Nathan Netter

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Nathan Netter
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 93 ans)
MetzVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Activités
Autres informations
Distinctions
Ordre de l'Aigle rouge 4e classe (d)
Officier de la Légion d'honneurVoir et modifier les données sur Wikidata

Nathan Netter (1866-1959) est grand-rabbin de Metz de 1900 à 1954.

Biographie[modifier | modifier le code]

Nathan Netter est né à Niedernai dans le Bas-Rhin le 5 janvier 1866. Il est le fils d’Ephraïm Netter et de son épouse Françoise Weill.

Il fait parallèlement des études rabbiniques et universitaires et soutient sa thèse de doctorat sur une étude critique du Midrash Rabba (Die Geschichte Noahs und der Sündflut, eine Uebersetzung und kritische Behandlung des Midrasch Rabbah[1]).

Il se marie avec France Weill (1872-1935) originaire de Saint-Imier en Suisse. Ils ont un fils, pharmacien à Paris, administrateur de la synagogue orthodoxe Ohel-Abraham de la rue de Montevideo.

À partir de 1891, il est nommé au poste de rabbin successivement à Bouxwiller, Saverne et Sarreguemines. En 1900, il est nommé grand-rabbin de Metz.

Il prend sa retraite en 1954 à l’âge de 88 ans, après 54 années au service de la communauté israélite de Metz. Il décède à Metz, le 15 décembre 1959 et est inhumé, au côté de son épouse, au cimetière juif de Metz-Chambière.

Honneurs et distinctions[modifier | modifier le code]

Le grand-rabbin Nathan Netter est fait officier d’Académie le 14 juillet 1919. Il reçoit la médaille d’or du Souvenir français en 1922.

Il est décoré de la médaille de bronze de l’Assistance publique en 1928, de la médaille d'honneur de l'administration pénitentiaire en 1932 et de la médaille d’argent de la Prévoyance sociale.

Il est nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1931 et promu officier en 1946 à titre militaire.

Il reçoit la croix de guerre 1939-1945 avec palmes le 11 novembre 1946.

Il reçoit le prix Montyon de l’Académie française en 1947 pour son ouvrage La patrie égarée, la patrie retrouvée[2].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • À travers l'antiquité juive, Paris, les Presses universitaires de France, 1925.
  • Israël et son Talmud à travers l’histoire, Paris, les Presses universitaires de France, 1926.
  • La patrie égarée, la patrie retrouvée (sermons et allocutions patriotiques), Paris, les Presses universitaires de France, 1929. (couronné par l’Académie française, préface du commandant Armand Lipman).
  • Cent ans d’histoire d’une société de charité messine ; la jeunesse israélite de Metz, 1838-1938, Paris, 1938.
  • Vingt siècles d’histoire d’une communauté juive, (Metz et son grand passé), librairie Lipschutz, Paris, 1938/1940, XV1-536 p. (préface de Georges Samuel), (rééd. Marseille, J. Laffite, 1995).
  • La Patrie égarée et la patrie renaissante, Metz, impr. de P. Even, 1947, 302 p., (préface de Léon Meiss).
  • Langage des siècles au centenaire de la synagogue de Metz, librairie Mutelet, 1950.
  • Souvenirs et impressions de voyage au Maroc à travers l’Espagne, librairie Durlacher, Paris, 1952. 221 p. (préface du grand rabbin Jacob Kaplan).
  • Le roi Saül (tragédie biblique), librairie Durlacher, Paris, 1955.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'histoire de Noé et du déluge, une traduction et le traitement critique du Midrash Rabba
  2. Prix Montyon de l’Académie française

Liens externes[modifier | modifier le code]