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Narco (film)

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Narco

Réalisation Tristan Aurouet
Gilles Lellouche
Scénario Alain Attal
Philippe Lefebvre
Gilles Lellouche
Musique Sébastien Tellier
Acteurs principaux Guillaume Canet
Zabou Breitman
Benoît Poelvoorde
Guillaume Gallienne
François Berléand
Sociétés de production Les Productions du Trésor
Studiocanal
TF1 Films Production
M6 Films
Caneo Films
Pays de production Drapeau de la France France
Genre Comédie
Durée 105 minutes
Sortie 2004

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Narco est un film français réalisé par Tristan Aurouet et Gilles Lellouche, sorti en 2004.

Gustave Klopp, dit Gus, est un jeune homme narcoleptique, ce qui l'amène à s'endormir de manière imprévue à tout moment. Ce handicap complique énormément son quotidien, notamment sur le plan professionnel, puisqu’il perd plusieurs emplois à cause de ses absences soudaines. Mais, paradoxalement, c’est aussi dans ses rêves que Gus trouve refuge : dès qu’il s’endort, il devient Klopp, un super-héros invincible, vengeur et adulé, vivant des aventures extraordinaires dignes des plus grandes bandes dessinées.

Gus partage sa vie avec Paméla, qui tient une petite boutique de manucure, mais celle-ci, lassée de son train de vie, rêve d'une vie meilleure. Leur relation s’étiole, fragilisée par la maladie de Gus et par le poids de leurs frustrations. Gus peut heureusement compter sur son meilleur ami, Lenny Bar, un professeur de karaté excentrique persuadé d’être le plus grand karatéka du monde. Obsédé par Jean-Claude Van Damme, qu’il considère comme son maître spirituel, Lenny se rêve en justicier invincible, projetant sur son idole des conversations imaginaires où l’acteur belge devient la voix de sa conscience.

Un jour, Gus décide d’intégrer une thérapie de groupe pour apprendre à mieux gérer sa narcolepsie. Ce groupe est animé par Samuel Pupkin, un psychiatre qui découvre lors d’une séance, Pupkin découvre que Gus exploite ses rêves en les retranscrivant en bandes dessinées d’une qualité exceptionnelle, presque professionnelle.

En découvrant ce don, Pupkin ressent une profonde jalousie. Il se souvient de son propre rêve d’enfance : devenir auteur de bandes dessinées. Mais, incapable de bien dessiner, il a été contraint de reprendre le cabinet de son père psychiatre. Rongé par l’amertume et par la conviction que Gus ne “mérite pas” son talent, Pupkin échafaude un plan pour lui voler son œuvre. Avec l’aide des services de tueur à gages de faux jumeaux patineurs artistiques, il tente de se débarrasser de Gus pour s’approprier ses créations.

Son plan échoue partiellement : Gus échappe à l’assassinat, mais il sombre dans un profond coma. Profitant de la situation, Pupkin parvient à convaincre Paméla et Lenny, qui ont entre-temps entamé une liaison, de lui vendre les planches originales de Gus contre une belle somme d’argent. Pupkin revend ensuite ces dessins à un éditeur ex-comique raté, devenu un puissant patron de maison d’édition. Ce dernier, persuadé de pouvoir utiliser les dessins pour relancer sa carrière, projette d’effacer les textes de Gus et d’y insérer ses propres dialogues pour signer “sa” bande dessinée.

Lorsque Gus se réveille de son coma, il comprend vite que quelque chose ne va pas. Il signale à la police qu’on a essayé de le tuer, mais sans preuve ni motif, ses déclarations sont ignorées. Peu après, il découvre qu’il n’est plus narcoleptique : ses crises de sommeil ont cessé. Il choisit cependant de feindre la maladie pour observer discrètement son entourage. C’est ainsi qu’il découvre, la liaison entre Paméla et Lenny ainsi que le vol de ses œuvres.

Peu à peu, Gus remonte la piste jusqu’à l’éditeur. Celui-ci, furieux d’apprendre que Pupkin l’a dupé et que Gus pourrait revendiquer ses droits, oblige Pupkin à “régler le problème”. Le psychiatre demande donc aux jumeaux d'éliminer Gus. Mais Lenny, rongé par la culpabilité, intervient au dernier moment et convainc les tueurs de renoncer. Cette fois, la police prend l’affaire au sérieux. L’enquête permet de démanteler le réseau : l’éditeur est arrêté et trouve enfin le succès en faisant des one-man-show en prison, où ses blagues font rire les détenus. Pupkin, sombre dans la folie et finit interné dans un hôpital psychiatrique.

Gus se réconcilie avec Paméla et accepte de tourner la page. Il trouve enfin un emploi stable, une vie plus sereine, et parvient à faire la paix avec son passé. Quant à Lenny, toujours aussi extravagant, il continue de converser dans son esprit avec Jean-Claude Van Damme, qui apparaît dans une courte scène comme une incarnation imaginaire de son “maître intérieur”.

Fiche technique

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Distribution

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Autour du film

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  • Guillaume Canet s'est fait conseiller techniquement par Gérard Favier, à l'époque vice-président et administrateur de l'Association française de Narcolepsie-Cataplexie et d'hypersomnies rares (ANC)[9].
  • Le mariage de Gustave et Paméla a été filmé à l'Église Notre-Dame-des-Noues de Franconville
  • C'est la première fois où Van Damme joue en français de sa carrière.

Notes et références

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  1. « « Narco - Société de Production / Sociétés de distribution » » ((en) sociétés de production et de distribution), sur l'Internet Movie Database (consulté le ).
  2. « Narco - Société de Production / Sociétés de distribution », sur Unifrance.org (consulté le ).
  3. « Budget du film Narco », sur JP box-office.com (consulté le ).
  4. « « Narco - Spécifications techniques » » (spécifications techniques), sur l'Internet Movie Database (consulté le ).
  5. « « Narco - Dates de sortie » » (dates de sortie), sur l'Internet Movie Database (consulté le ).
  6. « Narco », sur cineman.ch (consulté le ).
  7. a et b « Narco », sur cinebel.dhnet.be (consulté le ).
  8. « Visa et Classification - Fiche œuvre Narco », sur CNC (consulté le ).
  9. Entretien avec Guillaume Canet sur le site de Cinemovies.

Bibliographie

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  • Patrick Glâtre, Val-d'Oise, terre de tournage, Cergy-Pontoise, Comité du Tourisme et des Loisirs du Val-d'Oise, , 118 p., p. 43-44

Liens externes

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