Naufrage de La Fraidieu

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
La Fraidieu
Type Navire de croisière
Histoire
Statut Coulé le
Équipage
Équipage 3
Caractéristiques techniques
Longueur 13,2 m
Caractéristiques commerciales
Capacité 50 passagers
Carrière
Armateur Monsieur et Madame Richard

La Fraidieu était un navire de croisière sur le lac Léman. Il a fait naufrage le à proximité du Château de Ripaille en tuant 24 personnes.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Fraidieu était un navire de croisière sur le lac Léman. Il était conçu pour transporter 50 personnes et appartenait à Monsieur et Madame Richard.

Le naufrage[modifier | modifier le code]

Le , le navire de croisière La Fraidieu quitte Thonon-les-Bains pour une excursion avec 58 personnes à son bord, dont 33 orphelines du Foyer de l’enfance de Scy-Chazelles et 5 accompagnatrices, en colonie de vacances avec l’Association mosellane pour l’organisation des loisirs. Une fois quitté le port de Thonon, le navire est surpris par la bise et les vagues. Le commandant, Jacqueline Maulet, décide de faire demi-tour. Cette action expose le navire dos aux vagues, ce qui permet à l’eau de pénétrer à bord en passant par-dessus la coque (en effet, le pont de La Fraidieu n’est pas fermé). À 16 h 5, La Fraidieu disparaît sous les eaux du Léman.

Les secours[modifier | modifier le code]

Peu de temps avant le naufrage, les gilets de sauvetage sont donnés aux passagers, mais peu ont le temps de les mettre et sautent à l’eau, espérant rejoindre la rive, située à une centaine de mètres. Certains s’accrochent à des coussins insubmersibles dont le bateau était équipé.

Deux pêcheurs professionnels, Roland Condevaux et Robert Servoz, sont les premiers à arriver sur place. Ils effectuent trois voyages entre le site du naufrage et la côte, située à une centaine de mètres, ce qui permet de sauver 12 personnes. Des plaisanciers se rendent également aux secours des naufragés, puis sont rejoints par les pompiers de Thonon-les-Bains, quatre vedettes de sauvetage (deux de la gendarmerie vaudoise, une évianaise et une partie d’Ouchy), un zodiac de la police lausannoise, ainsi qu’une équipe de secours partie de Saint-Prex.

Les victimes[modifier | modifier le code]

Le soir même, 8 cadavres sont repêchés et 16 personnes sont portées disparues. Après une semaine de recherche, la totalité des victimes sont retrouvées, portant le nombre de décès à 24.

Les causes[modifier | modifier le code]

Les causes du naufrage sont multiples. La première réside dans le fait que le navire était en surcharge. En effet, conçu pour transporter 50 personnes, celui-ci en emportait 58 le jour du naufrage.

Également, les experts s’aperçoivent que la coque du navire est fissurée, permettant à l’eau de s’engouffrer à l’intérieur.

Enfin, la panique qui gagna le bord lorsque le navire commença à sombrer est également une cause du nombre élevé des victimes, ajouté au fait que de nombreuses personnes à bord ne savaient pas nager.

Les conséquences[modifier | modifier le code]

Le , un autre navire de croisière, le Sainte-Odile chavire au large d’Yvoire, tuant 7 personnes. À la suite de ce second naufrage, les règles de navigation en eau douce sont renforcées et plusieurs navires sont retirés du service, dont le Hautecombe et La Savoie sur le lac du Bourget.

Commémoration[modifier | modifier le code]

En 1993, une plaque commémorative est apposée à l’extrémité nord de la muraille du château de Ripaille.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]