Nayef bin Sultan Al Shaalan

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Nayef bin Sultan Al Shaalan
Biographie
Dynastie Maison al-Saoud
Nom de naissance Nayef bin Sultan bin Fawwaz al-Shaalan al-Ruwaili
Naissance 1956 (entre 60 et 61 ans)
Père Sultan
Religion Islam

Nayef bin Sultan al-Shaalan (en arabe, نايف بن فواز الشعلان) est un prince allié à la dynastie saoudienne, condamné pour trafic de stupéfiants en France en 2007[1].

Famille[modifier | modifier le code]

Nayef bin Sultan Al Shaalan est le gendre, tout comme son frère jumeau Saud, du ministre saoudien Abdul-Rahman bin Abdul-Aziz Al Saud (en)[2] — ou Abderrahman ben Abdelaziz Al Saoud —, ancien vice-ministre de la Défense et de l’Aviation, membre du puissant et soudé groupe des « Sept Soudayris »[2] les sept frères germains fils de Hassa bint Ahmed Al Soudayri.

Le frère aîné de Nayef, Nawaf, a épousé une fille du roi (depuis 2005) Abdallah ben Abdelaziz Al Saoud[2].

Pétrole et trafic de drogue[modifier | modifier le code]

Nayef a investi dans le commerce du pétrole en Colombie et au Venezuela[2],[3],[4]. Il occupait une position de haut rang dans la diplomatie[2].

Le 16 mai 1999, un avion Boeing 727 piloté par le personnel de Skyways International se retrouve bloqué au sol près de Paris, à l’aéroport du Bourget : la police française a découvert à bord deux tonnes de cocaïne avec à son bord, le prince[5] Selon les enquêteurs des services américains, ce trafic a rapporté 20 millions de dollars à Al Shaalan. Fait incriminant : Al Shaalan avait déjà été impliqué dans un trafic de stupéfiants en 1984[6].

Le 10 mai 2007, le prince est condamné au tribunal de Bobigny[7] à dix années de prison par contumace, avec ses dix coïnculpés[5].

En appel le prince a été jugé à l’automne 2008, toujours par défaut, par la cour d’appel de Paris qui ajoute aux 10 ans de prison une amende de 7 millions d’euros (7 M€)[7].

En janvier 2011, on apprend que la Cour de cassation a rejeté le pourvoi formé par le prince[7].

Selon son avocat maître Jacques Vergès, Al Shaalan est victime d'un complot américain visant à déstabiliser le régime vénézuélien, la diplomatie française qui serait mouillée dans ce trafic, et les saoudiens avec qui les relations diplomatiques se sont tendues depuis le 11 septembre 2001[8].

Suspicion de liens avec des organisations terroristes[modifier | modifier le code]

Lors d'une visite du ministre belge des Affaires étrangère Didier Reynders chez le prince saoudien (2012), ce dernier a déclaré être en « tous les jours en contact (par satellite) avec des membres de l'opposition syrienne » [9].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]