Nathalie Azoulai

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Azoulai.
Nathalie Azoulai
Naissance [1]
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture français
Genres

Œuvres principales

Nathalie Azoulai, née en 1966, est une femme de lettres française, lauréate du prix Médicis en 2015 pour son roman Titus n'aimait pas Bérénice.

Biographie[modifier | modifier le code]

Nathalie Azoulai grandit au sein d’une famille nombreuse originaire d'Égypte et exilée à Nanterre, en région parisienne[1]. Elle entre à l'école normale supérieure[réf. nécessaire] de Saint-Cloud/Fontenay-aux-Roses où elle obtient l'agrégation de lettres modernes. Elle enseigne quelque temps puis se tourne vers l’édition où elle occupera différents postes[2]. Tout en étant éditrice, en 2002, elle publie son premier texte, Mère agitée, aux éditions du Seuil, un roman fragmenté qui évoque les angoisses de la maternité, son enfance, celle de ses enfants, la nouvelle société des mères dans laquelle elle entre et dont elle découvre les ambiguïtés.

En 2004, elle publie C’est l’histoire d’une femme qui a un frère, un roman autobiographique sur les relations d’une petite sœur qui grandit à l'ombre d’un grand frère. Elle quitte ensuite Paris et part vivre plusieurs années en Espagne où elle écrit Les Manifestations, un roman politique et intime à la fois, un texte polyphonique évoquant les points de vue de trois amis d’enfance sur fond de manifestations de rue. Ce roman explore les dissensions que l’histoire, en l’occurrence la montée de l’antisémitisme en France dans les années 2000, peut provoquer au sein des groupes les plus soudés. Les Manifestations suscite un intérêt polémique[réf. nécessaire].

Elle revient vivre en France en 2006 et publie en 2009, Une ardeur insensée, l’histoire d’une pharmacienne qui se met à suivre des cours de théâtre et dont l’existence conventionnelle vacille peu à peu ; une manière d’explorer un sujet qui la passionne depuis toujours, la direction d’acteurs, telle que l’ont pratiquée des hommes de théâtre comme Louis Jouvet, Antoine Vitez ou Patrice Chéreau. Ce roman annonce déjà l’ombre tutélaire de Racine par son titre et par la présence de Phèdre, pièce qu’entreprend de jouer l’héroïne.

En 2010, elle publie la suite de Mère agitée, intitulée Les Filles ont grandi, qui relate, sous forme de fragments, le point de vue d’une mère dont les enfants sont devenues des adolescentes.

En parallèle, elle collabore avec le réalisateur Jean-Xavier de Lestrade et coécrit le scénario du docu-fiction, Parcours meurtrier d'une mère ordinaire : l'affaire Courjault, diffusé sur Arte en 2009, ainsi que plusieurs scénarios de fiction pour le cinéma[2]. Elle anime également des ateliers d’écriture à l’I.E.P. de Paris et au CELSA jusqu'en 2014.

En 2015, elle publie Titus n'aimait pas Bérénice aux éditions P.O.L, un roman articulé autour de la figure de Jean Racine, de sa tragédie Bérénice et d’une réplique contemporaine à cette histoire. Cette structure en écho sert surtout à mettre la narratrice dans les pas du créateur Racine et à retracer, de façon totalement imaginaire, la naissance et la teneur si particulière de la langue racinienne[2]. Ce roman, qui a reçu un accueil très favorable[3], lui a valu d’être finaliste pour les prix Goncourt, Goncourt des lycéens, Femina et d’obtenir le "Goncourt/le choix de l'Orient"[4] et le prix Médicis[5].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]