Nathalie Zaltzman

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Nathalie Zaltzman
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata (à 75 ans)
à ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Pays de nationalité FranceVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Profession Psychanalyste et psychologueVoir et modifier les données sur Wikidata

Nathalie Zaltzman est une psychanalyste française, née le à Paris et morte le à Paris[1].

Parcours analytique et biographie[modifier | modifier le code]

Elle est née à Paris, dans une famille d'origine russe et juive laïque, exilée. Son père, Abram Zaltzman, était avocat à Saint-Pétersbourg, puis il est propriétaire d'une papeterie et fait fonction de bibliothécaire pour la communauté russe de Paris. Durant la Seconde Guerre mondiale, la famille se réfugie dans le sud de la France. Nathalie Zaltzman parle plusieurs langues et travaille comme interprète pour le russe à l'UNESCO. Puis elle devient psychologue et réalise une analyse. Elle est mariée au psychanalyste François Perrier de 1963 à 1968, et ils ont un fils.

Elle a fait une analyse avec Serge Leclaire. Après la scission de 1953, elle adhère à la Société française de psychanalyse puis à l'École freudienne de Paris dirigée par Jacques Lacan avant de prendre ses distances à l'égard des pratiques de Lacan en ce qui concernait la formation des analystes et la technique analytique, et de créer de le Quatrième Groupe, Organisation psychanalytique de langue française, avec Piera Aulagnier, Jean-Paul Valabrega, François Perrier, notamment. Elle en est successivement secrétaire scientifique, secrétaire analytique, vice-présidente (1985) et présidente (1986).

Elle est très proche de Piera Aulagnier et elle prépare en 2009 avec Jacques André un colloque consacré à l’œuvre de celle-ci. C'était une personnalité engagée qui s'était notamment opposée à l'Association psychanalytique internationale et à ce qu'elle considérait comme ses dérives bureaucratiques.

Elle a été secrétaire de rédaction de la revue Topique, avec Jean-Paul Valabrega et Sophie de Mijolla-Mellor, mais elle est en désaccord avec eux et quitte la revue, participant au travaux de la revue penser/rêver[2] fondée en 2002.

Sa renommée dépassait et de loin les frontières hexagonales, elle était connue au Canada, en Suisse, en Russie où elle participait à des enseignements de la psychanalyse avec son originalité et ses engagements[3].

Concepts[modifier | modifier le code]

Elle a développé le concept freudien de Kulturarbeit, c'est-à-dire le « travail de culture »[4] qu'elle voyait comme une des pierres angulaires de la guérison psychanalytique.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Œuvres principales[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]