Narbona

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Narbona (1766– 31 août 1849) était un Indien Navajo de premier plan, qui fut tué dans une confrontation avec des soldats américains qu'il venait rencontrer en vue d'un traité de paix.

Narbona était l'un des Navajos les plus riches et puissants de son temps, car son groupe familial possédait une grande quantité de bétail et de chevaux. Il n'était pas le chef de tous les Navajos dans la mesure où ce peuple indépendant ne reconnaissait pas d'autorité centrale, mais il avait une grande influence due à son statut dans la tribu, un statut établi sur sa richesse, sa haute réputation personnelle et aussi son âge au moment où il entra en négociations avec les Américains.

Narbona devient l'un des chefs les plus importants après le massacre en mars 1822 à Jemez Pueblo de 24 chefs Navajos qui voyageaient avec un drapeau blanc pour se rendre à une conférence de paix avec le nouveau gouvernement mexicain. En février 1829, il mène les Navajos au combat dans les Monts Chuska contre une expédition mexicaine conduite par le Capitaine Blas de Hinojos, qu'il écrase complètement. Le lieu de la bataille, le col de Copper (Beesh Lichii'I Bigiizh), est maintenant connu sous le nom de col de Narbona.

En 1849, Narbona chevauche avec plusieurs centaines de ses guerriers pour rencontrer une délégation conduite par le colonel John M. Washington afin de discuter les termes d'un accord de paix entre les Navajos et les « Hommes nouveaux », les Américains, qui avaient chassé les Mexicains de ce qui est maintenant le Sud-Ouest des États-Unis. Le groupe américain est composé à la fois de soldats réguliers de l'armée américaine et d'auxiliaires locaux du Nouveau-Mexique.

Après plusieurs malentendus, les traducteurs réussissent à rédiger une liste acceptable d'articles pour un traité de paix entre les deux parties. Alors que le conseil se dissout, Sadoval, un jeune guerrier Navajo d'une certaine notoriété, se met à aller et venir à cheval, exhortant les 200 à 300 guerriers Navajos présents à rompre immédiatement le nouveau traité, en commençant par massacrer l'état-major de Washington. À ce moment, un officier du Nouveau-Mexique affirme qu'un des guerriers Navajos monte un cheval qui lui appartient. Les Navajos étaient très habiles dans les razzias de bétail et il est donc possible que ce cheval ait appartenu aux Américains. Washington, se sentant obligé de soutenir l'un de ses hommes, demande que le cheval soit immédiatement rendu. Les Navajos refusent et le cheval et son cavalier disparaissent.

Washington ordonne à ses troupes de mettre leurs canons en position et de se préparer à faire feu au cas où les Indiens se refuseraient à rendre le bien, désormais disparu, dont les Américains affirment qu'il leur appartient. Les Navajos repoussent encore une fois cette requête et le canon fait feu, ainsi que plusieurs fusils. Narbona est mortellement blessé dans la fusillade ; selon des témoins oculaires, il est même scalpé ensuite par des miliciens du Nouveau-Mexique.

Il est enterré par ses fils selon le rite Navajo, enveloppé dans une couverture nouée et jeté dans une crevasse. Deux de ses meilleurs chevaux sont aussi abattus pour garantir qu'il n'aurait pas à marcher dans l'au-delà.

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