Nana Akufo-Addo

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Nana Akufo-Addo
Nana Akufo-Addo en juin 2017.
Nana Akufo-Addo en juin 2017.
Fonctions
Président de la République du Ghana
En fonction depuis le
(11 mois et 11 jours)
Élection 8 décembre 2016
Vice-président Mahamudu Bawumia
Prédécesseur John Dramani Mahama
Ministre des Affaires étrangères

(4 ans, 3 mois et 26 jours)
Président John Kufuor
Prédécesseur Hackman Owusu-Agyeman
Successeur Akwasi Osei-Adjei
Ministre de la Justice

(2 ans, 2 mois et 25 jours)
Président John Kufuor
Prédécesseur Obed Asamoah
Successeur Papa Owusu-Ankomah
Biographie
Nom de naissance Nana Addo Dankwa Akufo-Addo
(William Addo Danquah Akufo-Addo)
Date de naissance (73 ans)
Lieu de naissance Kyebi (Ghana)
Nationalité ghanéenne
Parti politique Nouveau Parti patriotique (NPP)
Père Edward Akufo-Addo
Mère Nana Yeboakua Ofori-Atta
Profession avocat

Nana Akufo-Addo
Vice-présidents de la République du Ghana
Présidents de la République du Ghana

Nana Akufo-Addo, né le à Kyebi, est un avocat et homme d'État ghanéen, membre du Nouveau Parti patriotique. Il est président de la République depuis le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Nana Addo Dankwa Akufo-Addo nait à Accra d'une importante famille de la royauté et de la politique Ghanéenne. Il est le fils d'Edward et Adeline Akuffo-Addo[1]. Son père Edward Akufo-Addo, né à Akropong-Akuapem a été le troisième juge en chef du Ghana (de 1966 à 1970), le président de la Commission constitutionnelle (de 1967 à 1968) et le président de la République (de 1970 à 1972). Le grand-père maternel d'Akufo-Addo était Nana Sir Ofori Atta, le Roi d'Akyem Abuakwa, qui était un membre du Conseil Exécutif du Gouverneur de la Côte d'Or avant l'indépendance du Ghana. Il est le neveu de Kofi Asante Ofori-Atta et de William Ofori Atta. Son grand-oncle, J. B. Danquah, est un membre de la Big Six[2].

Il commence ses études primaires à l'école de garçons du Gouvernement à Adabraka et ensuite à l'école Rowe Road (maintenant appelé Kinbu), dans le quartier d'Accra Central. Il part ensuite en Angleterre pour étudier au Lancing College à Sussex pour l'obtention de son O-level et son A-level; on le surnomme alors « Billy ». Puis, il commence un cours de philosophie, politique et d'économie au New College à Oxford en 1962, mais l'abandonne peu de temps après[3]. Il retourne enfin au Ghana en 1962 pour enseigner à l'Accra Academy, avant d'étudier l'économie à l'Université du Ghana à Legon en 1964. Il obtient son baccalauréat en sciences de l'économie en 1967. Il rejoint ensuite le Inner Temple pour devenir avocat en vertu du programme de mentorat aux Inns of court, où aucun diplôme officiel de droit n'était nécessaire[4]. Il est admis au barreau de l'Angleterre (Middle Temple) en juillet 1971, puis au barreau du Ghana en juillet 1975[5]. Akufo-Addo a travaillé avec la succursale parisienne du cabinet d'avocat américain Coudert Brothers et, en 1979, il cofonda le cabinet d'avocat Prempeh and Co[6].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

La participation d'Akufo-Addo à la vie politique débute vers la fin des années 1970, lorsqu'il rejoint le People's Movement for Freedom and Justice[7] (le Mouvement populaire pour la Liberté et la Justice), une organisation créée pour s'opposer au modèle d'un « gouvernement d'union » du Général Acheampong du Supreme Military Council (Conseil militaire suprême)[8]. En mai 1995, il fait partie d'un vaste groupe d'élites, l'Alliance for Change (l'Alliance pour le Changement), une alliance qui a organisé des manifestations contre les politiques néo-libérales telles que l'introduction de la taxe sur la valeur ajoutée, et les violations des droits humains de la présidence Rawlings[9]. L'organisation s'effondra plus tard en raison de luttes entre des membres pour les postes de directions. Dans les années 1990, il forme une organisation pour les droits civiques appelé le Ghan's Committee on Human and People's Rights (le Comité ghanéen pour les droits populaires et humains).

Course à la présidence[modifier | modifier le code]

En octobre 1998, Akufo-Addo se proposa comme candidat à la présidence du NPP, mais il perdit contre John Kufuor. Akufo-Addo devient alors le chef de campagne de Kufuor qui remporte l'élection présidentielle en décembre 2000, et assume ensuite la présidence du Ghana à partir de janvier 2001. Akufo-Addo deviendra le premier procureur général et ministre de la Justice de l'époque Kufuor. Il changera de poste plus tard pour travailler au ministère des Affaires étrangères et au Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD)[10],[11].

Aux primaires présidentielles de 2007, il est un candidat populaire du NPP, perdant de peu les élections[12]. En 2008, il représente le NPP aux élections chaudement disputées qu'il perd contre John Atta Mills, du Congrès national démocratique (NDC). Au premier tour, Akufo-Addo amasse 49,13 % des voix, en légère avance sur Atta Mills, en dessous du 50 % requis pour remporter la victoire[13].

Il se lance à nouveau dans la course pour la présidence aux élections nationales de 2012 contre John Mahama du NDC, qui succède à Atta Mills, alors décédé. Mahama, est déclaré vainqueur de l'élection. Un résultat qui a été juridiquement contesté par Akufo-Addo. L'affaire a suscité beaucoup de controverse, mais la Cour Suprême décida, à cinq contre quatre, que Mahama était le vainqueur légitime. Akufo-Addo accepte tout de même le verdict pour assurer le maintien de la stabilité économique et internationale[1].

En mars 2014, Akufo-Addo annonce sa candidature à la présidence du pays pour la troisième fois, en vue des élections de 2016. Il remporte la victoire aux primaires du NPP en octobre 2014 avec 94,35 % des voix[14]. La même année il sert en tant que président de l'organisation du Commonwealth d'observation des élections pour les élections sud-africaine[15],[16].

Avec sa compagne électorale, il met l'accent sur l'économie en promettant la stabilisation du taux de change du cédi et la réduction du niveau de chômage[17]. Le 9 décembre 2016, le président Mahama concède la défaite[18] et Akufo-Addo est élu avec 53,83 % des voix contre Mahama, qui n'en remporta que 44,41 %[19].

Président du Ghana[modifier | modifier le code]

Akufo-Addo prend ses fonctions le 7 janvier 2017. Son inauguration a lieu au Black Star Square d'Accra. Douze présidents africains et européens ont assisté à la cérémonie, notamment Edgar Lungu, Abdel Fattah el-Sisi, Ernest Bai Koroma, Robert Mugabe, et Muhammadu Buhari[20],[21],[22]. Akufo-Addo se fit réprimander sur la scène internationale, en particulier sur les médias sociaux, pour avoir plagié des parties de son discours d'investiture mot pour mot de discours des présidents américains John F. Kennedy, Bill Clinton et George W. Bush ainsi que des remarques livrées par le Président Nigérien, Muhammadu Buhari lors d'un événement de l'Institut des États-Unis pour la paix en 2015[23],[24],[25],[26],[27],[28]. Son bureau de presse publia des excuses avec son directeur de la communication décrivant la situation comme une « simple erreur qui n'était certainement pas délibérée »[29],[30],[31]. À la suite de ce scandale, on découvrit qu'Akufo-Addo avait également plagié des parties de son discours de défaite en 2013 après que la Cour Suprême du Ghana eut donné la victoire au président John Mahama. Des propos avaient été copiés mot pour mot du discours du vice-président Al Gore en 2000 lors de son discours de défaite après la décision de la Cour Suprême américaine[32],[33],[34].

En septembre 2017, Akufo-Addo lance un programme, le SHS, qui rendra gratuit l'enseignement secondaire pour tous les Ghanéens. Le président déclare qu'il s'agit d'un « investissement nécessaire à l'avenir des travailleurs du pays » et que c'est un programme qui va aider les parents qui sont incapables de payer pour l'éducation de leurs enfants en raison de difficultés financières. Le programme a bien été reçu par la population, les parents et les élèves ont été ravis et enthousiastes, toutefois, les écoles privées se sont opposées au programme, avertissant qu'il allait faire diminuer le nombre d'étudiants inscrits dans le secteur privé[35],[36].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Nana Akufo-Addo » (voir la liste des auteurs).

  1. a et b Cameron Duodu, « Why Akufo-Addo chose caution, not confrontation », New African,‎
  2. « Salute the New King: President-elect of Ghana Nana Addo Dankwa Akufo-Addo », primenewsghana.com,‎ (lire en ligne)
  3. Kofi Ata, « Why has Nana Akufo Addo omitted Oxford University from his Profile? », Modern Ghana, (consulté le 1er novembre 2016)
  4. http://www.manassehazure.com/2016/10/prof-kwaku-asare-writes-nana-akufo-addo-no-law-degree/
  5. Ivor Agyeman-Duah, Between Faith and History: A Biography of J.A. Kufuor, Africa World Press, , 81, 95 p.
  6. « Akufo-Addo, Prempeh & Co. », Lawyers.com (consulté le 31 décembre 2016)
  7. Mike Oquaye, « Why Nana Akufo-Addo Should be Elected President », Daily Graphic, Ghana,‎ (lire en ligne)
  8. David Owusu-Ansah, Historical Dictionaries of Africa : Historical Dictionary of Ghana (4), Rowman & Littlefield Publishers,
  9. Modèle:Cite thesis
  10. « Africa will continue to dominate Ghana's foreign policy - Akufo-Addo », ghanaweb,‎ (lire en ligne)
  11. « Ghana: NPP Presidential Race for Election 2008 », allafrica.com,‎ (lire en ligne)
  12. Zam R. Samin, « Akufo-Addo Gets Another Boost », AllAfrica,‎ (lire en ligne)
  13. Gabby Otchere-Darko, « Ghana's fragile elections: consolidating African democracy through e-voting », Georgetown Journal of International Affairs, vol. 11, no 2,‎
  14. « Ghana's Presidential Candidates », Africa Research Bulletin: Political, Social and Cultural Series, vol. 51, no 10,‎
  15. « Akufo-Addo leads Commonwealth Observer Mission to South Africa », graphic.com,‎ (lire en ligne)
  16. « South Africa elections 'crucial' says Akufo-Addo », thecommonwealth.org, (consulté le 7 janvier 2017)
  17. Sean, and Dionne Searcey Lyngaas, « Ghana Presidential Vote Hinges on Economic Perceptions », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  18. "Ghana: Akufo-Addo wins presidential election", Al Jazeera, 10 December 2016.
  19. « National Results For Elections 2016 », ghanaweb (consulté le 7 janvier 2017)
  20. « LIVESTREAMING: Nana Akufo-Addo takes office as president », ghanaweb,‎ (lire en ligne)
  21. « Akufo-Addo formally sworn in as Ghana's president, gets 21-gun salute », africanews.com,‎ (lire en ligne)
  22. « African leaders arrive ahead of Akufo-Addo's inauguration », My Joy Online, ghanaweb.com,‎ (lire en ligne)
  23. (en) 'Jola Sotubo, « Buhari: Read full text of President’s speech at US Institute for Peace », Pulse, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  24. « Plagiarism in Akufo-Addo's speech depressing and shocking - Minority », sur www.ghanaweb.com, (consulté le 9 février 2017)
  25. Nyanin, Natasha, "Opinion: why Ghanaians shouldn't ignore plagiarism row", CNN.com, 11 January 2017.
  26. "Ghana's Nana Akufo-Addo and other leaders caught up in plagiarism scandals", BBC News, 9 January 2017.
  27. Ogundipe, Samuel "Ghana President Akufo-Addo caught in plagiarism scandal", Premium Times (Nigeria), 8 January 2017.
  28. Abdulai, Hanan R. Confidence, "Of Akufo-Addo's speech plagiarism", MyJoyOnline, 9 January 2017.
  29. (en) Brown, Hayes, « Ghana's President Ripped Off A Bunch Of US Presidents In His Inaugural Speech », BuzzFeed,‎ (lire en ligne)
  30. "Ghana: Nana Akufo-Addo caught up in plagiarism row", Al Jazeera, 9 January 2017.
  31. Glum, Julia, "Who Is Nana Akufo-Addo? Ghana President's Plagiarism Scandal, Explained", International Business Times, 10 January 2017.
  32. (en) « Full text: Akufo-Addo's post-verdict speech », ModernGhana.com, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  33. Michael E. Eidenmuller, « Online Speech Bank: Al Gore – 2000 Presidential Concession Speech », sur www.americanrhetoric.com (consulté le 10 février 2017)
  34. (en) « Saint Akufo-Addo in the web of the moral shame of new-age plagiarism », sur mobile.ghanaweb.com, (consulté le 11 février 2017)
  35. « Ghana Launches Free High School Education », Joy Online,‎ (lire en ligne)
  36. « Akuffo-Addo launches free SHS », Ghana News Agency (consulté le 11 novembre 2017)