Nayef Al-Rodhan

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Nayef Al-Rodhan
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Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
نايف الروضانVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
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A travaillé pour
Domaine
Distinction
James Spence Medal (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Nayef Al-Rodhan est un philosophe, neurochirurgien, théoricien de géopolitique et écrivain. Il dirige le Programme de géopolitique et des enjeux globaux [1] au Centre de politique de sécurité de Genève (Suisse). Il est chercheur honoraire à l’université d’Oxford[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

Nayef Al-Rodhan commence sa carrière en tant que neurochirurgien et neuroscientifique. Il accomplit ses études dans ce domaine à la Mayo Clinic de Rochester, dans le Minnesota. Il obtient son doctorat en 1988. Il rejoint le département de la neurochirurgie à la Yale School of Medicine en tant que chercheur sur la chirurgie épileptique et la neuroscience moléculaire[3]. En 1994, il devient chercheur au département de la neurochirurgie du Massachusetts General Hospital de la Harvard Medical School, où il a fondé le programme de neuro-technologie avec le lauréat du prix Nobel James E. Muller (en)[4]. Il a fondé également les Laboratories for Cellular Neurosurgery and Neurosurgical Technology au département de neurochirurgie du Massachusetts General Hospital[5],[6].

La neuroscience et les relations internationales[modifier | modifier le code]

Depuis 2002, Nayef Al-Rodhan se consacre à l'étude de l'interaction entre la neuroscience et les relations internationales[6]. À travers plusieurs œuvres publiées, il explore l’application de la neuroscience et des conséquences neurocomportementales des mécanismes neurochimiques et cellulaires qui gouvernent les émotions, l’amoralité, l’égoïsme, la peur, l’avarice et la domination sur l’analyse et la conceptualisation de tendances en géopolitique contemporaine et en sécurité globale, nationale et transculturelle[7]. C’est en 2006 qu’il rejoint le Centre de politique de sécurité de Genève en tant que directeur du Programme de géopolitique et des enjeux globaux [8]. Il devient professeur associé du St Antony's College (en) à l’université d’Oxford en 2009. Il enseigne en particulier les principaux moments critiques du monde arabo-islamique et l’influence arabo-islamique sur la géopolitique régionale et globale[9]. Son intérêt géopolitique se centre autour de la dignité humaine et l’ordre international, la justice mondiale, l’histoire partagée de l’humanité, la sécurité et la synergie transculturelle, l’histoire des idées, la philosophie de l’histoire durable, la neuro-philosophie de la nature humaine et ses conséquences pour la paix, la guerre et la coopération politique et morale entre les idéologies, les états et les cultures[10],[11].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Le Rôle du monde Arabo-Islamique dans l’évolution de l’Occident : sorti en 2012, ce livre analyse l’influence arabe et islamique sur la montée en puissance de l’Occident. Al-Rodhan souligne les contributions du monde arabo-musulman et son influence sur le développement de l’Occident, et se concentre sur les expériences historiques collectives entre le monde occidental et le monde islamique.
  • Nouvelle politique d’état et la méta-géopolitique : Al-Rodhan propose dans ce livre le concept de la « méta-géopolitique », qui inclut son concept du « pouvoir juste » comme étant le seul type de pouvoir au service de l’intérêt nationale à être durable[12]. Cette œuvre aborde aussi la zone géostratégique du « couloir pivot sensible » (Trip-wire pivotal corridor), un couloir géographique qui s’étend du nord au sud entre 30 et 75 dégrés est, et qui inclut des régions politiquement instables comme le Proche et Moyen-Orient. Selon Al-Rodhan, la coopération internationale ne peut se réaliser sans une coopération dans ce couloir stratégique.
  • Méta-géopolitique de l’espace : ce livre détaille l’importance grandissante de la politique de l’espace due au nombre croissant de gouvernements et d’intérêts privés développant des activités spatiales. Al-Rodhan aborde aussi les nouvelles technologies et l’impact de l’espace sur des politiques de sécurité.
  • Le réalisme symbiotique : le concept de réalisme symbiotique étend le nombre d’acteurs en relations internationale en allant au-delà des acteurs traditionnelles comme les états[13]. Cette théorie postule que la paix et la sécurité internationale repose sur une relation symbiotique qui adresse les besoins essentiels d’individuels.
  • L’histoire durable et la dignité de l’homme : ce livre publié en 2009 aborde le rôle de la bonne gouvernance et le difficile équilibre entre les attributs de la nature humaine et les besoins de la dignité humaine dans tout ordre politique[14]. L’accomplissement de la dignité, selon Al-Rodhan, est la principale force conductrice de l’histoire de l’humanité et garantie sa durabilité.

Références[modifier | modifier le code]