Nengone

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Vue aérienne de La Roche Maré.jpg
image illustrant la Nouvelle-Calédonie image illustrant une langue
Cet article est une ébauche concernant la Nouvelle-Calédonie et une langue.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
La mise en forme de cet article est à améliorer (février 2016).

La mise en forme du texte ne suit pas les recommandations de Wikipédia : il faut le « wikifier ». Découvrez comment faire.

La typographie, les liens internes ou externes, les conventions de style, la présentation des sourcesetc. sont autant de points qui peuvent ne pas convenir voire être absents. Si seules certaines sections de l'article sont à wikifier, pensez à les indiquer en utilisant {{section à wikifier}}.

Nengone
Pays Nouvelle-Calédonie
Région Îles Loyauté
Nombre de locuteurs 6 500 (2000)
Classification par famille
Statut officiel
Régi par Académie des langues kanak
Codes de langue
ISO 639-3 nen
IETF nen

Le nengone ou pene nengone correspond à l’une des 28 langues kanak qui composent le paysage linguistique calédonien. Langue parlée aussi bien par les Maréens que par la population originaire de Tiga. Elle est la deuxième langue kanak la plus parlée, après le drehu, avec 8 721 locuteurs déclarés de 14 ans et plus, dont 3 544 sur l’île de Maré et 4 659 dans le Grand Nouméa selon le recensement de 2009. Enseignée depuis la maternelle jusqu’au lycée comme matière facultative, elle fait partie des épreuves de langues vivantes optionnelles au baccalauréat depuis 1992. Elle est également enseignée à l’Université de la Nouvelle-Calédonie dans le cadre de la licence de Langues, littératures et civilisations régionales depuis 1999[1].

Etymologiquement, le terme « nengone » désigne à la fois l’île de Maré et la langue qui y est pratiquée. L’étymologie populaire explique que le terme nengone découlerait de neng, signifiant « questionner » ou « questionnement ». On suppose aussi que le terme a été emprunté à une autre langue de l’Océanie[2].

Trois niveaux de langues [3][modifier | modifier le code]

Cette langue Kanak des îles Loyautés de Nouvelle Calédonie est riche du point de vue symbolique car, comme à l'image du Français, il existe trois niveaux de langues correspondant à diverses situations d'existence. Utiliser tel ou tel niveau de langue, c'est se situer socialement par rapport à son interlocuteur.

  • Le Pene Iwateno:

Ce niveau de langue en Nengone, le plus élevé, s'utilise pour marquer un très grand respect envers son interlocuteur, et lors de fêtes ou activités socialement importantes, comme lors d'un mariage ou d'un décès. Il permet aussi de s'adresser à un inconnu ou à un étranger. Ce niveau de langue se caractérise par des occurrences rallongées.

  • Le Pene Animac / Egesho:

Ce niveau de langue en Nengone, le plus bas, s'utilise pour marquer au contraire un mépris envers son interlocuteur. Il s'emploie souvent lors de conflits et équivaut au langage familier voire vulgaire en Français.

  • Le Pene Nengone:

Ce niveau de langue en Nengone correspond au langage courant, la langue qui est utilisée au jour le jour, et donc dans sa forme la plus simple et/ou neutre. Il s'emploie dans toutes les interactions sociales plutôt privées, familiales et/ou amicales.

Nous pouvons prendre un exemple que nous déclinerons en ces trois niveaux de langues :

  • Pene Iwateno : Ehme ci alatone co kodraru o trii ? - Voudriez-vous boire du thé ?
  • Pene Animac : Hmeume co wau o trii ? - Tu veux "bouffer" du thé ?
  • Pene Engesho : Bo ci alane co kua trii ? - Veux-tu boire du thé ?

L'idée de "boire du thé" est toujours la même. Cependant la situation sociale demande une adaptation particulière et donc l'emploi d'une variante de la langue selon les personnes à qui nous nous adressons et donc le contexte social par rapport au lieu, ou au rang social de la personne et par rapport à la situation plus ou moins conflictuelle.

Voici un tableau comparatif contenant des exemples proposés par l'Académie des Langues Kanaks :

Pene Nengone Pene Iwateno Pene Egesho Traduction
1 Paegogo Parowo Pahnec Visage
2 Tube nengoc Tube beridr Pen Bouche
3 Waegogo Warowo Wanec Œil, yeux
4 Kaka Ci kodraru Ci cia Manger
5 Bo Bua / Ehme Hmeuhme 2 p.s - "Tu/vous"
6 Hmengo Buhme Ziehme Vous 2
7 Kariroi Karuia - Beau, belle
8 Ci tango Ci taeto - Mort
9 Ci pina Ci shedo - Arriver
10 Ci hu Ci leng(e) Cou Aller
11 Ci nunu Ci xiwaimomo Ci nueu Écrire
12 Ci nengoc Ci beridr Ci pen Parler

Cependant, il existe toujours plus d'exemples dans des situations diverses de communications quotidiennes.

L'alphabet Nengone[4][modifier | modifier le code]

Alphabet recensé en 1984 mais publié en 2007
a b c d e
f g h i j
k l m n o
p r s t u
v w x y z

L'alphabet du Nengone ci-dessous, s'appuie sur les travaux de Dawel Cawa, Jacques Haewegene et Marie-Rose Trabe réalisés dans les années 1984 par le Bureau des Langues Vernaculaires, mais publiés en 2007. Ils sont actuellement en cours de normalisation. L'aphabet du nengone comprend donc 26 lettres, dont 6 voyelles et 20 consonnes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Nengone-Initiation à la langue Nengone » (consulté le 1er mars 2016)
  2. « Académie des Langues Kanaks de Nouvelle-Calédonie », sur ALK (consulté le 1er mars 2016)
  3. DUBOIS Marie-Joseph, Dictionnaire Maré-français, Paris, 2 vol., 1079 p., Paris, INALCO [document dactylographié et photocopié par l’Atelier de reprographie de l’INALCO].,
  4. « Académie des Langues Kanaks », sur ALK (consulté le 2 mars 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]