Nerville-la-Forêt

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Nerville-la-Forêt
Place de la Mairie, rue Saint-Claude.
Place de la Mairie, rue Saint-Claude.
Blason de Nerville-la-Forêt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton L'Isle-Adam
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée de l'Oise et des Trois Forêts
Maire
Mandat
Philippe Van Hyfte
2014-2020
Code postal 95590
Code commune 95445
Démographie
Gentilé Nervillois, Nervilloises
Population
municipale
686 hab. (2014)
Densité 103 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 05′ 00″ nord, 2° 17′ 00″ est
Altitude 118 m (min. : 65 m) (max. : 194 m)
Superficie 6,68 km2
Localisation

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Nerville-la-Forêt

Nerville-la-Forêt est une commune française du Val-d'Oise située à l'orée de la forêt de L'Isle-Adam à environ 30 km au nord de Paris. Elle domine la petite vallée du ru de Presles, à flanc de coteau de la forêt de Carnelle.

Ses habitants sont les Nervillois(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est limitrophe de L'Isle-Adam, Presles, Maffliers, Montsoult et Villiers-Adam.

Communes limitrophes de Nerville-la-Forêt[1]
Presles
L'Isle-Adam Nerville-la-Forêt[1] Maffliers
Villiers-Adam Montsoult

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Nigra Villa (sans date), puis Nerviller, et enfin Nerville depuis 1698[réf. nécessaire].

Albert Dauzat et Charles Rostaing[2] rejettent un hypothétique Nigra villa, mauvaise latinisation donnée par certains commentateurs. Ernest Nègre n'explique pas ce nom de lieu, probablement parce qu'il n'en connaît pas l'origine.

Il s'agit d'une formation médiévale en -ville, au sens ancien de « domaine rural », précédé d'un nom de personne germanique, de manière probable, puisque c'est le cas pour plus des trois quarts des formations toponymiques en -ville.

En outre, le premier élément ne peut pas être l'ancien français neire (< NIGRA), puisqu'il aurait régulièrement abouti à « noire » dans le domaine francien : on aurait donc *Noirville, comme Noirpalu (Manche, de Nigra Palude), Noirterre (Deux-Sèvres, Nigra Terra 1225) ou Noirval (Ardennes, Noireval 1387).

De manière conjecturelle, on peut y voir le nom de personne germanique Anahari (cf. Narcastet)[3] ou encore un autre anthroponyme germanique, basé sur le thème Nerb-.

Le déterminant complémentaire -la-Forêt a été ajouté en 1950[4] et se réfère à la forêt domaniale de l'Isle-Adam.

Homophonie avec Nerville, lieu-dit de la commune de La Barre-en-Ouche (Eure).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Nerville-la-Forêt

Les armes de Nerville-la-Forêt se blasonnent ainsi : De gueules au chevron d'argent accompagné en chef de deux chênes arrachés d'or et en pointe d'une gerbe de blé du même, au chef cousu d'azur semé de fleurs de lys d'or et chargé d'une mitre d'argent.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site de la commune est occupé depuis l'époque celtique, comme en témoigne la sépulture collective au lieu-dit la Justice.

La terre de Nerville, exploitée à l'origine par les charbonniers, est donnée à l'abbaye de Saint-Denis en 997 par le roi Robert II. Elle ensuite dans le domaine royal au XIIIe siècle et entre dans l'apanage de plusieurs princes du sang dont le connétable de Montmorency, le duc d'Alençon, frère d'Henri III, et le prince de Conti qui revendit le comté en 1783 au comte de Provence, futur Louis XVIII. Ancien hameau essentiellement rural et forestier de la commune de Presles, Nerville fut érigé en commune indépendante le 26 décembre 1863 et prit le nom de Nerville-la-Forêt en 1950.

En 1944, un groupe de résistants est capturé dans une ferme de la commune, qui sera incendiée. Certains d'entre eux seront exécutés au lieu dit les Quatre Chênes, en forêt de Montmorency, à Domont. Treize habitants de la commune en faisaient partie. Leurs obsèques dans la cour du château rassemblent 3 000 personnes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la juridiction d’instance, de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[5],[6].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Philippe Van Hyfte   Réélu pour le mandat 2014-2020[7],[8]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1866. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 686 habitants, en augmentation de 3,94 % par rapport à 2009 (Val-d'Oise : 3,04 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
443 384 387 383 395 421 388 383 365
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
346 315 328 333 322 298 301 256 254
1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 - -
295 478 577 749 806 660 686 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Nerville-la-Forêt ne compte aucun monument historique classé ou inscrit sur son territoire.

  • Église Saint-Claude, rue Saint-Claude : Elle fut édifiée en 1838, financée par le comte et la comtesse de Ruty en remplacement de l'ancienne chapelle. C'est un bâtiment d'une grande simplicité s'alignant avec les maisons de la rue et sans ornementations sur les façades. Les baies sont ogivales, et le chevet est à pans coupés, sans fenêtres. Les murs de la nef unique sont lambrissés, et le plafond est constitué d'une voûte plate[13].
  • Château de Nerville, 40 rue André-Commelin : Un portail monumental de style classique donne accès à la cour du château, formé de deux ailes en équerre autour d'une terrasse donnant vers le sud. Le bâtiment ne comporte pas d'étage, mais des hauts combles à la française. Le , 3 000 personnes se rassemblent dans la cour du château pour assister aux obsèques des treize otages nervillois fusillés à Domont par les occupants allemands[13]. La façade principale du château s'abrite derrière la haute mur d'enceinte du domaine, et n'est pas visible depuis le domaine public.
  • Château du Pré-David, sur la RD 64 en direction de Montsoult : C'est en réalité une maison de maître de la fin du XIXe siècle[13]. avec une façade principalement en meulière, avec des ornementations en briques et pierre de taille. Il est situé un peu en retrait par rapport à la route, sur une cour qui comporte également un colombier. Les communs du château avec sa porterie dominée par une flèche et le pavillon du gardien s'alignent sur la route départementale.
  • Carrefour du Poteau de la Tour, dans la forêt de L'Isle-Adam : Situé à 169 m d'altitude, non loin du point culminant de la forêt à 195 m au-dessus du niveau de la mer, il rappelle l'existence d'une tour de trois étages, dite tour de Nerville, bâtie pour les princes de Conti afin que leurs invités puissent suivre les chasses.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Dmitrienko (1925-1974), peintre, graveur et sculpteur français, y aurait eu une maison entre 1954 et 1962…

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Nerville-la-Forêt sur Géoportail.
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris 1989 (ISBN 2-85023-076-6), p. 492.
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit..
  4. « L'histoire de Nerville-la-Forêt », sur Nerville-la-Forêt (site officiel) (consulté le 12 novembre 2012).
  5. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  6. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  7. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires, 3 août 2009 [PDF])
  8. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, Préfecture du Val-d'Oise, (consulté le 9 octobre 2015).
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. a, b et c René Botto, Stéphane Gasser et Christophe Gicquelay, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Nerville-la-Forêt », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ , p. 433-434 (ISBN 2-84234-056-6).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Aubert, La Grande Histoire du Val d'Oise - Toutes les communes de Ableiges à Wy-dit-Joli-Village, Edijac, (ISBN 2-904-675-17-5)
  • Éliane Beau et Jean-Pierre Beau, Histoire de Montsoult et de Maffliers : Seigneurs et barons de Maffliers - Montsoult - Béthemont ; notes historiques sur les pays voisins : Villaines et Nerville, éd. du Valhermeil, , 415 p. (ISBN 2905684666), p. 381-393
  • Thierry Chaumerliac et Thierry Lahousse, La paroisse de Presles et Nerville, Presles, Syndicat d'initiative de Presles, , 184 p. (ISBN 2-9514070-0-9), p. 70-89, 96-98, 144-145, 150-157
  • René Botto, Stéphane Gasser et Christophe Gicquelay, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Nerville-la-Forêt », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ , p. 433-434 (ISBN 2-84234-056-6)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]