Nerf hypoglosse

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Nerf hypoglosse
Image dans Infobox.
Détails
Innerve
Identifiants
Nom latin
Nervus hypoglossusVoir et modifier les données sur Wikidata
MeSH
D007002Voir et modifier les données sur Wikidata
TA98
A14.2.01.191Voir et modifier les données sur Wikidata
TA2
6357Voir et modifier les données sur Wikidata
FMA
50871Voir et modifier les données sur Wikidata
Disposition des nerfs crâniens à leur émergence sur une vue inférieure de l'encéphale.

Le nerf hypoglosse (XII) est le douzième nerf crânien. Issu du bulbe rachidien, il sort du crâne par le canal du nerf hypoglosse. Son rôle est moteur pour les muscles de la langue, ce qui explique l'atonie de cet organe en cas de lésion du nerf.

Anatomie[modifier | modifier le code]

Les neurofibres proviennent de plusieurs racines situées dans le bulbe rachidien. Elles sortent du crâne par l'intermédiaire du canal du nerf hypoglosse de l'os occipital et rejoignent la langue[1]. À sa sortie du canal, le nerf reçoit les afférences de C1, part vers l'avant puis dans la région sous-mandibulaire avant d'atteindre la langue par le bas, où deux branches principales innervent respectivement les muscles intrinsèques de la langue et les muscles infra-hyoïdiens de la déglutition[2].

Fonction[modifier | modifier le code]

Principalement moteurs, les nerfs hypoglosses acheminent les fibres motrices vers les muscles de la langue ; depuis celle-ci elles conduisent les fibres proprioceptives vers le tronc cérébral. Ils jouent donc un rôle essentiel dans l'action des muscles permettant la mastication, la phonation et la déglutition[1].

Examen clinique[modifier | modifier le code]

Langue tordue.
Lésion du nerf à la suite d'une opération d'un kyste branchial[3] .

Une atteinte du nerf hypoglosse se traduit par une atonie ou une déviation de la langue. La déviation est du côté de la lésion. Le praticien doit tester la mobilité de cet organe et chercher une atrophie, des fasciculations et une faiblesse musculaire[4].

Pathologie[modifier | modifier le code]

L'atteinte du nerf hypoglosse peut notamment venir des fractures du condyle occipital, de lésions oncologiques de la sphère ORL, d'une section lors d'une cervictomie ou d'une paralysie bulbaire[2]. Le syndrome d'apnées-hypopnées du sommeil peut être traité par une stimulation unilatérale du nerf hypoglosse[5]. Ce traitement est réalisé par la biais d'une électrode implantée sur le nerf, laquelle est reliée à « boîtier de stimulation unilatérale » de type pile cardiaque[5].

Galerie[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Elaine N. Marieb et Katja Hoehn (trad. de l'anglais par Sophie Dubé), Anatomie et physiologie humaines, Montreuil, Pearsons, , XXVI-1310 p. (ISBN 978-2-7661-0122-1, BNF 45798350), p. 574.
  2. a et b Thomas Robert (préf. Ali Sajadi), Les nerfs crâniens : anatomie, fonctions, imagerie et pathologies, Paris, Vernazobreg-Grego, coll. « Outils indispensables au quotidien », , 127 p. (ISBN 978-2-8183-0977-3), p. 105-108.
  3. (en) Sudipta Kumer Mukherjee, Chandra Bidhan Gowshami, Abdus Salam, Ruhul Kuddus, Mohshin Ali Farazi et Jahid Baksh, « A case with unilateral hypoglossal nerve injury in branchial cyst surgery », Journal of Brachial Plexus and Peripheral Nerve Injury, vol. 7, no 1,‎ (DOI 10.1186/1749-7221-7-2, lire en ligne, consulté le ).
  4. George Newman, « Comment évaluer les nerfs crâniens », Manuel MSD, (consulté le ).
  5. a et b (en + fr) Lidia Afonso Delgado, Jean-Arthur Micoulaud Franchi, Pierre-Jean Monteyrol et al., « Traitement du syndrome d’apnées et hypopnées obstructives du sommeil par stimulation nerveuse implantable », La Presse médicale, vol. 45, no 2,‎ , p. 183-192 (DOI 10.1016/j.lpm.2015.11.008., lire en ligne [PDF], consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]