs l'œuvre de Daniil Khrabrovitski, scénariste de Ciel pur de Grigori Tchoukhraï, autre témoignage de la "nouvelle vague" soviétique des années soixante. Pour Marcel Martin, Neuf jours d'une année « est une remarquable profession de foi humaniste à propos des problèmes de conscience d'un physicien nucléaire déchiré entre ses dangereuses activités professionnelles et sa vie sentimentale, également tourmenté par ses responsabilités de savant travaillant à la mise au point de la bombe atomique. (...) » [1].

« Voici un film qui respire librement et qui engage les Soviétiques à sourire. Autrefois, les gens de l'URSS (tels du moins qu'ils étaient présentés au cinéma) étaient sérieux, ou riaient aux éclats. Ici, les gens apprennent à sourire, c'est-à-dire à vivre », soulignait, à l'époque, Ado Kyrou[2].

Lien externe[modifier | modifier le code]

(en) Neuf jours d'une année sur l’Internet Movie Database

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (in : Dictionnaire du cinéma, Éditions Larousse)
  2. (in : Positif, juin 1963)