Naujan-et-Postiac

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Naujan-et-Postiac
La mairie (oct. 2012)
La mairie (oct. 2012)
Blason de Naujan-et-Postiac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Libourne
Canton Les Coteaux de Dordogne
Intercommunalité Communauté de communes Castillon-Pujols
Maire
Mandat
François Raynaud
2014-2020
Code postal 33420
Code commune 33301
Démographie
Gentilé Naujanais
Population
municipale
553 hab. (2014)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 47′ 22″ nord, 0° 10′ 49″ ouest
Altitude Min. 6 m – Max. 91 m
Superficie 11,1 km2
Localisation

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Liens
Site web www.naujan-et-postiac.fr/

Naujan-et-Postiac est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Naujan-et-Postiac est une commune tout au sud de l'ancien canton de Branne, du nouveau canton des Côteaux de Dordogne et de l'arrondissement de Libourne, à la limite avec l'ancien canton de Targon, le nouveau canton de l'Entre-deux- Mers, et l'arrondissement de Langon.

L'habitat en est en grande partie dispersé, comme dans la plupart des communes de la région, avec de nombreux hameaux, écarts et lieux-dits, dont l'activité est évidemment liée à l'agriculture.

Un petit affluent de la Dordogne, l'Engranne, grossie elle-même d'un estey[1], sépare la commune de sa voisine Jugazan.

La commune se trouve à 35 km à l'est de Bordeaux, chef-lieu du département, à 18 km au sud-sud-est de Libourne, chef-lieu d'arrondissement et à 6 km au sud de Branne, siège de la communauté de communes du Brannais[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes en sont Rauzan au nord-est, Jugazan à l'est, Bellefond au sud-est, Romagne au sud-ouest, Daignac à l'ouest, Guillac au nord-ouest, Lugaignac au nord-nord-ouest et Saint-Aubin-de-Branne au nord,

Communes limitrophes de Naujan-et-Postiac[3]
                    Lugaignac

Guillac
Saint-Aubin-de-Branne Rauzan
Daignac Naujan-et-Postiac[3] Jugazan
Romagne Bellefond

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Les principales voies de communication routière sont la route départementale D128 qui traverse le village et mène vers le nord-ouest à Guillac et vers le sud-ouest à Jugazan et Rauzan et la route départementale D19 qui traverse l'ouest du territoire communal et mène vers le nord à Branne et vers le sud à Romagne ; sur la D128, à environ 500 mètres à l'est du village, la route départementale D128e5 permet de rejoindre Saint-Jean-de-Blaignac vers le nord-est.

L'accès à l'autoroute A62 (Bordeaux-Toulouse) le plus proche est le no 2, dit de Podensac, qui se situe à 29 km vers le sud-ouest.
L'accès no 1, dit de Bazas, à l'autoroute A65 (Langon-Pau) se situe à 44 km vers le sud.
L'accès le plus proche à l'autoroute A89 (Bordeaux-Lyon) est celui de l'échangeur autoroutier avec la route nationale 89 qui se situe à 16 km vers le nord-ouest.

La gare SNCF la plus proche est celle, distante de 18 km par la route vers le nord-ouest, de Libourne sur la ligne TGV Atlantique Paris - Bordeaux, la ligne Intercités ligne Lyon - Bordeaux et le réseau TER Aquitaine.
La gare de Cérons sur la ligne Bordeaux-Sète du TER Aquitaine est distante de 25 km par la route vers le sud-ouest.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune provient des patronymes romains Noviacus et Postius[4].

En gascon, le nom de la commune est Naujan e Postiac.

Histoire[modifier | modifier le code]

Comme le reste de l’Entre-deux-Mers, le peuplement de ce territoire est ancien et s’est intensifié après la fin du 1er millénaire, puis surtout celle de la guerre de Cent Ans qui a ramené un peu de sécurité dans l’habitat rural. En même temps que les proches bastides se sont solidement installées, des villages très nombreux, régulièrement répartis, mais peu peuplés, se sont multipliés, donnant à la carte de cette zone un aspect tout à fait unique dans la région. La stabilisation de la population par la suite a favorisé la conservation d’une architecture de qualité traditionnelle, au sein d’une géographie également très attrayante.

À la Révolution, la paroisse Saint-Pierre de Naujan forme la commune de Naujan et son annexe, Notre-Dame de Postiac, forme la commune de Postiac. En l'an X, la commune de Postiac est rattachée à celle de Naujan qui devient Naujan-et-Postiac[5].

La viticulture est, comme dans toute la région, très ancienne. La Révolution française, comme dans le reste du pays, en rétablissant la liberté de culture, en morcelant les biens de l’Église et des nobles exilés, en regroupant la propriété du sol avec celle du droit d'exploiter et créant ainsi des millions de propriétaires, a ici aussi profondément bouleversé le paysage viti-vinicole. Le développement a été rapide sous le Second Empire, période florissante avant le mildiou ou autres phylloxéra, où de nombreux domaines ont ajouté, dans le style châtelain de l’époque, de beaux éléments au patrimoine rural déjà existant. Sur le plan administratif, le regroupement des paroisses de Naujean (dédiée à saint Jean) et de Postiac, au sein du comté de Blaignac au XVIIIe siècle, a été pérennisé par la Révolution (An X) dans la création d’une commune unique. L’inféodation et l’absorption de la seconde, inférieure en superficie et population, ont été rendues définitives par la cession de son église et des éléments associés (dans le cadre de la vente des biens nationaux), devenus par la suite la chapelle particulière et le lieu de sépulture de la famille détentrice.

L’organisation administrative de la République, par le rattachement au canton de Branne, (canton des Coteaux de Dordogne à la suite de la réorganisation de 2015) et l’arrondissement de Libourne, a confirmé l’orientation vers le nord des échanges, et la séparation assez nette avec les communes au sud, rattachées au canton de Targon (canton de l'Entre-deux-mers depuis 2015), et l’arrondissement de Langon.

La croissance de la métropole bordelaise, déjà très importante pour le commerce, la santé, l’éducation, l’activité professionnelle de nombreux habitants, ne fait qu'accentuer sa lourde présence à l’ouest, et s'impose par sa luminosité inévitable dans le ciel nocturne de toute la région. Quelques accents d’habitat dortoir, limités par l’importance de la viticulture dans l’activité locale, sont visibles surtout par le sens de la circulation bi-quotidienne sur les routes départementales reliant la commune à Bordeaux ou à Libourne. Du fait de ces relatives proximités, l'exode des années 1960 s'est interrompu, et presque inversé. L'activité touristique, avec plusieurs gîtes ou maisons d'hôtes se développe raisonnablement.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Michel Clabé SE Chef d'entreprise retraité
mars 2014 en cours
(au 30 avril 2014)
François Raynaud[6] SE Fonctionnaire retraité

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants sont appelés les Naujanais[7].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 553 habitants, en augmentation de 11,49 % par rapport à 2009 (Gironde : 5,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
627 551 542 682 710 693 630 628 645
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
631 638 637 669 619 602 540 494 580
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
564 578 584 570 579 610 597 529 586
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
553 500 435 423 520 500 498 554 553
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Fête locale le dernier week-end de juillet.

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie locale est basée très majoritairement sur la viticulture, à laquelle est dédiée une très grande partie du territoire de la commune. Les vins produits, majoritairement rouges, appartiennent aux AOC bordeaux ou bordeaux-supérieur ; les blancs, secs, entrent dans le cadre de l'appellation Entre-deux-Mers. La commercialisation depuis les propriétés se fait selon les trois grands modes :

  • Mise en bouteille à la propriété
  • Cession à des négociants de Libourne ou de Bordeaux, grands centres de négoce (méthode devenue très minoritaire)
  • Apport de la récolte à l'une des caves coopératives les plus proches, surtout pour les exploitations les moins étendues.

Ce secteur économique reste quasiment unique pourvoyeur d'emplois salariés sur la commune.

L'activité de gîtes ruraux ou maisons d'hôtes se développe et apporte des revenus indépendants supplémentaires.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le patrimoine est très bien conservé, comme dans beaucoup des communes faiblement peuplées au sud de Branne : le patrimoine commun, essentiellement religieux, avec son église ; celui lié à la viticulture avec de nombreux châteaux ou domaines de qualité ; mais aussi l'habitat, harmonieusement dispersé pour les motifs historiques.

  • Logo monument historique L'église Saint-Pierre, construite au XIIe siècle et agrandie aux XVIe et XIXe siècles, au centre du bourg de Naujan, est inscrite au titre des monuments historiques en 2001[12].
  • L'église Notre-Dame de Postiac est un édifice en petit appareil de plan rectangulaire, des XIe et XIIe siècles, sauf les trois enfeus nord qui datent du XIIIe. L'église est désaffectée en 1791 et abandonnée. Elle est aujourd'hui en ruines.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.
  • Croix de mission et croix de carrefour : La ferveur religieuse a été mise à mal lors de la Révolution Française. Des croix de mission ont été plantées sur tout le territoire français au début du XIXe siècle. Chacune d’elles manifeste le passage d’un de ces missionnaires diocésains que l’on charge à l’époque de mener une nouvelle évangélisation des campagnes. Les croix de carrefour, comme les croix de chemin, se sont multipliées au XIXe siècle et étaient particulièrement destinées à marquer les limites d'une paroisse et de ses différents hameaux.
  • Château d'Arpaillan, propriété privée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Emmanuel Roy (1887-1962), maire de 1919 à 1940 et de 1944 à 1962, député de 1932 à 1941 ; le 10 juillet 1940, Jean-Emmanuel Roy vota contre les pleins pouvoirs à Philippe Pétain.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Naujan-et-Postiac Blason Écartelé en sautoir : au premier de gueules à la cloche d’or, au deuxième d’azur à la roue de moulin d’argent issant d’une rivière de six filets ondés alésés de sable décroissant vers la pointe en chevron renversé, au troisième d’azur à la tour portillée d’argent maçonnée de sable, au quatrième de sable au cep de vigne feuillé d’or, fruité de trois grappes de raisin de gueules, tortillé sur son échalas aussi d’or[13].
Détails Officiel, présenté sur le site internet de la commune[14]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Estey : nom générique régional pour un cours d'eau.
  2. Distances les plus courtes par la route - Les distances orthodromiques sont respectivement de 31,7 km pour Bordeaux, 14,8 km pour Libourne et 4,7 km pour Branne. Données fournies par lion1906.com, consulté le 7 novembre 2012.
  3. Naujan-et-Postiac sur Géoportail, consulté le 7 mai 2015.
  4. Naujan-et-Postiac sur le site « Visites en Aquitaine - Région Aquitaine » (CC-BY-SA), consulté le 7 mai 2015.
  5. Historique des communes, p. 37, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 7 mai 2015.
  6. Commune de Naujan-et-Postiac sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 7 novembre 2012.
  7. Nom des habitants des communes françaises sur habitants.fr, consulté le 7 novembre 2012.
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. « Inscription de l'église Saint-Pierre », notice no PA33000047, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 7 novembre 2012.
  13. GASO - Banque du blason - 33301
  14. Site de la mairie de Naujan-et-Postiac, consulté le 20 mai 2013.