Naziq al-Abid

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Naziq al-Abid
Naziq al-Abid, 1920.jpg
Al-Abid avant la Bataille de Khan Mayssaloun 1920
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité

Naziq al-Abid (en arabe: نازك العابد)(1959-1898 ) est connue dans le monde occidental comme la « Jeanne d'Arc arabe ». Elle est une pionnière et une révolutionnaire de l'indépendance nationale et des droits des femmes en Syrie.

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Abid est née dans une riche famille de Damas en 1898 (ou 1887[1]). Son père est un aristocrate et un membre de la cour du Sultan Abdulhamid II. Elle vit une vie de luxe pendant son enfance, mais à partir du moment où elle commence à penser par elle-même, elle choisit une vie de militantisme et de combat sur les champs de bataille. En tant que jeune adulte, les actions féministes d'Abid rendent furieux les cercles conservateurs de Damas. Elle est considérée comme différente par sa famille et par la société, elle est parfois surnommée la « rebelle ». Elle quitta ses bijoux et la soie pour des vêtements plus simples permettant de travailler.

Elle se marie avec Muhammad Jamil Bayhum, homme politique syrien, à 40 ans. Il la soutient dans son projet de droit de vote pour les femmes et l'aide à traduire des ouvrages féministes. Elle adopte trois orphelines[2].

Une vie publique engagée entre lutte associative et champ de bataille[modifier | modifier le code]

Exil[modifier | modifier le code]

Sa vie est faite d'exil, elle est exilée régulièrement par les autorités ottomanes puis françaises. Les autorités ottomanes la renvoyent en Syrie durant ses études à Istanbul où elle militait contre les discriminations faites aux étudiants arabes) puis en Égypte pour sa critique de l'empire ottoman et son engagement dans une association féministe qu'elle a créée. Après la Bataille de Maysaloun, elle est exilée à Istanbul par les autorités françaises. Elle est exilée au Liban, puis en Jordanie et à nouveau au Liban, du fait de son engagement féministe et nationaliste.

Son combat pour l'indépendance de la Syrie[modifier | modifier le code]

En juillet 1920, le roi Faycal 1er d'Irak cède à la pression militaire française sur la Syrie, Al-Abid prend les armes à l'appel du ministre de la défense Youssef al-Azmeh. Al- Abid est l'une des survivantes de la Bataille de Maysalun qui fut un véritable massacre pour les résistants nationalistes Syriens. Sa bravoure lui vaut le titre de générale de l'armée syrienne, elle est par conséquent la première femme à porter ce titre. En 1925, elle revient en Syrie pour aider à la résistance clandestine contre l'autorité française.

Son combat pour le féminisme[modifier | modifier le code]

Après la Première Guerre mondiale et avec l'effondrement de l'empire ottoman, elle est reçue par les Américains[Qui ?] pour parler de ce qu'elle voulait pour la Syrie. Elle demande, entre autres, le suffrage féminin. En 1922, elle crée l'Union des femmes avec deux autres féministes libanaises. En 1927, Naziq al-Abid et Jazairi créent avec d'autres L’Éveil des femmes de Damas , une association qui propose des cours anglais et des cours de couture, entre autres, pour les veuves et les jeunes filles pauvres. Elle fonde deux autres associations financées par des fonds publics : la branche syrienne du Croissant Rouge [3] pour venir en aide aux blessés de guerre et La Lumière de Damas. La Lumière de Damas (Noor al-Fayha) qui est une association de promotion de l'expansion de la culture arabe dans les écoles de filles ainsi que dans le journal féministe qu'elle a créée.[4] En 1935, elle crée l'Association des travailleuses du Liban. Pendant la Guerre israélo-arabe de 1948, elle crée une association pour venir en aide aux réfugiés palestiniens.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Naziq al-Abid, activiste de bonne famille », sur blog.lemonde.fr, (consulté le 13 juin 2017)
  2. « Naziq al-Abid, activiste de bonne famille », sur blog.lemonde.fr, (consulté le 13 juin 2016)
  3. « Naziq al-Abid, activiste de bonne famille », sur blog.lemonde.fr, (consulté le 14 juin 2017)
  4. Elizabeth Thompson, The woman's movement and its development. The colonial Welfare state in Syria (1920-1946) (lire en ligne)

Lectures complémentaires[modifier | modifier le code]