Nathalie Obadia

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Nathalie Obadia
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Nathalie Obadia, née en 1962 à Toulouse, est une galeriste française spécialisée dans l'art contemporain. Elle est membre du bureau du Comité professionnel des galeries d’art dont elle a assuré la vice-présidence pendant trois ans (2005-2008).

Située à Paris[1] et à Bruxelles[2], la galerie Nathalie Obadia est une galerie d’art qui représente des artistes contemporains comme Joana Vasconcelos et Martin Barré.

Biographie[modifier | modifier le code]

Espace d'exposition de la galerie Nathalie Obadia à Paris.

Ses parents, qui collectionnent très tôt les artistes de la Figuration Narrative et du Pop Art, lui transmettent la passion de l’art contemporain en parcourant avec elle musées et galeries. Grâce aux droits d'auteurs du père, inspecteur d'académie et rédacteur de livres de grammaire à succès, la famille, qui vit à Lens puis à Nantes, s'achète des toiles de Roy Lichtenstein, Andy Warhol ou encore Tom Wesselmann, et vient régulièrement à Paris, Amsterdam ou Aix-la-Chapelle pour voir des expositions et visiter des galeries d'art.

À l'adolescence, elle met à profit ses premiers stages pour se former à la profession de galeriste qu’elle découvre chez Daniel Varenne à Genève et Adrien Maeght à Paris. Après l’obtention d’une maîtrise de droit et diplômée de Sciences-Po, elle rejoint la Galerie Daniel Templon de 1988 à 1992. Elle travaille avec lui à la Fiac[3].

Elle ouvre sa galerie parisienne en 1993[4], rue de Normandie dans le quartier du Marais, et s'engage à y montrer une nouvelle génération d’artistes français aux premiers rangs desquels figurent Carole Benzaken (prix Marcel-Duchamp 2004) et Pascal Pinaud. En 1995, la galerie déménage rue du Grenier-Saint-Lazare[5] et renouvelle sa programmation en s’associant à des artistes plus confirmés tels que Shirley Jaffe, Albert Oehlen et Roland Flexner. Il s'agit de son adresse actuelle au 3, rue du Cloître Saint-Merri dans un espace de 500 m2 qui lui permet de mettre en avant de nouveaux artistes comme Joana Vasconcelos, Huma Bhabha (en), Guillaume Bresson, Michael DeLucia, Jorge Queiroz, Luc Delahaye (Prix Pictet, 2012) Chloe Piene (en), Patrick Faigenbaum et Rina Banerjee.

Dès la fin des années 1990, la galerie Nathalie Obadia monte les premières expositions personnelles en France d’artistes reconnus aujourd’hui sur la scène internationale, notamment avec Lorna Simpson ou Fiona Rae, et, en devenant la première galerie en Europe de Jorge Queiroz, Rosson Crow, ou Chloe Piene, affirme avec conviction ses choix et intuitions artistiques sur le marché de l’art mondial. En 2003, elle s’agrandit et s’installe à côté du Centre Pompidou[6].

Parallèlement, la galerie Nathalie Obadia s’attache à redécouvrir le travail de Martin Barré, peintre abstrait minimaliste français mort en 1993[7], et devient rapidement une étape incontournable dans le circuit international des galeries qui comptent.

Grâce à son implication et au travail fourni pour faire connaître une nouvelle génération d’artistes auprès de la critique[8], nombre d’entre eux sont exposés dans des institutions culturelles prestigieuses et internationales parmi lesquels figurent la Portugaise Joana Vasconcelos au château de Versailles, l’Indienne Rina Banerjee au musée Guimet à Paris, l’Américaine Jessica Stockholder au musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne, ou l’Égyptien Youssef Nabil à la Maison européenne de la photographie à Paris.

En ouvrant une antenne à Bruxelles en octobre 2008, Nathalie Obadia se positionne parmi les premières galeries françaises à tracer un axe d'art contemporain entre les deux villes européennes. Située dans un immeuble contemporain, la galerie Nathalie Obadia, Bruxelles offre de nouvelles conditions d’expositions à des artistes comme la cinéaste Agnès Varda[9], Manuel Ocampo ou Frank Nitsche, et organise des collaborations inédites avec des artistes historiques, comme avec Ben en 2010, et Andres Serrano en 2012.

Nathalie Obadia a été vice-présidente du Comité des galeries d’art de 2005 à 2008.

En 2012, le collectif chinois MadeIn Company et les artistes iraniens Rokni Haerizadeh et Ramin Haerizadeh ont rejoint la galerie Nathalie Obadia. La même année, la galerie Nathalie Obadia accompagne Joana Vasconcelos dans son exposition au château de Versailles.

Elle poursuit son développement en ouvrant en février 2013, 20 ans après la création de sa galerie éponyme en 1993, une deuxième adresse rue du Bourg-Tibourg offrant à ses artistes et collectionneurs de nouvelles perspectives d'exposition au cœur du Marais et consolidant son positionnement sur la scène de l’art contemporain. De nouveaux artistes rejoignent la galerie : Xu Zhen, Fabrice Hyber (Lion d’Or à la Biennale de Venise en 1997), Valérie Belin (Prix Pictet 2015), Joris van de Moortel, Mickalene Thomas, Andres Serrano, Edgar Arceneaux (en) ou Laure Prouvost (lauréate du Turner Prize, 2013). Depuis 2013, la galerie représente également l’œuvre d’Eugène Leroy, décédé en 2000.

De nombreux artistes de la galerie figurent dans la plupart des institutions culturelles les plus prestigieuses, avec notamment Manuel Ocampo (en) qui représente le Pavillon des Philippines à la Biennale de Venise, Sarkis qui y représentait le Pavillon de la Turquie, Joana Vasconcelos qui occupait le Pavillon du Portugal, Valérie Belin au Centre Pompidou, Andres Serrano aux Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, Lorna Simpson (en) au Jeu de Paume. En 2018, le Centre Pompidou consacre une grande exposition personnelle à Martin Barré[réf. nécessaire].

Elle enseigne à Sciences Po Paris depuis 2015 un cours d'« Analyse du marché de l'art contemporain ».

Décorations[modifier | modifier le code]

Participations aux foires[modifier | modifier le code]

La galerie Nathalie Obadia participe à de nombreuses foires internationales :

Artistes représentés[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Les 21 galeries qui comptent à Paris », Le Figaro, 21 octobre 2009.
  2. « Accélérateurs de talents », Le Vif/L'Express,2 avril 2010.
  3. Anne Fulda, « Nathalie Obadia, la guerrière de l'art », Le Figaro, vendredi 25 octobre 2013, p.36 (en ligne).
  4. « Nathalie Obadia, la tueuse-née », Les Échos, 18 octobre 2007.
  5. Le Figaro, 21 octobre 2009.
  6. « Déménagement artistique », Le Monde, 30 septembre 2003.
  7. « Martin Barré, l'ancêtre du contemporain », Le Figaro, 7 juillet 2006.
  8. « Les coups de cœur de Gilles Fuchs », Beaux Arts magazine, avril 2008.
  9. « Agnès Varda, la joconde de la rue Daguerre », Point de vue de la semaine du 16 juin 2010.
  10. « Nathalie Obadia, une lionne des affaires et un officier des Arts et des Lettres », Le Figaro du 27 février 2009.