Nephila comorana

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Nephila comorana est une espèce d'araignées aranéomorphes de la famille des Araneidae[1].

Distribution[modifier | modifier le code]

Cette espèce est endémique de l'archipel des Comores[1]. Elle se rencontre à Mohéli, à Anjouan, à la Grande Comore. ainsi qu'à Mayotte. Elle fait donc partie de la Faune française d' Outre-Mer.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Son nom d'espèce lui a été donné en référence au lieu de sa découverte, l'archipel des Comores.

Description[modifier | modifier le code]

Fig.1 - Nephila comorana femelle en vue latérale gauche. Détails du corps et des appendices. N'Gouja, Mayotte.
Fig.2 - Femelle de Nephila comorana en vue ventrale et mâle nain, au-dessus de l'extrémité de son abdomen. N'Gouja, Mayotte.

La Néphile est la plus remarquable des Araignées des Comores (in Jocqué,1984) et notamment de Mayotte où elle ne peut passer inaperçue, même des profanes (Bouttemy & al.,1986) par sa taille, ses couleurs, un dimorphisme sexuel très marqué comme chez les autres espèces du genre et l'aspect spectaculaire de la toile[2]. Elle ne doit pas être confondue avec Nephilengys borbonica livida, qui partage les mêmes biotopes mais dont la morphologie et la toile sont bien différentes.

Femelle[modifier | modifier le code]

Longueur de la femelle : 5 cm pour le corps, jusqu'à 15 cm avec les pattes étendues.

Sa couleur fondamentale est noire, ainsi que celle des appendices (Fig.2).

Le prosome est lisse, dépourvu de soies sur sa face dorsale qui présente en revanche deux petites cornes centrales. Les pattes sont jaune-rougeâtre dans la partie médiane de leurs fémurs et tibias, ces derniers portant des manchons de poils, excepté sur la troisième paire (PIII).

L'abdomen est allongé, plus ou moins cylindrique, et surplombe en arrière la région rougeâtre des filières (Fig.1). Sa face dorsale, d'aspect bariolé, montre 3 ou 4 bandes transversales arquées, convexes vers l'avant, accompagnées de taches anguleuses séparées, toutes d'un beau jaune vif sur fond noir, sauf la plus antérieure qui est blanche (Fig.toxobox, Fig.1). Deux des bandes se rejoignent en "ceintures" sur la face ventrale (Fig.2).Les macules jaunes dorsales tendent parfois à se fusionner chez la femelle subadulte (Fig. )[2].

Mâle[modifier | modifier le code]

Le mâle de Nephila comorana est "nain" ou "pygmée" car beaucoup plus petit que la femelle . Long de 5 à 6 mm, il est brun-rougeâtre, sans ornementation particulière et pourvu de pédipalpes dont les bulbes copulateurs ont un très long style effilé caractéristique du genre Nephila.

Comportement[modifier | modifier le code]

Comme chez les autres espèces du même genre, la femelle de Nephila comorana tisse une grande toile en forme de "roue", donc orbiculaire, en soie dorée, avec des réseaux-barrière, une charpente, des radii et un moyeu excentré sur lequel se tient généralement l' araignée [2]. L'édifice est souvent installé en hauteur (jusqu'à 2 m et plus). Il n'y a pas été observé de retraite ni de structure soyeuse ou pelotes en débris de proies pouvant évoquer un stabilimentum contrairement à la toile de Nephila inaurata, espèce réunionnaise.

L'édifice peut héberger un ou plusieurs mâles "pygmées" (Fig.2 ), dans l'attente de l'accouplement lorsque la femelle sera devenue mâture.

Il est en outre habité régulièrement par de petites araignées cleptoparasites du genre Argyrodes, notamment A.zonatus et A. argyrodes. Une troisième espèce, l'endémique Argyrodes chounguii[2] n'a été observée que sur des toiles de Cyrtophora.

Publication originale[modifier | modifier le code]

  • Strand, 1916 : Arachnologica varia, I-IX. Archiv für Naturgeschichte, Abteilung A, vol. 81, no 11, p. 112-123.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b WSC, consulté lors d'une mise à jour du lien externe
  2. a b c et d Lopez, A., « Contribution à l'étude des Araignées de Mayotte avec la description d'une nouvelle espèce : Argyrodes chounguii (Theridiidae). », Bull.Soc.ét.Sci. nat. Béziers, vol. 23, no 64, 2010, p. 9–15.,‎

Liens externes[modifier | modifier le code]

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