Native advertising

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Le native advertising, publicité native ou publicité intégrée[1], est un type de publicité, principalement en ligne, qui s'harmonise avec un contenu éditorial classique sur lequel elle apparaît. Dans de nombreux cas, elle se manifeste comme un article ou une vidéo, produit par un annonceur avec l'intention spécifique de promouvoir un produit, tout en respectant la mise en forme et le style spécifiques du support. Le mot « natif » fait référence à cette cohérence de contenu, à contrario d'autres médias externes, telle la publicité apparaissant sous forme de bannière publicitaire.

Cette intégration et cette ressemblance avec les contenus éditoriaux permet à la publicité native d'éviter le banner blindness et rend plus difficile son blocage par un logiciel antipub. Néanmoins elle se confond parfois avec les contenus classiques du site support et soulève des questions relatives à la transparence et à la déontologie[2],[3].

Origines[modifier | modifier le code]

Le native advertising apparait fin 2012 aux États-Unis dans un contexte publicitaire en pleine mutation. D'une part de plus en plus d'agences media et d'annonceurs s'interrogent sur l'efficacité des formats classiques de publicité tels que les bannières, dont le taux de clic est passé d'environ 10 % en 2000 à moins de 1 % en 2014, d'autre part les études de banner blindness démontrent que les internautes ne voient plus les formats classiques de publicités situés à côté du contenu[4].

En France, le Native Advertising est apparu en 2013 par le biais de la plateforme AdYouLike qui a déposé le terme à l'INPI. [5]

Il est de plus en plus difficile de générer de l'engagement grâce à la publicité sur internet, une majorité d'internautes rejette alors les formes classiques de publicité[6]. Les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter n'utilisent pas de formats classiques de publicité, qu'ils jugent intrusifs, interruptifs, et inefficaces. Organisant leurs informations en flux, ils font le choix d'organiser leur publicité en flux également et d'intégrer le contenu de marque au cœur de leurs flux d'informations. Ce modèle économique met ainsi le contenu de marque au cœur du contenu éditorial et de l'expérience utilisateur, il bénéficie en outre de l'influence de la marque éditoriale.

Transparence et déontologie[modifier | modifier le code]

Le modèle économique reposant sur la publicité native soulève des questions quant à sa transparence et sa déontologie[7]. À la différence d'un article sponsorisé, la publicité native n'est pas fournie par la marque mais est rédigée par la rédaction du site qui la diffuse. Les sites d'Infodivertissement tels que BuzzFeed, Melty, Topito, Koreus, Demotivateur, Minutebuzz ou Konbini se financent principalement avec différentes méthodes dérivées du publirédactionnel[8], dont notamment le marketing de contenu ou bien la publicité native[9],[10].

Pour illustrer la pratique de la publicité native l'humoriste John Oliver prend pour exemple Buzzfeed, et cite quelques articles du site comme celui qui propose « 9 façons de nettoyer plus intelligemment » sponsorisé par les lingettes Swiffer ou une autre qui énumère « 10 façons de rendre votre journée plus efficiente » sponsorisé par General Electric. Ainsi les produits vendus par les deux marques ne sont pas évoqués, le but étant d'associer une marque à des notions positives[11].

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]