Nature (revue)

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Nature  
Image illustrative de l'article Nature (revue)

Titre abrégé Nature
Discipline Multidisciplinaire
Langue Anglais
Directeur de publication Philip Campbell
Publication
Maison d’édition Nature Publishing Group (Royaume-Uni)
Période de publication 1869 à aujourd'hui
Facteur d’impact
d'après l'ISI
41,456 (2014)
Fréquence hebdomadaire
Indexation
ISSN (papier) 0028-0836
ISSN (web) 1476-4687
LCCN 12037118
CODEN NATUAS
OCLC 1586310
Liens
Premier numéro, publié le 4 novembre 1869.

Nature est une revue scientifique généraliste de référence, à comité de lecture et publiée de manière hebdomadaire. C'est l'une des revues scientifiques les plus anciennes et les plus réputées au monde. Elle a été lancée en 1869 par le Britannique Joseph Norman Lockyer avec une vocation d'excellence dans tous les domaines des sciences dites dures – physique, mathématiques, chimie, biologie, génétique – mais aussi dans de nombreuses sciences dites exactes comme la paléontologie, la géologie, les sciences de l'évolution, l'archéologie, voire dans certains aspects des sciences sociales[1].

La visibilité de Nature se traduit par son facteur d'impact à deux ans qui, en 2016, est de 43,769[2]. En 2007, Nature est corécipiendaire, avec la revue américaine Science, du Prix Princesse des Asturies de la communication, une première pour une revue scientifique[3].

Elle est publiée par le groupe de presse britannique Nature Publishing Group et l'actuel directeur de publication est le physicien Philip Campbell[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

La revue est fondée en 1869 par le scientifique et astronome britannique Joseph Norman Lockyer. Écrivant des articles scientifiques dans la revue The Reader, lorsque cette dernière cesse de paraître, il a l'idée de créer un magazine scientifique en s'associant avec l'éditeur Alexander MacMillan (en).

Le sous-titre du journal « A weekly illustrated Journal of Science » suggère que la publication s'adresse à un public de non spécialistes. Son but est annoncé dans le premier numéro paru le 4 novembre 1869 : il est « de présenter au grand public les principaux résultats du travail scientifique et de la découverte scientifique; et de favoriser la reconnaissance générale des valeurs de la Science dans l'Éducation et la Vie quotidienne »[5].

La revue ne compte que de 100 à 200 abonnés au départ[6].

Au XXIe siècle, le titre londonien constitue, avec son rival américain Science, la plus prestigieuse des revues scientifiques généralistes, mais elle soulève bien des critiques[7]. En 2013, la Déclaration de San-Francisco sur l'évaluation de la recherche milite contre les emplois abusifs du facteur d'impact qui mesure la renommée d'une revue, pas celle des articles et des chercheurs qu'elle publie[8]. Ainsi la publication dans Nature en 2001 de l'article historique décrivant le séquençage du génome humain, cité depuis plus de 10 000 fois, a valu et vaut toujours au titre de posséder le facteur d'impact le plus élevé[9]. La concurrence en termes de prestige et de publicité entre ces deux revues peut les conduire à privilégier les « hot papers » portant sur les domaines les plus controversés (cellules-souches, OGM, réchauffement climatique, etc.), ce qui leur assure d'être abondamment citées et une grande audience[10]. La politique éditoriale de Nature peut ainsi favoriser la course à la publication d'articles suscitant un fort intérêt (dilemme du « publier ou périr »), ce qui vaut à la revue d'être surnommée le « Voici du monde scientifique »[7].

Parutions remarquables[modifier | modifier le code]

Cette section contient une liste de parutions remarquables de Nature[11] :

Nature, comme toute revue, a également publié des résultats polémiques et qui se sont rapidement révélés incorrects, comme la mémoire de l'eau[24]

Autres revues[modifier | modifier le code]

En plus du titre principal Nature, le Nature Publishing Group publie différents Nature spécialisés par branche de recherches, comme Nature Genetics ou Nature Physics (liste complète).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Ligne éditoriale sur le site officiel de Nature.
  2. (en) « Journal Metrics », Macmillan Publishers Limited,
  3. (es) Premiados en 2007, Fondation Princesa-de-Asturias.
  4. Bureau éditorial.
  5. Bernadette Bensaude-Vincent, Anne Rasmussen, La science populaire dans la presse et l'édition: XIXe et XXe siècles, CNRS éditions, , p. 181.
  6. Manuel Chemineau, Fortunes de "La Nature". 1873 - 1914, LIT Verlag Münster, , p. 81.
  7. a et b « Hilmar Schmundt », Courrier international, no 1047,‎ , p. 58.
  8. En avril 2017, le blog de Nature Publishing Group prend en compte cette critique en annonçant son support à cette Déclaration de San-Francisco, et en publiant 4 indicateurs par revue. Cf. (en) Mark Staniland, « Nature Research’s next steps on journal metrics », sur blogs.nature.com, .
  9. (en) Nicolas Chevassus-au-Louis, Malscience. De la fraude dans les labos: De la fraude dans les labos2011, p. 124.
  10. (en) House of Commons, Science and Technology Committee, Peer review in scientific publications, The Stationery Office, , p. 124.
  11. (en) Personnel de rédaction, « Company information : About NPG », Nature, (consulté le 21 février 2009)
  12. (en) T. H. Huxley, « Goethe: Aphorisms on Nature », Nature, vol. 1, no 1,‎ , p. 9-11 (DOI 10.1038/001009a0, lire en ligne)
  13. (en) Wilhelm Röntgen, « On a New Kind of Rays », Nature, vol. 53, no 1369,‎ , p. 274-276 (DOI 10.1038/053274b0, lire en ligne)
  14. (en) R. Dart, « Australopithecus africanus The Man-Ape of South Africa », Nature, vol. 115, no 2884,‎ , p. 195-199 (DOI 10.1038/115195a0)
  15. (en) J. D. Watson et F. H. C. Crick, « Molecular Structure of Nucleic Acids: A Structure for Deoxyribose Nucleic Acid », Nature, vol. 171, no 4356,‎ , p. 737-738 (DOI 10.1038/171737a0)
  16. (en) T. H. Maiman, « Stimulated Optical Radiation in Ruby », Nature, vol. 187, no 4736,‎ , p. 493-494 (DOI 10.1038/187493a0)
  17. (en) J. T. Wilson, « Did the Atlantic Close and then Re-Open? », Nature, vol. 211, no 5050,‎ , p. 676-681 (DOI 10.1038/211676a0)
  18. (en) A. Hewish, S. J. Bell, J. D. H. Pilkington, P. F. Scott et R. A. Collins, « Observation of a Rapidly Pulsating Radio Source », Nature, vol. 217, no 5130,‎ , p. 709-713 (DOI 10.1038/217709a0)
  19. (en) G. Köhler et C. Milstein, « Continuous cultures of fused cells secreting antibody of predefined specificity », Nature, vol. 256, no 5517,‎ , p. 495-497 (DOI 10.1038/256495a0)
  20. (en) J. C. Farman, B. G. Gardiner et J. D. Shanklin, « Large losses of total ozone in Antarctica reveal seasonal ClOx/NOx interaction », Nature, vol. 315, no 6016,‎ , p. 207-210 (DOI 10.1038/315207a0, lire en ligne)
  21. (en) M. Mayor et D. Queloz, « A Jupiter-mass companion to a solar-type star », Nature, vol. 378, no 6555,‎ , p. 355–359 (DOI 10.1038/378355a0, lire en ligne)
  22. (en) I. Wilmut, A. E. Schnieke, J. McWhir, A. J. Kind et K. H. S. Campbell, « Viable offspring derived from fetal and adult mammalian cells », Nature, vol. 385, no 6619,‎ , p. 810-813 (DOI 10.1038/385810a0)
  23. (en) M. Brunet et al., « A new hominid from the Upper Miocene of Chad, Central Africa », Nature, vol. 418, no 6894,‎ , p. 145-151 (DOI 10.1038/nature00879, lire en ligne)
  24. (en) E. Davenas, F. Beauvais, J. Amara, M. Oberbaum, B. Robinzon, A. Miadonnai, A. Tedeschi, B. Pomeranz, P. Fortner, P. Belon, J. Sainte-Laudy, B. Poitevin et J. Benveniste, « Human basophil degranulation triggered by very dilute antiserum against IgE », Nature, vol. 333, no 6176,‎ , p. 816–818 (ISSN 0028-0836, DOI 10.1038/333816a0).

Lien externe[modifier | modifier le code]