Naré Maghann Konaté

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Maghan Kon Fatta

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Konaté.
Naré Maghann Konaté
Fonction
Roi
Mandé
Biographie
Naissance
Décès
Père
Enfant

Naré Maghann Konaté (né en 1135 et mort en 1218) était un roi du Manding, une région d'Afrique de l'Ouest. Il est parfois évoqué sous le nom de Maghan Kon Fatta[1], orthographié parfois Maghan Kön Fatta[2], ou encore sous le nom de Naré Fah Maghann Keita.

Biographie[modifier | modifier le code]

Naré Maghann est né en 1135 et mort en 1218. Il était le fils de Moussa Allakoï. Il est le père de Sundjata Keïta, fondateur de l'empire du Mali.

Apparitions dans la fiction[modifier | modifier le code]

En tant que père de Sundjata Keïta, Naré Maghann apparaît dans les différentes versions de l'épopée de Soundiata. Dans l'épopée, sa première épouse est Sassouma Bereté (dont le prénom est Fatoumata dans certaines variantes). Elle lui donne un fils, Dankaran Toumani Keïta. Sur la foi de la prophétie faite par un maître chasseur, Naré Maghann prend pour deuxième épouse une femme laide et bossue mais dotée de grands pouvoirs magiques, Sogolon Kondé, qui lui donne pour fils Sundjata. Naré Maghann nomme Sundjata son héritier légitime et lui donne comme griot Balla Fasséké. Cependant, à la mort de Naré Maghann, Sassouma Bereté joue de son influence pour écarter Sundjata du trône au profit de Dankaran Toumani.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nom employé par D.T. Niane (1960).
  2. Orthographe employée par Camara Laye (1978).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Youssouf Tata Cissé, Wa Kamissoko, La Grande Geste du Mali. Des origines à la fondation de l'Empire, Paris, Karthala, 1988, 2e édition 2007.
  • Youssouf Tata Cissé, Wa Kamissoko, Soundjata, la gloire du Mali (La Grande Geste du Mali, tome 2), Paris, Karthala, « Homme et Société : Histoire et géographie », 1991, 2e édition 2009.
  • Camara Laye, Le Maître de la parole. Kouma Lafôlo Kouma, Paris, Plon, 1978.
  • Djibril Tamsir Niane, Soundjata ou l'épopée mandingue, Présence africaine, Paris, 1960.

Voir aussi[modifier | modifier le code]