Nastassja Martin

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Nastassja Martin
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Distinction

Nastassja Martin (née en 1986, à Grenoble) est une anthropologue spécialiste des populations du Grand Nord[1] et écrivaine française[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Nastassja Martin grandit dans les Alpes[3] avant de rejoindre Paris pour faire des études d'anthropologie à l'École des hautes études en sciences sociales[4].

À 23 ans, elle rejoint les Gwich'in[5], société de chasseurs-cueilleurs, en Alaska[6], pour réaliser une thèse sous la direction de Philippe Descola[7]. En 2016, elle publie Les Âmes sauvages, le récit de son expérience en Alaska auprès de cette population[8].

En août 2015, alors qu'elle se trouve dans les montagnes du Kamtchatka, aux confins de la Sibérie, pour y réaliser une étude anthropologique auprès des Évènes[9], Nastassja Martin est attaquée par un ours[10]. L'animal la défigure, elle perd un morceau de sa mâchoire[11]. S'ensuivent des mois d’hospitalisation en Russie, puis à Paris. De cette expérience, elle écrit un récit qui sort en librairie en octobre 2019[12]. Croire aux fauves raconte sa rencontre avec l'ours, sa renaissance et sa vision animiste du monde[13]. Véritable succès de vente, l'ouvrage a connu sept réimpressions à ce jour[14].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

En 2017, Nastassja Martin est lauréate du prix Louis-Castex de l’Académie française pour Les âmes sauvages. Face à l’Occident, la résistance d’un peuple d’Alaska et en 2020, du prix François Sommer, qui récompense un auteur qui renouvelle la pensée sur les relations de l'homme et de la nature[17].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Frédéric Pommier, « Nastassja Martin, anthropologue, 33 ans : la femme qui a vu l'ours », sur www.franceinter.fr (consulté le 9 mai 2020)
  2. Elisabeth Quin, « Nastassja Martin : "Nous avons tous une âme ou une intériorité, que nous soyons plantes, animaux ou humains" », sur Madame Figaro, (consulté le 9 mai 2020)
  3. « Nastassja Martin, une vie à la lisière des mondes », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 9 mai 2020)
  4. « Nastassja Martin », sur http://las.ehess.fr (consulté le 9 mai 2020)
  5. Catherine Calvet, « Nastassja Martin : «Je ne présentais pas une menace» », sur Libération.fr, (consulté le 9 mai 2020)
  6. « Les âmes sauvages. Face à l’Occident, la résistance d’un peuple d’Alaska », sur France Culture (consulté le 9 mai 2020)
  7. Marie-Hélène Fraïssé, « « Croire aux fauves », de Nastassja Martin : l’étreinte de l’ours », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 9 mai 2020)
  8. Philippe Descamps, « Les âmes sauvages. Face à l’Occident, la résistance d’un peuple d’Alaska », sur Le Monde diplomatique, (consulté le 9 mai 2020)
  9. Saléra Benarbia, « Nastassja Martin, la femme qui s'est battue avec un ours », sur www.ledauphine.com (consulté le 9 mai 2020)
  10. « Nastassja Martin : “L’ours venait de droite, moi de gauche, nous nous sommes rentrés dedans” », sur Télérama.fr (consulté le 9 mai 2020)
  11. Virginie Bloch-Lainé, « «Croire aux fauves», la leçon d’un instant de survie », sur Libération.fr, (consulté le 9 mai 2020)
  12. « Croire aux fauves de Nastassja Martin : qu'a vu l'ours ? », sur En attendant Nadeau, (consulté le 9 mai 2020)
  13. « Nastassja Martin: "Il faut repenser le vivant qui est lui-même en train de se repenser" », sur France Culture (consulté le 9 mai 2020)
  14. « Nastassja Martin, la femme qui a failli se faire dévorer par un ours », sur L'Obs (consulté le 9 mai 2020)
  15. « Les âmes sauvages », sur Éditions la découverte (consulté le 9 mai 2020)
  16. « Croire aux fauves », sur www.gallimard.fr (consulté le 9 mai 2020)
  17. « L'anthropologue Nastassja Martin lauréate du prix François Sommer », sur ladepeche.fr (consulté le 9 mai 2020)

Liens externes[modifier | modifier le code]