Nato submarine rescue system

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le NSRS.
Le NSRS de profil en 2011.

Le Nato submarine rescue system ou NSRS est un système mobile de sauvetage sous-marin. Il comprend un sous-marin de sauvetage (SRV), deux chambres de décompression (TUP), un portique (PLARS) pour opérer le sous-marin et un ROV avec ses systèmes d'opération et de commande (IROV) et un système portable de navigation, de pistage et de communication (PNTCS)[1]. Ce système a été conçu conjointement pour les marines de guerre française, britannique et norvégienne.

Description[modifier | modifier le code]

Destiné à venir au secours d'équipage de sous-marin en difficulté dans les fonds marins, le sous-marin est conçu pour intervenir jusqu'à 600 mètres de profondeur et par mer dite « très forte »[2]. Le SRV peut s'accoupler au sous-marin à secourir avec un angle maximum de 60 degrés[3],[4].

La nouveauté de ce sous-marin est qu'il est mis en œuvre dans une chaîne complète de dépressurisation, le distinguant du système américain qui assurait auparavant seul le secours sous-marin des submersibles de l'OTAN. En effet un sous-marin accidenté peut voir sa pression atmosphérique intérieure augmenter fortement en cas d'une voie d'eau, risquant de provoquer une toxicité pulmonaire liée à l’oxygène et un accident de décompression lors du retour en surface[5]. Aussi le NSRS est-il conçu pour se mettre à une pression identique à celle du sous-marin accidenté lorsqu'il se fixe sur le sas de secours de ce dernier (tous les sous-marins de l'OTAN possèdent un sas de secours normalisé sur leur dos), à remonter les marins sous cette pression. Le sous-marin est ensuite remonté sur le pont du bateau de secours puis relié par un sas à une des chambres de décompression où l'équipage naufragé est transféré. Une journée est nécessaire pour évacuer un équipage de 100 personnes.

L'ensemble du système (sous-marin, chambres de décompression et portique) peut être déployé n'importe où dans le monde en 72 heures par avion cargo de type C5 Galaxy, C17 Globemaster III, Antonov 124, C-130 Hercules ou A400 M[6] . L'ensemble de l'équipement représente l'équivalent de 23 semi-remorques pour un poids total de 230 tonnes. Il peut opérer à partir de bateaux différents, ces concepteurs indiquant qu'en 2007 plus de 5 000 navires à travers le monde pourraient le mettre en œuvre.

Le sous-marin est construit sous maîtrise d'œuvre de Rolls-Royce par Perry Slingby Systems à Kirkbymoorside. Le sous-marin est en service depuis le . Il est basé à la base navale britannique HMNB Clyde sur le site de Faslane en Écosse[2] ou il remplace le LR5.

Caractéristiques du sous-marin[modifier | modifier le code]

  • Longueur : 8 m
  • Largeur : 3,5 m
  • Hauteur : 3,2 m
  • Déplacement : 30 t
  • Vitesse max. : 4 nœuds (7,4 km/h)
  • Équipage : 2 pilotes et 1 accompagnateur
  • Capacité d'emport : 15 rescapés

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « The NATO Submarine Rescue System », sur Royal Navy,  : « Communications are achieved using an advanced array of equipment including an underwater telephone, underwater modem and a lightweight fibre-optic umbilical »
  2. a et b « Le NSRS, sauveteur de sous-mariniers », sur Ministère française de la défense, (consulté le 4 juillet 2013)
  3. « Le NSRS, premier système européen de sauvetage de sous-marins », sur Mer et marine, (consulté le 22 novembre 2017)
  4. (en) « The NATO Submarine Rescue System (NSRS) », sur ThinkDefence (consulté le 22 novembre 2017)
  5. Blatteau et al., « Techniques actuelles de sauvetage des sous-marins : Contexte de mise en œuvre du Nato Submarine Rescue System », Médecine et armées, vol. 43, no 1,‎ , p. 83-94 (lire en ligne)
  6. Le NSRS sur le site de Rolls-Royce (en).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :