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Nathalie dans l'enfer nazi

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Nathalie dans l'enfer nazi

Réalisation Alain Payet
(crédité comme James Gartner)
Scénario Patrice Rhomm
Acteurs principaux Jacqueline Laurent
Jacques Marbeuf
Sociétés de production Eurociné
Pays de production Drapeau de la France France
Genre Nazisploitation
Durée 107 minutes
Sortie 1978

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Nathalie dans l'enfer nazi est un film de nazisploitation français réalisé par Alain Payet (crédité comme James Gartner), sorti en 1978.

En 1977, ce film était sous le coup d'une interdiction totale pour atteinte à la dignité humaine; certaines scènes durent être coupées pour pouvoir obtenir un visa d'exploitation l'année suivante[1],[Note 1],[2].

Lors de la Seconde Guerre mondiale, Nathalie Baksova est une jeune femme russe qui cumule la double fonction de médecin et d'agent secret soviétique. Alors qu'elle se rend dans un village pour soigner un malade, un convoi allemand est attaqué par la résistance russe non loin de là. Gravement blessé, le général Hartz est transporté par le lieutenant Erik Müller dans la maison où se trouve Nathalie. Ce dernier la menace de l'envoyer dans un camp de détention si elle ne secourt pas son collègue. Mais, lors d'une seconde embuscade, Hartz est abattu par un résistant et Nathalie sauve la vie de Müller. Alors qu'il est conduit en lieu sûr, elle est arrêtée par les Nazis et déportée en Pologne.

Pendant ce temps, les services secrets britanniques reçoivent Vassili, leur allié et supérieur hiérarchique de Nathalie. Ils l'informent que l'une de leurs espionnes, Ingrid, a disparu sur le front de l'est alors qu'elle détenait des informations capitales. Selon leurs sources, elle serait incarcérée en Pologne dans un ancien château transformé en forteresse : Stilberg. Cet endroit est à la fois une prison, un quartier général pour les nazis mais aussi un bordel de luxe, dans lequel certaines prisonnières provenant de divers camps officient en tant que prostituées. Les britanniques chargent Vassili d'infiltrer l'une de ses agents secrets à Stilberg afin d'organiser l'évasion d'Ingrid ou, si cela se révèle impossible, de la tuer pour l'empêcher de parler.

Se faisant passer pour un membre de la Croix-rouge, Vassili parvient à prendre contact avec Nathalie, toujours emprisonnée en Pologne et sur le point d'être transférée à Stilberg. Elle accepte la mission mais elle s'avère être encore plus compliquée que prévu. Dans la forteresse, elle fait la connaissance du colonel Gunther, un gradé dégoûté par la guerre et les méthodes de ses collègues nazis à tel point qu'il se réfugie dans l'alcool, mais elle retrouve également le lieutenant Müller qui ne l'a pas oubliée. Mais Nathalie est la proie de la commandante Helga Horst, la responsable des détenues qu'elle maltraite pour son plaisir personnel. Lesbienne et sadique, cruelle et perverse, elle organise des séances sado-masochistes dans les souterrains du château où elle enchaîne et fouette ses prisonnières préférées. Nathalie fait face à ses avances tandis qu'Erik, amoureux de la résistante russe, tente de la préserver de la dominatrice Helga...

Fiche technique

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Distribution

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Notes et références

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  1. « Le film en cause accumule les thèmes les plus nocifs et les plus susceptibles de créer des pulsions redoutables dans la société présente, y compris parmi les adultes : le rappel de la volonté de puissance nazie ; le mépris des hommes que son idéologie exprime, à quoi s’ajoute l’exposé détaillé des méthodes – cruautés, sévices corporels, cruautés mentales, etc. qui permettent cet asservissement plus particulièrement présenté comme devant atteindre les plus faibles par les raisons du sexe – femmes – ou de la “race” – juifs. Tout en notant que le présent film est d’une intensité plus faible que d’autres réalisations de même nature […] et que les maladresses nombreuses de sa réalisation en atténuent dans une certaine mesure l’effet, la Commission a considéré que le projet même qui s’y exprime est, de sa nature, éminemment dangereux en ce qu’il fait revivre un certain nombre de ferments de mépris et de destruction à l’égard de l’homme et de la célébration de la violence gratuite, du sadisme et de l’affirmation du “moi” aux dépens de son prochain auxquels la société française, un temps protégée par l’évidence d’événements récents et connus, se retrouve aujourd’hui entièrement vulnérable. Au nom de ces raisons, la Commission propose une mesure d’interdiction totale. »

    — Commission de contrôle, Avis du 13 décembre 1977

Références

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  1. Écran, Éditions de l'Atalante., (lire en ligne), p. 81
  2. Christophe Bier, Dictionnaire des films français pornographiques & érotiques de longs métrages en 16 et 35 mm, (lire en ligne), p. XVII

Liens externes

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