Natsumikan

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Natsumikan
Image illustrative de l’article Natsumikan

Autre nom ナツミカン, 夏蜜柑
Lieu d’origine Japon
Place dans le service Fruit

Natsumikan (ナツミカン, 夏蜜柑?), ou Amanatsu ou encore Bigarade natsudaïdaï , Citrus x natsudaidai, Citrus natsumikan, Citrus × aurantium[N 1], est un arbuste et son fruit, appartenant à un groupe d'agrumes tardifs originaire et traditionnellement cultivé au Japon. Cette «mandarine d'été» (natsu signifie été, et mikan mandarine), se récolte en avril pour être consommée en mai. Il est souvent confondu avec : kawano natsudaidai, amanatsu daidai (甘夏橙), amanatsukan (甘夏柑), et amanatsu mikan (甘夏蜜柑(甘夏みかん)...

Il est également nommé natsukan : agrume d'été. Natsudaidai signifie littéralement daidai d'été où orange amère d'été.

Natsumikan en mars

Origine et description[modifier | modifier le code]

Les sources japonaises reconnaissent que son histoire est incertaine. Sa diffusion daterait du XXe siècle, après l'ère Meiji, il a été gratifié du titre de monument naturel national en 1927. Le semis original de ce fruit aurait été trouvé dans un jardin de la préfecture de Yamaguchi, au Japon, vers la fin du 17e siècle et serait toujours vivant[Information douteuse][1]. De nombreux natsumikan sont toujours plantés dans ces jardins. À Yamaguchi, la culture a évolué depuis l'origine, les cultivars originels de natsudaidai sont remplacés de nos jours par des amanatsu.

Il est supposé être un hybride spontané de pamplemoussier (C. maxima) et d'un bigaradier (orange amer)[1].

Le fruit est gros, sphérique nettement aplati, diamètre d'environ 10 cm, son poids de 300 à 500 g. L'endocarpe est divisé en 12 quartiers (segments) réguliers.

La couleur du fruit passe du jaune en octobre à l'oranger en fin décembre. La peau est parfumée, rugueuse et ferme[2].

Variétés et cultivars[modifier | modifier le code]

Il existe deux variétés de C. natsudaidai qui se caractérisent en fonction de la période de récolte. L'Atsumikan récolté tardivement à l'automne et dont le fruit se mange en mai de l'année suivante, et le Natsudaidai qui se récolte de janvier à début mars, et qui se mange à partir de mi-avril[3].

De nombreux croisements et hybridations existent et ne sont pas bien répertoriés. Commercialement on trouve deux cultivars principaux : Kawano et Tajima. Kawano est moins acide et mûrit plus précocement. Tajima est très juteux, mûrit tardivement mais très acide[1],[N 2]

On pourra aussi trouver les cultivars suivants : Amanatsu, Beni Amanatsu, Kawano, Tajima et Natsudaidai[1].

Gout, et parfum du natsumikan[modifier | modifier le code]

Son parfum est apprécié et a fait l'objet de récompenses, il est spécifique et contient des composés aromatiques typiques avec odeur propre à C. natsudaidai[4]. Parmi les 60 composés aromatiques de l'huile essentielle extraite de l'écorce β-copaene, hydrate de cis-sabinene et 1-octanol sont caractéristiques de l'arôme de type de natsudaidai[5].

C. natsudaidai en coupe (mars)

Le gout est acide avant totale maturité, au début du XIXe siècle son jus était utilisé en substitution du yuzu. Après récolte et après une période d'affinage la pulpe est juteuse, orange brillant, d'une texture agréablement croquante et un bel équilibre sucre - acide - amertume. Le gout proprement dit est propre à ce fruit, évoquant certains pamplemousses (C. maxima).

Usage de C. natsudaidai[modifier | modifier le code]

Natsumikan est un agrume de table souvent transformé. Le site de recette cookpad en japonais donne 763 recettes à base de natsumikan (2019) et zéro avec le mot natsudaidai (ナツダイダイ).

Viennent en tête les recette sucrées : confitures, marmelades, écorces ou tranches de fruit confites ou au chocolat, zeste râpé dans le flan ou la crème brulée, gelée sucrée (souvent servie dans une demi-écorce), conserve de quartiers au sirop et tous les gâteaux à base de ces sucreries, dont une crêpe Suzette locale au yaourt de natzumikan. La confiture de natsumikan est appréciée diluée dans le vin mousseux. La ville de Hagi est connue pour ses natsumikans, utilisés notamment pour des jus ou des crèmes glacées.

Cidre japonais fabriqué à partir de l'agrume

Côté salé on le trouve dans des salades de printemps, avec les plats de viande comme le porc à l'aigre-doux, le poulet sauté qui réinterprète le canard à l'orange. En boisson on en fait une sorte de limonade, une liqueur, l'écorce parfume l'huile de riz.

Culture[modifier | modifier le code]

La production japonaise des agrumes du groupe natsudaidai est de l'ordre de 430 t. par an, au 10e rang des espèces d'agrumes cultivées. En dehors de la préfecture de Yamaguchi, on en cultive également dans les préfectures de Kagoshima, de Kumamoto, de Ehime, de Wakayama.

La floraison et la maturité de C. natsudaidai sont tardives. Le stress hydrique ou la gibbérelline n'induisent pas de floraison précoce[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. De nombreux sites et bibliographies apportent des précisions qui se contredisent, tant à propos des noms, des variétés, des origines de cet agrume. Les agrumes en général sont des plantes à la phylogénie complexe et la taxonomie grandement variable, suivant les auteurs et les époques. Leur caractère interfécond et prompt à l'hybridation naturelle rend difficile les identifications certaines, et les classifications parfois floues.
  2. Les informations ci-dessus concernant variétés et cultivars, issues de sites différents peuvent paraître peu claires voire porter à confusion, preuve supplémentaire de la note 1.
  1. a b c et d «Citrus × aurantium 'Natsudaidai'» sur Citrus page, consulté le 4 mars 2020
  2. « Citrus ID: Fact Sheet: Natsu Mikan », sur idtools.org (consulté le 9 mars 2019)
  3. «Amanatsu : Citrus natsudaidai, citrus fruit from southern Japan», Flora Oscura, consulté le 4 mars 2020
  4. « ScienceDirect », sur www.sciencedirect.com (consulté le 9 mars 2019)
  5. (en) Masayoshi Sawamura, Hyang-Sook Choi, Chieko Nishiyama et Nguyen Thi LAN Phi, « Evaluation of Characteristic Aroma Compounds of Citrus natsudaidai Hayata (Natsudaidai) Cold-Pressed Peel Oil », Bioscience, Biotechnology, and Biochemistry, vol. 70, no 8,‎ , p. 1832–1838 (ISSN 0916-8451 et 1347-6947, DOI 10.1271/bbb.50705, lire en ligne, consulté le 9 mars 2019)
  6. « Precocious flowering of Citrus seedlings and expression analysis of FT/TFL1 family genes and miR156/172 involved in vegetative phase transition », sur www.actahort.org (consulté le 9 mars 2019)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

(en) Masatoshi Manabe, « Purification & properties of Citrus natsudaidai pectinesterase », Agricultural and Biological Chemistry,‎ , p. 4 pages : 1487 à 1491 (ISSN 0002-1369, lire en ligne) Purification et propriétés de la pectinesterase (en) de C. natsudaidai (enzyme agissant sur le pH de la paroi cellulaire des plantes).