Naturopathie

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Sebastian Kneipp, au XIXe siècle, est généralement considéré comme un des pionniers de la naturopathie[1],[2], avec ses traitements par l'eau et les plantes

La naturopathie est une médecine non conventionnelle qui vise à équilibrer le fonctionnement de l'organisme par des moyens jugés « naturels » : régime alimentaire, hygiène de vie, phytothérapie, techniques manuelles, exercicesetc. Elle fait partie des approches non conventionnelles qui se disent « holistiques ». Cependant, il faut noter que ses principes, issus de longues traditions empiriques et pratiques, n'ont pas été scientifiquement validés.

Dans un éditorial associé, le Dr Matthew Stanbrook, rédacteur en chef adjoint du Canadian Medical Association Journal écrit que ces résultats[Lesquels ?] « apportent la preuve que certains aspects de la prévention cardiovasculaire pourraient (…) être déléguées à des naturopathes. (…) Les éléments de base de l'intervention naturopathie incluent plusieurs recommandations sur l'alimentation et l'exercice qui individuellement ont été bien validés scientifiquement[3]. »

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le terme aurait été inventé par John Scheel en 1885[4]. Il vient du latin natura, « la nature, l'essence » et du grec πάθος, pathos, « la maladie, le mal ». Devant l'étymologie inhabituelle du terme (il pourrait en effet être lu comme « la maladie de la nature »), certains promoteurs de cette pratique lui ont donné une autre origine, le « chemin de la nature », issue des mots anglais nature et path, le « chemin »[5] ou « le mal étudié en fonction de la nature »[6]. Pour les mêmes raisons, d'autres praticiens ont choisi le terme de « naturothérapie »[7] le « soin par la nature ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Même si certains naturopathes aiment à se réclamer de traditions antiques[8] (grecques comme orientales), les racines de mouvement naturopathique sont à trouver au XIXe siècle, dans le cadre de l'hygiénisme qui accompagne la révolution industrielle dans les pays germaniques et anglo-saxons, et de la lebensreform qui le poursuit en Allemagne[9].

Le terme « naturopathy » naît aux États-Unis, et semble employé pour la première fois par John Scheel en 1895[10], puis popularisé par Benedict Lust, père spirituel de la discipline[11]. Tous deux sont déjà praticiens de médecine non conventionnelle, et très inspirés par les théories hygiénistes allemandes para-scientifiques telles que celle de Sebastian Kneipp[12]. À cette époque, Lust définit la naturopathie comme une discipline plutôt que comme une médecine précise, et décrit surtout une hygiène de vie rigoriste fondée sur le refus du tabac, de l'alcool, de la caféine et des abus alimentaires, associée à une prophylaxie mêlant la phytothérapie et l'homéopathie[13].

Benedict Lust fonde en 1901 l’American School of Naturopathy à New York, qui deviendra en 1919 l’American Naturopathic Association. Il commence à délivrer des diplômes, qui sont progressivement reconnus dans plusieurs États américains.

Après un bref succès, la naturopathie décline aux États-Unis dans les années 1930, du fait de vastes études médicales fédérales (notamment le Rapport Abraham Flexner), qui y voient une pseudo-science sans efficacité réelle. Les progrès fulgurants de la médecine moderne importée d'Europe conduisent également les Américains à délaisser leurs pratiques artisanales issues du temps de la colonisation. En 1968, un rapport accablant du Département de la Santé et des Services sociaux des États-Unis dénonce l'absence de fondements empiriques comme théoriques de la naturopathie ainsi que son absence d'efficacité clinique, et invite à son éviction des systèmes de sécurité sociale[14].

Cependant, la naturopathie avait entre-temps conquis une partie du public allemand et suisse, préparé l'idéologie de la lebensreform et l'ésotérisme théosophique. Hitler est le premier chef d’État européen à instituer un diplôme de naturopathe en 1939[15]. Après-guerre, la naturopathie demeure populaire en Suisse et en Bavière, et s'installe progressivement en Angleterre et en France, puis regagne les États-Unis à la faveur du mouvement New Age, où sa pratique et son succès se stabilisent, malgré des critiques toujours constantes de la part des institutions médicales[11].

Définition[modifier | modifier le code]

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Pour l'association de la fédération française de naturopathie (FENAHMAN[16], fédération nationale des associations d'hygiène et médecines alternatives naturelles), « la naturopathie est la science fondamentale englobant l’étude, la connaissance, l’enseignement et l’application des Lois de la vie afin de maintenir, retrouver et optimiser la santé par des moyens naturels »[17]. La naturopathie repose sur les dix agents naturels de santé fondés sur le principe de l'énergie vitale de l'organisme. Fondée sur une vision dite holistique, elle affirme appréhender chaque individu en englobant les différents plans de l’être humain - physique, émotionnel, psychique, énergétique - et en le plaçant au sein d’une écologie socio-culturelle et environnementale.

Il existe d'autres définitions proposées par des auteurs naturopathes :

  • pour Frédéric Boukobza (directeur de l'Institut supérieur de naturopathie, ISUPNAT[18] et président de la fédération des écoles de naturopathie FENAHMAN) « La naturopathie repose sur une hygiène de vie au quotidien afin d'accompagner les processus physiologiques en stimulant l' « énergie vitale » et son corollaire le principe “d'auto guérison” présent chez tous les êtres vivants. Elle comprend deux axes : prévention - éducation santé ET accompagnement des capacités d'auto-guérison de l'organisme. Le bilan de vitalité est la pierre angulaire de la pratique de la naturopathie. Il permet de s’assurer que la naturopathie puisse être appliquée avec succès au sujet et sans danger. Il est spécifique au naturopathe en ce sens qu'il permet de comprendre et d'accompagner la vitalité du sujet et les voies de stimulation possible du principe d'auto-guérison. Il permet de déceler les particularités individuelles de chaque sujet. Grâce à ce bilan bien conduit, le praticien pourra faire du sur-mesure et suffisamment impliquer la personne reçue en consultation dans la réussite de sa démarche »[réf. nécessaire] ;
  • pour Guy Bohémier (président du Collège des naturopathes du Québec[19]) : « comme étant la philosophie, l'art et la science qui visent à apporter à l'être humain le plus haut degré de santé possible en lui apprenant à gérer correctement ses habitudes de vie »[réf. nécessaire] ;
  • Dr Alioune Diaw (directeur d'AVCN[Quoi ?][20]) définit la naturopathie de base scientifique comme l’art et la science de promouvoir la santé, de prévenir et de soigner la personne dans sa globalité par des méthodes naturelles. La naturopathie allie la science et les médecines traditionnelles[réf. nécessaire]. L’objectif du naturopathe est de rééquilibrer les processus naturels de l’organisme afin qu’il s’auto-guérisse et demeure en santé ;
  • Philippe Dargère[21] (président de la fédération européenne de naturopathie FENAVI[22]) rappelle que le biologiste Pierre-Valentin Marchesseau[23], père de la naturopathie contemporaine, a été le premier en 1935 à codifier et à synthétiser la naturopathie dans son essence la plus pure, reposant sur le vitalisme, l'humorisme et des techniques au nombre de dix : la bromatologie (diététique et nutrition), la biokinésie, l'hydrologie, la psychologie, la pneumologie, la chirologie (massages et manipulations), la réflexologie, l'actinologie, la phytologie et la magnétologie. Le cadre naturopathique s'établit sur ces dix techniques, trois cures (détoxination, revitalisation dynamique et stabilisation évolutive), sept tempéraments et quatre corps énergétiques. L'enseignement de ce biologiste est très proche de l'hygiénisme du fait de l'absence de remède. Il considère[réf. nécessaire] qu'en naturopathie c'est le global qui auto-guérit le local, l'organe malade n'est pas le responsable, mais la victime ;
  • André Louis Lafon[24] (président de Naturopathes sans Frontières[25]) pose en 1995[réf. nécessaire] les bases de la naturopathie rénovée destinée à adapter le concept de Marchesseau au monde moderne ;
  • Dominick Léaud-Zachoval, cofondateur de l'École libre de naturopathie ÆSCULAPE[26], auteur et consultant, propose la définition suivante[réf. nécessaire] : dans sa philosophie et sa pratique actuelles, la naturopathie reconnaît et intègre trois principes fondateurs. Elle est résolument causaliste en recherchant la cause première des dysfonctions organiques, dont les symptômes ne sont que les conséquences. Son approche vitaliste s’intéresse à la force de vie qui confère à l’être humain, comme à tout être vivant, sa capacité à recouvrer la santé. L’humorisme, legs d’Hippocrate, envisage la santé par l’équilibre et la qualité des humeurs. Les surcharges du milieu intérieur, sang, lymphe, liquide extra et intracellulaire, par les déchets du métabolisme et les toxiques issus de notre environnement et de notre alimentation que la naturopathie désigne sous le terme de toxémie (définition hygiéniste du Dr John H. Tilden[réf. nécessaire]) provoquent un déséquilibre du terrain et, par voie de conséquence, une altération de la santé ;
  • la « naturopathie rénovée » se focalise sur le désordre psycho-émotionnel en prenant en compte l'hérédité, le tempérament, la constitution et le terrain de l'individu à guérir[27].

Principes[modifier | modifier le code]

Cette méthode est fondée, avec la notion fondatrice de "terrain" du patient et de sa qualité bonne ou mauvaise, sur la théorie des humeurs, doctrine hippocratique du Ve siècle av. J.-C.. Cette théorie déclare que la maladie est avant tout due à un déséquilibre du terrain (ensemble des tissus de l'organisme), comme par exemple leur excès d'acidité, et en particulier des humeurs de l'organisme (sang, lymphe, bile, liquide céphalo-rachidien). Les naturopathes ont traduit en particulier ce déséquilibre par le concept d'encrassement des humeurs ou de surcharge humorale. Selon eux, les symptômes pathologiques (toux, fièvre, éruptions, etc.) sont souvent des crises de purification humorale et d'élimination toxique, le corps cherchant, comme la nature dont il fait partie, à rétablir par lui-même ses propres équilibres initiaux. La naturopathie se soit donc d'accompagner et faciliter cette purification plutôt que la combattre.

La naturopathie mise beaucoup sur l'auto-guérison, mais avec cette nuance que la force vitale de la personne doit être suffisante pour la provoquer. Le pôle d'action principal du naturopathe est le drainage, tant « psycho-émotionnel » que physiologique et humoral (les humeurs sont les liquides physiologiques circulant dans le corps : sérum, sang et lymphe). Mais le véritable champ d'action de la naturopathie est la prévention. D'une part par l'adoption d'un ensemble de techniques naturelles permettant de suivre une meilleure hygiène de vie, d'autre part en se maintenant à un tel niveau de santé que lesdites « maladies » n'ont que peu de prise sur sa personne. Ainsi, le naturopathe n'intervient-il que rarement, et uniquement en complément de la médecine conventionnelle, dans les troubles ou maladies graves[réf. nécessaire].

La naturopathie peut trouver ses limites dans certaines affections très profondes ou aiguës installées sur un terrain mal préparé et très détérioré. Dans ce cas précis, l’action naturopathique consistera à inverser la cause originelle, (environnementale, hygiénique, ou alimentaire) et à modifier le terrain. Le naturopathe effectuera un bilan vital, unique et personnel, respectant les caractéristiques physiques, physiologiques et psychologiques du patient devant être pris en charge dans sa globalité et son intégrité, ceci grâce à une observation physique précise, une interrogation et une écoute très précises du patient. Le thérapeute pourra éventuellement complèter éventuellement le décryptage des déséquilibres, l'observation et la palpation des tissus du patient par un recours à l’iridologie, c'est-à-dire une observation détaillée des yeux. La naturopathie est une démarche active qui implique directement le sujet et le considère comme l’acteur de sa santé.

Les 5 principes de la naturopathie à partir des conceptions d'Hippocrate sont :

  1. d’abord ne pas nuire (primum non nocere)
  2. la nature est guérisseuse (vis medicatrix naturae)
  3. identifier et traiter la cause (tolle causam)
  4. détoxifier et purifier l'organisme (deinde purgare)
  5. la naturopathie enseigne (docere)

Pratiques[modifier | modifier le code]

Depuis 1898 (textes fondateurs de John Scheel et Benedict Lust) aux États-Unis et depuis 1935 en France, les 10 techniques sont classées comme suit :

  1. l’alimentation ou hygiène nutritionnelle (diététique, nutrition, cures saisonnières)
  2. la psychologie ou hygiène neuropsychique (relaxation, gestion du stress, hygiène relationnelle, relation d’aide, psychothérapies brèves, sophrologie)
  3. les exercices physiques ou hygiène musculaire et émonctorielle (gymnastiques douces, culture physique, yoga, stretching, danse, arts martiaux, bicyclette, natation).
    Ces trois premières techniques, dites majeures, sont considérées ainsi comme nécessaires et suffisante à l’entretien de la santé.
    Dans la plupart des cas, la situation de santé implique toutefois d’avoir recours à d’autres outils hygiéniques ou thérapeutiques, à savoir les 7 techniques secondaires suivantes :
  4. l’hydrologie (utilisation de l’eau chaude, froide, tiède, alternée, locale, générale, interne, externe, douches, bains, thalassothérapie et thermalisme, argiles)
  5. les techniques manuelles -jadis nommées chirologie- (massages non médicaux de type californien, coréen, Amma, onctions aromatiques)
  6. les techniques réflexes ou réflexologie (appliquées au pied, à l’oreille, au nez, dos, … ; shiatsu, méthodes de Knap, Jarricault)
  7. les techniques respiratoires, jadis nommées pneumologie, sont empruntées au yoga, aux arts martiaux, à la méthode de Plent[28] ou de Jacquier, ionisations)
  8. la phytologie utilise les plantes revitalisantes, drainantes, adaptogènes et les huiles essentielles)
  9. les techniques énergétiques ont recours aux différentes formes de magnétisme, notamment grâce aux aimants.
  10. et les techniques vibratoires, également nommées actinologie[29], utilisent des couleurs, des rayonnements solaires et lunaires, de la spectroscopie infrarouge ou d'une gamme musicale.

Réglementations[modifier | modifier le code]

Depuis la résolution européenne (Collins & Lannoye) du 29 mai 1997, la naturopathie fait partie des médecines non conventionnelles pour lesquelles les états membres sont invités à s'accorder sur l'évaluation, l'enseignement et la réglementation des professionnels. La naturopathie est dite « médecine traditionnelle occidentale » pour l'OMS.

En 2015, ce métier n'est pas réglementé et son exercice est libre en France (« accessible sans diplôme particulier » selon la fiche Rome K1103 de Pôle Emploi[30]). Toutefois, le praticien naturopathe ne peut procéder à aucun acte médical, tel que le diagnostic, la thérapie ou la prescription de médicaments[31].

En Australie, la naturopathie est reconnue par l'État et a sa propre école[32]. Le diplôme s'obtient après trois années d'études. Médecins et naturopathes peuvent collaborer ensemble dans le traitement du patient. En Allemagne, le statut de Heilpraktiker praticien de santé est réglementé par la loi Heilpraktikergesetz (HPG) datant initialement de 1939. Environ 20000 Heilpraktikers sont dénombrés en Allemagne, dont les trois quarts travaillent à temps partiel.

En Suisse, le métier de naturopathe fait l'objet d'un diplôme fédéral[33]. La naturopathie n'est pas remboursée par l'assurance de base, mais certaines assurances complémentaires la prennent en charge[34].

Au Canada, la naturopathie est réglementée dans les provinces suivantes : Alberta, Colombie-Britannique, Manitoba, Nouvelle-Écosse, Ontario et Saskatchewan[35]. Dans les autres provinces, la réglementation se fait à travers les diverses associations qui représentent les intérêts des membres naturopathes.

Dans la province du Québec, la naturopathie / naturothérapie n’est pas réglementée au niveau provincial. Sans réglementation provinciale, il existe donc quelques associations qui proposent la désignation de naturothérapie aux thérapeutes formés au Québec. L'exigence minimale pour un naturothérapeute est généralement comprise entre 400 et 800 heures d'étude[36]. Certaines compagnies d'assurances, telle La Croix Bleue Médavie, publient une liste d'associations ayant les exigences et l'encadrement dites nécessaires[37]. En mars 2016, on compte 8 associations, le plus récent étant l'AQTN[38].

Critiques[modifier | modifier le code]

Si la naturopathie a été officiellement reconnue et admise par l'Etat dans des pays tels la Suisse, l'Allemagne, l'Autriche, la Grande Bretagne et quelques pays nordiques[réf. souhaitée], la naturopathie n'a cependant pas, en France et dans bon nombre d'autres pays de culture latine, de définition consensuelle. De plus, et un grand nombre de pratiques sans lien entre elles peuvent être proposées par des individus ou des écoles sous cette bannière. Sa pratique n'est encadrée en France par aucune autorité, et n'importe qui peut se proclamer « naturopathe » sans formation - même si certains instituts privés proposent des formation, dont le diplôme n'a aucune valeur institutionnelle.

Pour la médecine scientifique, la naturopathie fait donc partie des pseudo-sciences[39],[40],[41], voire du charlatanisme[12] : bien que se présentant comme un corpus théorique, les principes et méthodes de la naturopathie ne reposent pas sur une démarche scientifique de nature hypothético-déductive et fondée sur la preuve. La naturopathie invoque des concepts incompatibles avec les connaissances contemporaines d'autres domaines de la science, telle la notion d'énergie vitale, qui est une notion considérée en biologie comme une croyance irrationnelle.

Les méthodes ou produits naturels ne sont pas forcément plus sûrs ou plus efficaces que ceux qui sont artificiels ou synthétiques, tout traitement capable de susciter un effet peut aussi avoir des effets secondaires délétères[12],[42],[43],[44].

Par ailleurs, le faible niveau de formation médicale de la plupart des naturopathes fait courir au patient le risque de se voir soumis à des pratiques inefficaces, contraires à l'éthique et potentiellement dangereuses alors même que des traitements ayant fait la preuve de leur efficacité existent[45]. Ainsi, le Textbook of Natural Medicine omet de mentionner ou de traiter en détail de nombreuses affections courantes, ni donc en présenter les traitements reconnus[46].

D'après Dr Léaud-Zachoval, s'agissant d'une approche de terrain, le naturopathe n'est pas censé administrer des traitements curatifs. Il renforce par l'hygiène de vie et l'alimentation les défenses naturelles de l'organisme, favorise l'élimination des surcharges humorales et participe par son action à améliorer le terrain du patient. La naturopathie ne se substitue pas au traitement médical, elle le complète par une approche qui n'est pas symptomatique.

Néanmoins, comme pour toutes les pratiques non conventionnelles, la médecine scientifique estime qu'il existe un risque que des maladies, potentiellement graves, ne soient pas traitées pendant que le patient se limite à programme conçu par leur naturopathe, entraînant de fait un délai dans la prise en charge médicale du malade et un risque accru pour sa santé.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pour une approche intégrée en santé: Vers un nouveau paradigme par Jean-Claude Magny, Gilles Harve, PUQ, 2009, p. 61
  2. Les nouveaux métiers du bien-être Par Georges Margossian, Éditions Ellebore, 2007 p. 150
  3. (en) D. Seely, O. Szczurko, K. Cooley, H. Fritz, S. Aberdour, C. Herrington, P. Herman, P. Rouchotas, D. Lescheid, R. Bradley, T. Gignac, B. Bernhardt, Q. Zhou, G. Guyatt. « Naturopathic medicine for the prevention of cardiovascular disease: a randomized clinical trial », Canadian Medical Association Journal, 2013.
  4. Toward An Integrative Medicine: Merging Alternative Therapies With Biomedicine par Hans A. Baer, Rowman Altamira, 2004 - p. 35
  5. Sur naturophate.net
  6. Présentation du film, Naturopathie, par Jean-Yves Bilien
  7. Le Point, 1986, no 717 à 727, p. 55
  8. (en) William T. Jarvis, « NCAHF Fact Sheet on Naturopathy », National Council Against Health Fraud,‎ (consulté le 17 avril 2009)
  9. Jean Solchany, L’Allemagne au XXe siècle, Paris, PUF, 2003.
  10. (en) « Report 12 of the Council on Scientific Affairs (A-97) », American Medical Association,‎
  11. a et b (en) Hans A. Baer, « The sociopolitical status of U.S. naturopathy at the dawn of the 21st-century », Medical Anthropology Quarterly, vol. 15, no 3,‎ , p. 329–46 (PMID 11693035, DOI 10.1525/maq.2001.15.3.329)
  12. a, b et c (en) Stephen Barrett, « A close look at naturopathy », QuackWatch,‎ (consulté le 21 mars 2015)
  13. (en) Barbara Boughton et Rebecca J. Frey, Gale Encyclopedia of Alternative Medicine, Gale, (lire en ligne), « Naturopathic Medicine »
  14. (en) American Cancer Society Complete Guide to Complementary and Alternative Cancer Therapies, Atlanta, American Cancer Society, , 116–119 p.
  15. « La naturopathie en Europe », sur katerijouveaux.com.
  16. Site Internet de la FENAHMAN
  17. FENAHMAN, Fédération Française de Naturopathie, Charte, art. 1
  18. [ site de l'école de naturopathie ISUPNAT]
  19. [1]
  20. Sur le site de la vitalopathie
  21. Sur le site de l'école Dargère
  22. Site Internet de FENAVI
  23. Site Internet de Pierre-Valentin Marchesseau
  24. Site de André Louis Lafon
  25. Site de Naturopathes sans Frontières
  26. Site de l'École libre de naturopathie ÆSCULAPE
  27. Sur le site Internet de la naturopathie rénovée
  28. déblocage thoracique par la méthode de Plent
  29. Science de l'action biologique exercée par certaines radiations.
  30. « Fiche Rome K1103 - Développement personnel et bien-être de la personne », sur www.chambre-syndicale-sophrologie.fr.
  31. Articles L 372 et L 4161-1 du Code de la Santé publique.
  32. Naturopathic Education in Australia
  33. « Naturopathe avec diplôme fédéral », sur www.sbfi.admin.ch/, Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l'innovation SEFRI (consulté le 29 août 2015)
  34. « Conditions générales des assureurs conventionnés », sur asca.ch, ASCA, fondation suisse pour les médecines complémentaires. (consulté le 29 août 2015)
  35. http://www.cra-arc.gc.ca/tx/ndvdls/tpcs/ncm-tx/rtrn/cmpltng/ddctns/lns300-350/330/ampp-fra.html
  36. http://www.anpq.qc.ca/index.php?option=com_content&view=article&id=73%3Acritere-dadmission&catid=35&Itemid=84&lang=fr
  37. http://www.aqtn.ca/questions/wp-content/uploads/2016/04/associations-naturopathie-quebec-Croix_Bleue_Medavie-Mars2016.pdf
  38. http://www.aqtn.ca
  39. Science and engineering indicators
  40. A quackery with a difference—new medical pluralism and the problem of 'dangerous practitioners' in the United Kingdom
  41. Iridology is nonsense
  42. Naturopathic medicine
  43. The Skeptic's Dictionary : Natural
  44. NCAHF Position Paper on Over the Counter Herbal Remedies (1995)
  45. Atwood KC, Naturopathy: a critical appraisal, volume 5, issue 4, pages 39, pmid 14745386, 2003.
  46. Textbook of Natural Medicine

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]