Navya

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Navya
logo de Navya

Création 4 juin 2014
Fondateurs Christophe Sapet
Forme juridique SA à directoire
Action 33 458 029
Slogan Be fluid
Siège social Villeurbanne, Rhône, Auvergne-Rhône-Alpes
Drapeau de France France
Direction Etienne Hermite (pdt directoire)
Activité Conduite autonome
Produits Véhicules et systèmes de conduite autonome
Effectif 281 au 31 décembre 2019 (effectif moyen annuel)
SIREN 802 698 746
Site web http://navya.tech

Capitalisation 130M € en décembre 2020
Chiffre d'affaires 13 594 613€ en 2019
Résultat net -29 449 395€ en 2019 (perte)

Navya est une entreprise française spécialisée dans la conception et la construction de véhicules autonomes, électriques et robotisés.

Histoire[modifier | modifier le code]

En juin 2014, Christophe Sapet, co-fondateur des sociétés Infogrames et Infonie, s’est associé au fonds d’investissement Robolution Capital[1], présidé par Bruno Bonnell, pour reprendre les actifs de la société Induct, alors en liquidation.

Fondée en 2004, Induct avait lancé Navia[2] (pour NAVigation par Intelligence Artificielle), un minibus électrique sans chauffeur, dont quelques unités avaient été commercialisées à titre expérimental. Ce prototype avait été primé au CES de Las Vegas 2013[3] et avait fait l’objet d’essais sur le site de la centrale nucléaire EDF de Civaux en juin 2015

Six ingénieurs sont restés dans la nouvelle structure rebaptisée Navya, basée à Paris (R&D Intelligence Artificielle) et à Lyon[4] (Siège social, conception et production). Un an après la reprise de la société, la nouvelle société a lancé la commercialisation de l’Arma, premier véhicule autonome de série.

En 2016 à Lyon, un service expérimental de desserte par minibus électrique et autonome est lancé dans le quartier Confluence[5]. Une expérimentation est lancée également à La Défense en juillet 2017. Elle connait plusieurs difficultés et est finalement arrêtée en juillet 2019, sur un constat d'échec[6].

Finalement en 2020, Navya réussit à mettre au point des navettes autonomes de niveau 4 et obtient un premier contrat historique avec Keolis. Son action en bourse explosera suite à ce résultat[7]. En octobre, Navya annonce faire rouler une navette autonome de niveau 4 (définies par la SAE), c’est-à-dire sans opérateur, pour la première fois. Elle circule au Centre National de Tir Sportif (CNTS) de Châteauroux.[8]

Actionnaires[modifier | modifier le code]

Nom Actions %
360° Capital Management 10 892 410 37,3%
Valeo 3 274 360 11,2%
Groupe Keolis 3 274 360 11,2%
Christophe Sapet 2 495 100 8.54%
Cap Décisif Management 1 103 250 3,78%
Charles Beigbeder 960 871 3,29%
Syquant Capital SAS 317 664 1,09%
Aviva Investors France 86 000 0,29%
Navya 74 819 0,26%

Mise à jour au 23 juillet 2020[9].

Véhicule[modifier | modifier le code]

La Navya Arma est le premier véhicule électrique et autonome de série disponible à la vente : l’Arma a été présentée en opération en première mondiale à l’ITS World Congress de Bordeaux en octobre 2015, où elle a par ailleurs circulé sur route ouverte.

Arma en CeBIT (2017)

Il s’agit d’une navette à l’habitacle fermé, conçue pour l’autonomie et fabriquée en France : elle comporte lidars, caméras stéréovision, GPS RTK, GNSS, capteurs infra-rouge[10] et est doté d’un système de navigation lui permettant de suivre un itinéraire dans un environnement pré-cartographié. 

Sur la route, l’Arma distingue tous types d’obstacles, qu’ils soient fixes ou mobiles et adapte sa trajectoire. Des systèmes d’arrêt d’urgence sont accessibles si besoin. 

Véhicule de Navya à La Défense, expérimentation du STIF entre juin 2017 et décembre 2017[11]

Dotée de feux, d’écrans, de panneaux LED et haut-parleurs internes et externes, elle interagit avec ses passagers et son environnement extérieur de manière visuelle ou sonore[10]

L’Arma est au service de la mobilité du dernier kilomètre. Elle est, dans un premier temps, destinée à circuler principalement sur sites fermés[4], comme les aéroports, les sites industriels, les universités et les parcs d’attraction. En zones urbaines, l’Arma circule sous condition d’autorisation, la législation autour des véhicules autonomes n'étant pas encore en place.

Elle a été rebaptisée « Autonom Shuttle » le mardi 7 novembre 2017 lors de la présentation du nouveau produit Navya, « Autonom Cab », le premier robot-taxi autonome, à la Cité du Cinéma (ville de Saint-Denis)[12].

Caractéristiques de l'Autonom Shuttle[modifier | modifier le code]

Les caractéristiques du véhicule sont les suivantes[13] :

Dimensions et capacité[modifier | modifier le code]

  • Places : 11 assises et 4 debout
  • Poids à vide : 1 800 kg
  • Poids total en charge : 3 000 kg
  • Dimensions (L x l x h) : 4,80 m x 2,05 m x 2,60[14] 

Moteur[modifier | modifier le code]

  • Puissance : 15 kW (25 kW en crête) 
  • Vitesse maximum : 45 km/h
  • Vitesse de croisière : 25 km/h
  • Pente maximale : 15 %
  • Batteries : LiFePO4
  • Énergie stockée : 33 kW·h[15]

Motricité[modifier | modifier le code]

  • Roues motrices : 2
  • Roues directrices : 4
  • Rayon de braquage : < 4 m

Caractéristiques de l'Autonom Cab.[modifier | modifier le code]

Les caractéristiques du véhicule sont les suivantes[16] :

Dimensions et capacité[modifier | modifier le code]

  • Place: 6 Passagers
  • Poids à vide: 2000 kg
  • Poids total autorisé en charge: 2500 kg.
  • Dimensions (L x l x h): 4,65m x 1,95m x 2,10 m

Moteur[modifier | modifier le code]

  • Puissance : 15 kW (25 kW en crête) 
  • Vitesse maximum : 90 km/h
  • Vitesse d'exploitation: 50 km/h
  • Pente maximale : 13%
  • Batteries : LiFePO4
  • Énergie stockée : 22 ou 33 kW·h

Motricité[modifier | modifier le code]

  • Roues motrices : 2
  • Roues directrices : 2
  • Rayon de braquage : 5,50 m

Export[modifier | modifier le code]

En novembre 2015, Navya a annoncé la première vente de sa navette autonome Arma au groupe de transport collectif et public suisse, CarPostal[17], qui va tester deux minibus autonomes en vue de proposer un mode de transport complémentaire aux lignes existantes et les relier aux lieux non desservis. Les Transports publics genevois (Genève) ainsi que les Transports publics fribourgeois (Fribourg avec circulation à Marly) en ont acquis en 2017.

En 2018, Masdar a annoncé que le producteur de véhicules autonomes NAVYA était le gagnant d'un concours mondial visant à étendre la prochaine phase du réseau de mobilité de Masdar City. NAVYA étendra le réseau de véhicules sans conducteur qui dessert la ville le long d'un itinéraire d'un kilomètre[18].

À l'été 2019, une navette autonome est mise en service pour test pour effectuer le tour du Rocher de Monaco[19],[20].

En 2020, Navya travaille sur de nombreux projets dans le monde entier hormis en Afrique et en Amérique du Sud. Il a déployé plus de 160 véhicules dans 22 pays en 2020[21].

Le 18 septembre 2020, Navya annonce son premier déploiement mondial au Japon[22].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Navya lancera une nouvelle version de sa voiture sans chauffeur »
  2. « Qui est Induct, le Français qui lance le premier véhicule sans chauffeur? »
  3. « Navya : la navette autonome et électrique se réinvente »
  4. a et b Philippe Jacqué, « Transports publics : Navya engrange les contrats », sur lemonde.fr, (consulté le 6 juillet 2016).
  5. « La navette sans chauffeur Navly en service à Confluence », sur leprogres.fr, (consulté le 30 septembre 2016).
  6. Éric Béziat, « Les navettes autonomes Navya, lentes et inadaptées, éjectées de la Défense », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  7. « Navya déploie officiellement ses navettes autonomes en France », sur Siècle Digital, (consulté le 23 juillet 2020)
  8. « Navya teste sa navette autonome sans opérateur de sécurité à bord avec Keolis », sur usine-digitale.fr (consulté le 9 février 2021)
  9. Zone Bourse, « liste des actionnaires », sur www.zonebourse.com (consulté le 25 août 2019)
  10. a et b « Navya Arma : la navette autonome, électrique et française »
  11. « Le STIF annonce une expérimentation en première mondiale à PAris La Défense », sur stif.org.
  12. « Taxi sans chauffeur : le Français Navya se lance à Paris », Challenges,‎ (lire en ligne, consulté le 2 janvier 2018) :

    « [...] la navette sans chauffeur Navya Autonom Shuttle (connue jusque-là sous le nom de Navya Arma)[...] »

  13. « Navya Arma (2015) : la navette électrique et autonome française »
  14. Un véhicule électrique autonome made in France
  15. Navya Arma : navette électrique, autonome et française pour EDF
  16. « AUTONOM CAB », sur navya.tech (consulté le 25 novembre 2018)
  17. « Navya vend sa première navette autonome »
  18. (en) « Clean & Smart Mobility - Transport at Masdar City », sur masdar.ae (consulté le 10 janvier 2021)
  19. « Smart Principality » : une expérience de navette électrique autonome dès cet été - monaco-tribune.com, le
  20. Navette autonome, un test cet été sur Monaco - lobservateurdemonaco.mc le
  21. Moran Kerinec, « Comment Navya, le spécialiste lyonnais des bus sans conducteur s'implante en Asie », Challenges,‎ (lire en ligne, consulté le 21 octobre 2020).
  22. (ja) « スマートシティのモデルプロジェクトに選定された 「HANEDA INNOVATION CITY」で自律走行バスの定常運行を開始 ~特別装置自動車が自律走行バスとして定常運行するのは国内で初めて~ - 自動走行ソリューション - マクニカ », sur 株式会社マクニカ (consulté le 18 septembre 2020)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]