Cryptomonnaie

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Cryptomonnaies les plus utilisées en 2020.

Une cryptomonnaie[1], dite aussi cryptoactif, cryptodevise, monnaie cryptographique ou encore cybermonnaie[2], est une monnaie numérique émise de pair à pair (actif numérique), sans nécessité de banque centrale, utilisable au moyen d'un réseau informatique décentralisé. Elle utilise des technologies de cryptographie et associe l'utilisateur aux processus d'émission et de règlement des transactions.

Au , selon CoinMarketCap, il existe 5 023 cryptoactifs, ou cryptomonnaies, pour une valeur de 2 031 milliards d’euros.

Principes de fonctionnement[modifier | modifier le code]

Blockchain[modifier | modifier le code]

Une cryptomonnaie repose sur une blockchain, un registre distribué (ou grand livre de comptes), consultable par tous, qui répertorie l'ensemble des actions du réseau depuis l'origine. Les informations à ajouter sont appelées transactions, et sont groupées dans des blocs[3]. Une transaction peut par exemple être un transfert de cryptomonnaie d'une personne à une autre.

Les acteurs du réseau, appelés nœuds, possèdent, stockent et vérifient leurs propres versions de la chaine, depuis le tout premier bloc (appelé bloc genèse). Une blockchain est considérée comme valide lorsqu’il est possible de la vérifier totalement en partant du bloc genèse. Comme il n'y a pas d'autorité centrale ou de tiers de confiance, le système est dit décentralisé. Pour garantir l'immuabilité de la chaine, c'est-à-dire qu'il n'y a pas eu de modification dans un ancien bloc, ceux-ci sont chainés entre eux par des fonctions cryptographique de hachage.

Chaque nœud étant en réalité un ordinateur connecté au réseau par internet, le système n'est pas en temps réel car il peut y avoir des temps de latence importants lors de l'envoi ou la réception de transactions et blocs à travers le réseau. Dans le cas où différentes versions d'une même chaine existe, la règle est de choisir la chaine valide la plus longue.

Consensus et génération de blocs[modifier | modifier le code]

Afin que tous les acteurs du réseau distribué se mettent d'accord sur une même version de la chaine et se synchronisent, il convient d'apporter une solution au problème du consensus. Le consensus a donc pour but de désigner l'entité qui sera en charge de proposer un nouveau bloc au réseau, tout en s'assurant que la création de nouvelles unités de monnaie soit graduelle. La plupart des cryptomonnaies ont un plafond (c'est-à-dire une quantité maximale) à la masse monétaire qui sera à terme en circulation. Ce plafonnement vise à imiter la rareté (et la valeur) des métaux précieux et à éviter l'hyperinflation[4].

Dès lors qu'un bloc est créé et validé, chaque nœud ayant participé à sa création se voit attribuer un montant de cryptomonnaie, au prorata de son effort fourni. La participation à la création monétaire, appelée « minage », suit un schéma logarithmique qui a pour objectif de reproduire la découverte de l'or (ou autres métaux précieux) :

  • Au début, peu de personnes cherchent de l'or, en trouver est donc relativement simple.
  • Puis comme l'information se répand et que de plus en plus de personnes cherchent, l'or devient de plus en plus difficile à trouver et de plus en plus rare.
  • En conséquence, l'investissement des acteurs est de plus en plus important, repoussant les limites et contraignant les petits chercheurs à abandonner.
  • Du fait que la ressource est épuisable et de plus en plus coûteuse à obtenir, sa valeur augmente, tandis que sa chance de découverte décroît.

Cette élection peut se faire de différentes manières, selon la nature de la blockchain. La preuve de travail est la méthode d'origine utilisée par bitcoin[5],[6],[7],[8],[9],[10],[11], lors de sa création en 2009, mais de nombreux travaux sont en cours pour en proposer de nouvelles[12].

Preuve de travail[modifier | modifier le code]

La preuve de travail consiste pour un participant à résoudre un problème cryptographique complexe, permettant d'assurer aux autres membres du réseau qu'un effort de calcul conséquent a été fourni de sa part. Si ce problème prend du temps et des ressources à être résolu, il doit au contraire être facilement vérifiable.

Le problème à résoudre est directement déduit de la blockchain (par exemple du contenu du bloc courant dans le cas de bitcoin). La difficulté est adaptée en fonction de la puissance de calcul du réseau, afin que la création de nouveau bloc respecte une fréquence moyenne constante.

Bien qu'en théorie de simples CPU ou GPU (processeurs de carte graphique) suffisent à résoudre un problème cryptographique, les blockchains actuelles les plus connues (bitcoin, ethereum, ...) comportent un niveau de difficulté trop élevé pour que cela soit réalisable en un temps acceptable[13]. Participer au calcul des transactions de cryptomonnaie requiert donc maintenant un investissement important, puisqu'il est indispensable d'utiliser des systèmes spécialisés tels que FPGA ou ASIC[14]. Il existe toutefois d'autres cryptomonnaies, moins attractives pour l'instant car nouvelles ou basées sur des algorithmes différents, permettant à des systèmes moins puissants de participer au calcul.

Dans le cas des preuves de travail, une faille permet la corruption des propriétés du consensus par un groupe qui détient l'équivalent de 51 % de la puissance de calcul. Cette faille a été baptisée attaque des 51 %.

La génération de blocs soulève la question de l'énergie dépensée pour créer de la cryptomonnaie (voir Consommation électrique de la preuve de travail).

Histoire des cryptomonnaies[modifier | modifier le code]

Terminologie[modifier | modifier le code]

Dans « cryptomonnaie », le préfixe « crypto » (du grec ancien kruptos (κρυπτός) : « caché »)[15] fait référence à l’usage systématique de la cryptographie pour encoder les informations.

Les institutions, comme les ministres des Finances du G20 ou la Banque de France réfutent le terme de « cryptomonnaie », considérant que les « cryptomonnaies » ne remplissent pas les fonctions d'une monnaie[16]. Elles utilisent le terme de « crypto-actif ».

En France, le terme de « crypto-actif » fait référence à « des actifs virtuels stockés sur un support électronique permettant à une communauté d’utilisateurs les acceptant en paiement de réaliser des transactions sans avoir à recourir à la monnaie légale. »[17].

Depuis le , le terme juridique et fiscal consacré dans la loi est celui d'actif numérique, qui contient techniquement les « cryptomonnaies ».

Auparavant, d'autres termes ont été successivement utilisés par diverses autorités de régulation (voir infra).

1998-2009 : les origines, une diffusion confidentielle[modifier | modifier le code]

Le concept de cryptomonnaie est un concept qui existait déjà bien avant la création du Bitcoin. L’entreprise, DigiCash Inc. (en) fondée en 1989 par David Chaum, le fut dans le but de créer la première monnaie virtuelle utilisée dans le monde entier. DigiCash était une entreprise de monnaie virtuelle. Elle a créé un protocole de paiement anonyme basé sur la cryptographie. Néanmoins Digicash a échoué dans son projet d’adoption massive de sa cryptomonnaie. L’entreprise a été forcée de déclarer faillite en 1998[18].

En 1998, Wei Dai a publié une description de « b-money », un système électronique de trésorerie anonyme. Peu après, Nick Szabo a créé le « Bit Gold » qui demandait aux utilisateurs de compléter une fonction de preuve de travail dont les solutions étaient chiffrées, mises ensemble et publiées. Le Bitcoin, créé en 2009 par un développeur (ou un groupe de développeurs) utilisant le pseudonyme de Satoshi Nakamoto, exploite l'algorithme SHA-256 comme système de preuve de travail[7],[19],[20]. D'autres cryptomonnaies se proposent, comme le Litecoin (qui utilise scrypt comme preuve de travail et repose sur des confirmations plus rapides des transactions), le Peercoin (qui utilise un système hybride de preuve de travail et connaît une inflation annuelle de 1 %) et le Namecoin (qui sert de DNS décentralisé, qui rend la censure d'internet plus difficile[réf. nécessaire])[5]. Plusieurs autres cryptomonnaies ont été créées : toutes n'ont pas connu le succès, notamment celles apportant peu d'innovation.

2011-2017 : l'adoption par un public large de trois générations de cryptomonnaies[modifier | modifier le code]

Durant les premières années d'existence, les cryptomonnaies ont gagné peu à peu l'attention des médias et du public[21]. Depuis 2011, l'intérêt a rapidement augmenté, notamment durant la rapide montée du cours du Bitcoin en avril 2013. À partir de 2014, une deuxième génération de cryptomonnaies est apparue, comme Monero, Ethereum et Nxt avec de nouvelles fonctionnalités telles que des adresses de furtivité, des contrats intelligents, le recours à des chaînes de bloc latérales ou adossées à des actifs physiques tels que l'or. Les représentants de plusieurs banques centrales ont déclaré que l'utilisation de cryptomonnaies pose des défis importants pour les équilibres économiques. Notamment, du point de vue du prix du crédit[réf. nécessaire]. Ils ont également estimé que la popularité croissante des cryptomonnaies commerciales risque de faire perdre la confiance des consommateurs dans les monnaies fiduciaires. Gareth Murphy, un représentant de la banque centrale américaine, a déclaré que « l'utilisation généralisée [des cryptomonnaies] rendrait plus difficile pour les organismes statistiques de recueillir des données sur l'activité économique, elles-mêmes utilisées par les gouvernements pour orienter l'économie ». Il avertit que les cryptomonnaies constituent un nouveau défi pour le contrôle des fonctions importantes de la politique monétaire et de change des banques centrales[22].

Les cryptomonnaies de 1re, de 2e et de 3e génération[23],[24] :

  1. La première génération est représentée par le Bitcoin (2009). Solidement implanté, initiateur de l'engouement médiatique et public pour les cryptomonnaies, il souffre de lacunes régulièrement pointées, comme sa lenteur, sa taille de bloc relativement faible, notamment.
  2. Une deuxième génération (2011) présente soit des améliorations mineures, soit des innovations technologiques permettant de nouvelles fonctions. L'archétype de cette deuxième génération est l'Ethereum (qui est dérivé du code source de Bitcoin), qui fait usage de contrats intelligents (smart contracts)[25].
  3. La troisième génération (depuis 2017)[26] : constatant de nouvelles limitations, notamment de capacité, de sécurité et de gouvernance, de nouvelles cryptomonnaies ont vu le jour, comme EOS.IO, Cardano (ADA), AION, ICON (ICX) et Raiden Network (RDN), pour les plus connues. EOS.IO est elle-même dérivée d'Ethereum. Elles apportent des innovations, mais, en août 2018, aucune n'a pris l'ascendant sur les autres.

Le premier stablecoin (« monnaie stable »), bitUSD, est introduit en 2014[27]. Le lancement de cryptomonnaies ayant un prix fixe se fonde sur les avantages revendiqués par ce type de monnaie (confiance supérieure des consommateurs envers une monnaie au cours fixe et moins spéculative, ou des ressortissants des pays où l'instabilité monétaire du système conduit à des restrictions sur le contrôle de leurs capitaux)[28].

Un entrepreneur, fondateur de Robocoin, a lancé le premier distributeur automatique de bitcoins aux États-Unis le 20 février 2014. Le kiosque, installé à Austin dans le Texas, est similaire aux guichets automatiques bancaires, mais dispose de scanners pour lire les cartes d'identité afin de confirmer l'identité des utilisateurs[29].

En 2018, le marché est en baisse en comparaison à sa fin d'année 2017. Cependant, le nombre d'offres d'emploi dans le secteur ne cesse de progresser[30].

Le 21 août 2019, des employés de la centrale nucléaire d'Ukraine du Sud qui l'ont connectée à internet pour miner de la cryptomonnaie se sont faits arrêter par les services secrets.

Fin 2019 on dénombre près de 2 400 cryptomonnaies sur le site coinmarketcap[31].

Années 2020 : marché important[modifier | modifier le code]

En 2020, alors que son cours a plus que doublé depuis le début de l’année, le bitcoin séduit les jeunes épargnants, tout comme d’autres cryptomonnaies[32].

Au , selon CoinMarketCap, il existe 5 023 cryptoactifs, ou cryptomonnaies, pour une valeur de 2 031 milliards d’euros. Bien qu’il existe un grand nombre de cryptoactifs en circulation, le marché est dominé principalement par le Bitcoin (876,6 milliards d’euros) qui se trouve en première place, suivi par l’Ethereum (410,5 milliards d’euros). Ces deux premiers cryptoactifs représentent près de deux tiers de la valeur totale du marché[33].

Cryptomonnaies stables (stablecoins)[modifier | modifier le code]

Les cryptomonnaies stables (stablecoins)[34] ont pour objectif de répliquer la valeur d'un actif, du dollar, de l’or ou de l’euro. L'objectif est de ne pas être soumis à la volatilité du marché.

Parmi les cryptomonnaies stables notables, on peut citer :

Les cryptomonnaies stables sont considérées par les banques centrales comme pouvant affecter la stabilité financière, mais aussi porter atteinte à la souveraineté monétaire[35]. Le Forum de stabilité financière propose d'encadrer et de réguler les cryptomonnaies stables, tout au moins ceux qui, de par leur nature globale et universelle, posent un problème en termes de risques financiers[36]. Cette recommandation fait suite à la position du G7 en 2019[37].

Les règles du comité de Bâle exigent des banques qu'elles attribuent des "pondérations de risque" aux différents types d'actifs qu'elles détiennent pour déterminer les exigences en matière de fonds propres. Les stablecoins relèveraient des règles existantes et seraient traités de la même manière que les obligations, les prêts, les dépôts, les actions ou les matières premières[38].

Encadrement des levées de fonds pour création d'une cryptomonnaie[modifier | modifier le code]

Une ICO de l'anglais Initial coin offering, en référence aux propositions de titres de capital par des bourses de valeurs (IPO), est une forme de financement, à mi-chemin entre la levée de fonds et le financement participatif, par la prévente d'une nouvelle cryptomonnaie. La première Initial coin offering notable est celle d'Ethereum en 2014[39].

En 2017, ce marché est encore peu régulé, ainsi en septembre la Chine interdit les ICO sur son territoire[40]. En Russie, Vladimir Poutine approuve l'utilisation des ICO en exigeant la mise en place d'une réglementation appropriée afin de contrôler le marché des cryptomonnaies[41],[42]. Selon la surveillance financière de Corée du Sud, il sera illégal d’émettre des jetons numériques pour réaliser des levées de fonds[43].

Une Security Token Offering ou STO est une Initial Coin Offering encadrée par des normes juridiques[44].

En France, en septembre 2017, Domraider est la première entreprise française à pratiquer une levée de fonds par ce moyen, à travers sa cryptomonnaie, le DRT (DomRaider token)[45]. La start-up, basée à Clermont-Ferrand lève 56 millions d'euros afin de créer une plateforme décentralisée dédiée aux enchères en temps réel sur la blockchain. Les DRT servent de moyen de paiement sur la Blockchain d'enchères et sont échangeables sur les places de marché de cryptomonnaies[46].

Cadre légal en France[modifier | modifier le code]

Le cadre légal applicable aux cryptomonnaies nécessite de les qualifier juridiquement : il faut pour cela distinguer la monnaie ayant cours légal, la monnaie électronique, et enfin la nouvelle catégorie d'actif numérique, cette dernière notion correspondant aux cryptomonnaies. Le projet d'euro numérique de la Banque centrale européenne ne consiste pas en la création d'une cryptomonnaie mais en la numérisation de la monnaie légale qu'est l'euro[47].

En France, les cryptomonnaies sont définies et encadrées par la loi depuis le 1er janvier 2019[48]. Après une période de relative insécurité, elles font partie de la catégorie plus large des actifs numériques[49], et leur régime fiscal est défini[50] et précisé par la direction générale des finances publiques[51].

La volonté d'entreprises privées comme Facebook ou Télégram de lancer une cryptomonnaie fait aussi émerger des inquiétudes au sein des États. Leur danger potentiel a été abordé lors du G7 Finances en 2019. Le secrétaire du Trésor américain, Steven Mnuchin, avait alors fait état de « très grandes inquiétudes sur le Libra, qui peut être mal utilisé pour blanchir de l’argent ou financer le terrorisme[52] ». Les ministres des Finances des pays membres avaient alors convenu d'avancer rapidement sur la question.

À la suite de la publication d'un rapport le 2 octobre 2020[53], la Banque centrale européenne a indiqué lancer une consultation sur la création d'un « euro numérique ». Il consisterait en une monnaie virtuelle « différente » des cryptomonnaies, celles-ci étant considérée comme vouées à être très volatiles et risquées puisque non adossées à une Banque centrale[54].

Qualification juridique[modifier | modifier le code]

L'article L. 111-1 du Code monétaire et financier[55] pose le principe selon lequel la monnaie ayant cours légal en France est l'euro : un commerçant peut refuser un paiement en Bitcoin alors qu'il n'a pas le droit de refuser un paiement en euro.

L'article L. 315-1 du Code monétaire et financier[56] définit la monnaie électronique comme « une valeur monétaire qui est stockée sous une forme électronique, y compris magnétique, représentant une créance sur l'émetteur, qui est émise contre la remise de fonds aux fins d'opérations de paiement définies à l'article L. 133-3 et qui est acceptée par une personne physique ou morale autre que l'émetteur de monnaie électronique ». Une « cryptomonnaie » comme Bitcoin, ne représentant pas une créance sur l’émetteur, n'est donc pas une monnaie électronique, telle que définie par la législation européenne[57], transposée en France dans le code monétaire et financier[57].

L'article L. 54-10-1 du Code monétaire et financier[49] définit les actifs numériques, qui comprennent les cryptomonnaies, comme « toute représentation numérique d'une valeur qui n'est pas émise ou garantie par une banque centrale ou par une autorité publique, qui n'est pas nécessairement attachée à une monnaie ayant cours légal et qui ne possède pas le statut juridique d'une monnaie, mais qui est acceptée par des personnes physiques ou morales comme un moyen d'échange et qui peut être transférée, stockée ou échangée électroniquement ». En revanche, il ne définit pas les « cryptomonnaies ».

L'article L. 552-2 du Code monétaire et financier[58] définit un jeton numérique comme « tout bien incorporel représentant, sous forme numérique, un ou plusieurs droits pouvant être émis, inscrits, conservés ou transférés au moyen d'un dispositif d'enregistrement électronique partagé permettant d'identifier, directement ou indirectement, le propriétaire dudit bien ».

La qualification juridique de monnaie, revendiquée par les promoteurs des « cryptomonnaies » est contestée par les États et les banques centrales, qui retiennent par défaut la notion d'actif, soumise aux mêmes fluctuations et risques (et potentiellement taxation) que les autres actifs financiers non-monétaires. Le terme de « crypto-actif » est donc recommandé par la Banque de France et les ministres des Finances du G20, car les “crypto-actifs ne réalisent pas les fonctions clés d'une monnaie virtuelle”  (Banque de France Focus, no 16, 5 mars 2018)[59]. La cour de cassation, de manière indirecte, a qualifié le bitcoin de « monnaie virtuelle » (cour de cassation, chambre criminelle, 20 février 2019, no 18-86.951[60]).

Les cryptomonnaies échappent à la gestion étatique, mais affectent l'économie, elle-même objet des politiques publiques : elles ne peuvent pas entrer dans les politiques monétaires. De plus, leur pseudonymat (anonymat pour certaines comme le Monero, le Dash[61], le Zerocoin[62],[63],[64],[65]) rend possible, au même titre que l'argent liquide, les transactions illicites. À travers diverses réglementations, elles font l'objet d'une surveillance par les autorités monétaires selon deux axes[66] :

  • contrôler la légalité des biens ou des services achetés grâce aux cryptomonnaies et ainsi éviter les achats illicites,
  • surveiller la conversion en devises légales et ainsi détecter le blanchiment d'argent.

Cryptomonnaie et titre de créance[modifier | modifier le code]

L'article L.54-10-1 du code monétaire et financier précise en 1° que les actifs numériques contiennent également les jetons numériques, dits tokens, « à l'exclusion de ceux remplissant les caractéristiques des instruments financiers mentionnés à l'article L. 211-1 (qui contiennent notamment les titres de créance) et des bons de caisse mentionnés à l'article L. 223-1 ».

Régime fiscal applicable[modifier | modifier le code]

Les cryptomonnaies ont connu une relative période d'insécurité juridique avant que le législateur n'intervienne dans le cadre du vote de la loi de finances pour 2019.

Le premier régime entre en vigueur avec l'instruction fiscale du 11 juillet 2014[67] : les cryptomonnaies sont alors qualifiées d'« unités de compte virtuelles stockées sur un support électronique », imposables au barème progressif de l'impôt sur le revenu, dans la catégorie des bénéfices non commerciaux (ou bénéfices industriels et commerciaux, en cas d'activité habituelle).

Le second régime entre en vigueur avec l'arrêt rendu par le Conseil d'État le 26 avril 2018 (8e et 3e chambres, no 417809[68]) : les cryptomonnaies sont qualifiées de « biens meubles incorporels » au sens du droit civil des biens, imposables dans la catégorie des plus-values sur biens meubles relevant de l'article 150 UA du CGI, ou à défaut des bénéfices non-commerciaux (pour les activités de minage) ou de bénéfices industriels et commerciaux (pour le trading, à titre habituel). Outre les prélèvements sociaux, un taux forfaitaire de 12,9 % (article 200A du CGI) était appliqué à la plus-value, qui bénéficiait en plus d'une franchise d'imposition pour toute cession (valeur de la revente, et non valeur de la plus-value) inférieure à 5 000 .

Le régime actuel, voté avec la loi de finances du 28 décembre 2018[69], définit les cryptomonnaies comme des actifs numériques à l'article L. 54-10-1 du Code monétaire et financier : les actifs numériques sont civilement des biens meubles incorporels, imposables à l'impôt sur le revenu, sur le fondement de l'article 150 VH bis du code général des impôts[50]. Les plus-values de cession d'actifs numériques bénéficient du même prélèvement forfaitaire unique que les revenus de capitaux mobiliers : taux forfaitaire de 12,8 % auquel il faut ajouter 17,2 % de prélèvements sociaux (flat tax total de 30 %). Une franchise d'imposition s'applique lorsque le montant annuel brut des cessions (et non des plus-values) est inférieur à 305 .

Déclaration de tout compte détenu sur une plateforme[modifier | modifier le code]

Depuis le 1er janvier 2020, tout compte ouvert, détenu ou clos sur une plateforme ou intermédiaire d'échange d'actifs numérique est à déclarer[70] en même temps que le contribuable complète sa déclaration de revenus : il faut remplir l'imprimé 3916 bis, un formulaire différent de l'imprimé 3916, prévu pour les comptes bancaires étrangers classiques.

Cadre légal dans d'autres pays[modifier | modifier le code]

Cryptomonnaies d'états souverains[modifier | modifier le code]

  • Fin 2017, le président vénézuélien Nicolas Maduro crée une cryptomonnaie, le petro, ancré sur le prix du baril de pétrole, dans le but de contourner les sanctions américaines[71],[72].
  • En , la banque d’Angleterre annonce souhaiter créer une cryptomonnaie indexée sur la monnaie britannique[73],[74].
  • Au Canada et à Singapour, des institutions envisagent également de développer des systèmes de paiement officiels en cryptomonnaie[73].
  • En 2018, les Îles Marshall deviennent le premier pays au monde à lancer une cryptomonnaie légale[75].
  • En 2018, la Turquie envisage elle aussi sa monnaie, le Turkcoin, pour dynamiser l'économie[76].
  • En 2018, l'Iran pense créer une cryptomonnaie nationale, basée sur le bitcoin, pour contrer la chute de la monnaie nationale du fait du retour des sanctions américaines[77],[78].
  • En 2021, La République populaire de Chine déclare illégales toutes les transactions en cryptomonnaies[79], et prévoit de lancer en 2022 sa devise numérique pour supprimer l'argent liquide, après avoir initié le mouvement en 2014 et déposé 80 brevets[80],[81]. Elle porte le nom de DCEP ou Digital Currency Electronic Payment.

Interdictions[modifier | modifier le code]

Certains pays interdisent l'utilisation et la commercialisation des cryptomonnaies[82], Selon la bibliothèque du Congrès américaine, on peut distinguer[83],[82],[84].

A titre d'exemple :

  • Le Bangladesh, fin 2017, a réaffirmé que les crypto-monnaies sont non conformes à différentes lois. Chaque utilisateur risque d’être poursuivi.
  • Au Pakistan, la Banque centrale a rendu les transactions de crypto-monnaies illégales. Une personne investissant ou possédant des cryptomonnaies risque d’être poursuivi .
  • En Ouzbékistan, depuis le 6 décembre 2019, l’achat de crypto-monnaies est considéré comme illégal.
  • Au Qatar, fin décembre 2019, le Qatar Financial Center (QFC) ont rendu les crypto-monnaies illégales que ce soit, les échanges, l’émission, le stockage et le transfert des crypto-actifs.
  • En Algérie, depuis la loi de finances 2018, l'achat, la vente, l'utilisation ou la possession d'une crypto-monnaie sont interdits.
  • Au Maroc, toute personne impliquée dans des transactions avec des crypto-monnaies risque une amende ou une arrestation
  • Au Burundi, depuis septembre 2019, les crypto-monnaies sont illégales.
  • En Bolivie, les crypto-monnaies sont illégales. Les utilisateurs risquent une amende, ou une arrestation.
  • En Équateur, en 2014, les crypto-monnaies ont été interdites par le Parlement.
  • En septembre 2017, les régulateurs chinois ont annoncé l’interdiction des « initial coin offerings » (ICO).
  • En février 2021, la Banque centrale nigériane (CBN) rappele que l'utilisation des cryptomonnaies est illégale depuis 2017. Elle demande aux banques commerciales d’« identifier les personnes et entités » disposant de comptes en cryptomonnaies, afin de les « fermer immédiatement ». Le Nigeria se place systématiquement dans le top 10 des pays possédant le plus grand nombre d’utilisateurs de cryptomonnaies[85].

Autorisations ou réglementations[modifier | modifier le code]

La réglementation est en construction et donc en pleine évolution dans de nombreux pays, on peut distinguer[82]:

  • Une législation fiscale
  • Une réglementation anti-blanchiment d’argent / financement du terrorisme
  • Une réglementation fiscale et anti-blanchiment d'argent / financement du terrorisme

Quelques pays font évoluer leur cadre légal:

  • La banque centrale du Japon reconnaît officiellement les crypto-monnaies comme un moyen de paiement[86],[87] (article 2-5 du PSA amendé précise que les monnaies virtuelles sont acceptées comme moyen de paiement sans qu'elles soient des monnaies légales (« a form of payment method, not a legally-recognized currency. »[88]).
  • Au Salvador, en , le président Nayib Bukele propose un projet de loi pour adopter le Bitcoin comme monnaie légale[89],[90],[91]. Celui-ci est approuvé par l’Assemblée législative et fait du Salvador, le premier pays a légaliser le cours d’une cryptomonnaie[92],[93].
  • Dans le canton de Zoug en Suisse, depuis , le bitcoin et l'ether sont acceptés comme moyens de paiement pour régler ses impôts[94],[95].
  • Aux États-Unis plusieurs organismes ont publié des directives concernant les crypto-monnaies. elles sont définies, suivant les organismes, soit comme des titres, soit comme des monnaies par la Securities and Exchange Commission (SEC), soit des matières premières par la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) et comme des biens à des fins d'imposition par l'Inland Revenue Service (IRS).Les cryptomonnaies sont aussi soumises aux règles du Financial Crimes Enforcement Network[82]. En septembre 2021, selon la presse américaine, le Trésor américain s'apprête à prendre des sanctions contre les plateformes qui contribuent aux transactions illicites en cryptomonnaies"[96]. ."
  • En Corée du Sud la réglementation sur la crypto-monnaie est rigoureuse. Les transactions de crypto-monnaie sont autorisées uniquement à partir de comptes bancaires avec un nom réel. Jusqu'en juillet 2018, les transactions de crypto-monnaies sont libres d'impôt. Cependant c'est en cours d'évolution[82].

Comptabilité[modifier | modifier le code]

Aux Etats-Unis, de grandes entreprises comme Tesla ou Microstrategy ont massivement investi, notamment dans le Bitcoin. Les cryptomonnaies ne pouvant pas être qualifiées de devises, elles sont qualifiées d'un point de vue comptable d'actifs incorporels à durée de vie indéfinie. Cela a un impact négatif pour les entreprises en cas de dépréciation des cryptomonnaies, puisque ces baisses ne sont pas enregistrées comme des pertes du point de vue comptable[97].

Les deux paradoxes des cryptomonnaies[modifier | modifier le code]

L'économiste Alexandre Reichart[98] relève deux paradoxes liés aux cryptomonnaies. Le premier est que les utilisateurs et promoteurs des cryptomonnaies s'inscrivent, consciemment ou non, dans la continuité de l'économiste autrichien Friedrich von Hayek (1899-1992), Prix Nobel de Sciences Économiques en 1974, qui imaginait, dans son ouvrage The Denationalization of Money (1976), une économie dans laquelle l'État n'aurait pas le monopole de l'émission monétaire et où des monnaies privées se feraient concurrence entre elles. Cependant, force est de constater que les utilisateurs et promoteurs du bitcoin ont peu apprécié l'explosion des alt-coins, ceux-ci étant alors rapidement qualifiés de 'shitcoins' par une partie des membres de la communauté bitcoin, lesquels promeuvent le bitcoin comme monnaie concurrente aux monnaies légales, mais apprécient peu qu'on concurrence le bitcoin. Aujourd'hui, cependant, la plupart des membres de la communauté bitcoin semble apprécier, sinon tolérer les alt-coins.

Le second paradoxe est que, si les cryptomonnaies ont été théorisées et inventées dans les années 1980 et 1990 par des membres de communautés cypherpunks et cryptoanarchistes souhaitant créer des monnaies de pair-à-pair permettant de se passer des institutions propres au capitalisme comme les États, les banques centrales et les banques de second rang, force est de constater qu'aujourd'hui les cryptomonnaies ont été largement "récupérées" par les grandes entreprises et les banques centrales. En témoignent le projet Diem (ex Libra) mené par Facebook avec d'autres grandes entreprises, ou encore l'intérêt récent des autorités monétaires pour les cryptomonnaies, avec l'émergence des Central Bank Digital Currencies (CBDC). On est loin des projets utopiques des cypherpunks et cryptoanarchistes souhaitant utiliser la technologie pour contourner les institutions capitalistes.

Quelques cryptomonnaies[modifier | modifier le code]

Cryptomonnaies communautaires[modifier | modifier le code]

Code Monnaie Date de création Équivalent de la masse monétaire en USD Algorithme Quantité de monnaie émise Quantité maximum de monnaie pouvant être émise Note
BTC, XBT Bitcoin 2009 1 164 milliards USD au 15/04/2020[99] SHA-256
(preuve de travail)
18 683 231 au 15/04/2021 21 millions La première monnaie décentralisée.
ETH Ethereum 2015 280 milliards USD au 15/04/2021[99] Ethash 115 477 494 au 07/08/2020 Non limitée La première monnaie basée sur une chaîne de blocs (Ethereum) permettant la création de contrats intelligents.
ADA Cardano 2017 20 milliards USD au 07/02/2021[99] Ouroboros (preuve de participation) 31 112 484 646 au 13/01/2021 45 milliards Monnaie basée sur une chaîne de blocs permettant la création de contrats intelligents.
BCH, BCC Bitcoin Cash 2017 5 milliards USD au 07/08/2020[99] SHA-256
(preuve de travail)
18 millions au 07/08/2020 21 millions Fork de la chaîne de blocs Bitcoin avec augmentation de la taille maximale d'un bloc. Le but est de mieux faire face à la croissance du nombre d'utilisateurs.
XRP Ripple 2012 13 milliards USD au 07/08/2020[99] ECDSA 44 milliards au 07/08/2020[100] 100 milliards Les transactions sont vérifiées par consensus entre les membres du réseau, plutôt que par le processus de minage utilisé par bitcoin.
LTC Litecoin 2011 3 milliards USD au 07/08/2020[99] Scrypt
(preuve de travail)
65 millions au 07/08/2020 84 millions La première cryptomonnaie fondée sur Scrypt.
NANO Nano 2015 120 millions USD au 02/03/2019 DAG (Graphiques acycliques dirigés) 133 248 290 NANO (limite atteinte) 133 248 290 NANO Monnaie utilisant le système de bloc-tressés : elle ne nécessite pas de minage, ne présente aucuns frais de transaction et sa scalabilité est infinie.
MIOTA IOTA (cryptomonnaie et technologie) 2015 814 millions USD au 02/03/2019[99] SHA-256
(preuve de travail)
IOTA
(limite atteinte)
IOTA Au lieu d'utiliser une blockchain, le protocole IOTA est basé sur un graphe orienté acyclique (Directed acyclic graph).
OMG OmiseGo 2017 179 millions USD au 02/03/2019[99] 102 millions au 16/05/2018 140,25 millions Première Application prévue sous le réseau Plasma[101]
MAID MaidSafeCoin 2014 57 millions USD au 02/03/2019[99] -8,73 % 452,5 millions au 04/08/2017 4,3 milliards Proof of Ressource (POR).
DASH Dash 2014 723 millions USD au 02/03/2019[99] X11 8 millions au 02/03/2019 18,9 millions[102] Ex-Darkcoin, première cryptomonnaie anonyme.
DOGE Dogecoin 2013 236 millions USD au 02/03/2019[99] -4,59 % Scrypt
(preuve de travail)
118 milliards au 02/03/2019 5,2 milliards par an perpétuellement cryptomonnaie dérivée de Litecoin et la première à être fondée sur un mème Internet : Doge.
XMR Monero 2014 820 millions USD au 02/03/2019[99] Preuve de travail 16 millions au 02/03/2019 18,3 millions puis production perpétuelle minimale de 0,3 XMR par minute Lorsque les 18,3 millions de XMR seront produits, l'inflation maximale est de 1 %, puis décroit exponentiellement jusque 0.
AFRO AFRO 2017 2,09 milliards USD au 04/01/2019[99] DASH - Preuve d'enjeu (PoS) 750 milliards au 04/01/2019 750 milliards puis production annuelle maximale de 0,584% de l’émission initiale soit, 4,4 milliards d’Afros par an L’AFRO est une cryptomonnaie panafricaine, au service du développement sociétal du continent.
FCT Factom (en) 2015 0,157 milliard USD au 16/05/2018[99] -8,4 % 8,7 millions au 16/05/2018
BTS BitShares (en) 2014 0,637 milliard USD au 16/05/2018[99] -4,81 % 2,64 milliards au 16/05/2018 3 600 570 502 2 500 millions sont créés puis croissance asymptotique de 6,3 % en année 1 pour atteindre 0,9 % en année 100.
PPC Peercoin 2012 0,64 milliard USD au 16/05/2018[99] -8,77 % SHA-256
(preuve de travail/preuve d'enjeu)
24 764 006 au 16/05/2018 Pas de limite Inflation annuelle : 1 %
NMC Namecoin 2011 29 788 896 USD au 16/05/2018[99] -4,67 % SHA-256
(preuve de travail)
14,7 millions au 16/05/2018 21 millions Namecoin a pour but d'agir comme un DNS décentralisé, qui rend la censure d’Internet très difficile. Namecoin se sert du nom de domaine .bit.
LSK Lisk (en) 2016 1,29 milliard USD au 10/05/2018[99] DPOS (preuve de participation des délégués) 110,4 millions au 04/08/2017 Première cryptomonnaie modulaire utilisant des Sidechain.
SLR SolarCoin 2014 1 069 366 545 USD au 16/05/2018[99] -7,69 % Proof-of-Stake-Time (PoST) 105 951 307 au 16/05/2018 121 201 144[99] L'essentiel des SolarCoins sont attribués à des producteurs d'énergie solaire.
ONION DeepOnion 2017 29 511 492 USD au 16/05/2018[99] +0,67 % Proof of Stake (PoS) et X13 Proof of Work (PoW) 15 100 490 au 16/05/2018 25 000 000[99] cryptomonnaie entièrement anonyme utilisant le réseau Tor.
DRT DomRaider Token 2017 14 313 886 EUR au 16/05/2018 +5,03 % 591,5 millions au 16/05/2018 1,3 milliard[99] Plateforme d'enchères utilisant la blockchain.
XEP Electra Protocol 2021 34,8 Million USD au 15/05/2021 SHA-256 (PoS V3) 17,778,060

au 15/05/2021

30 millions Monnaie instantanée avec frais de transactions quasi inexistants.
Ğ1 June 2017 N/A signatures : Ed25519
hashes : SHA-256
Plus de 24 millions de Ğ1 en


Moyenne de 8 300 Ğ1 par membre cocréateur

Pas de limite Co-création monétaire par Dividende Universel respectant une symétrie spatio-temporelle entre les membres de la Toile de confiance.

Taux de croissance de 10 % / an.

Conforme à la Théorie Relative de la Monnaie (Stéphane Laborde, 2010), la Ğ1 est la 1re Monnaie Libre.

PIT Paypite[103] 2018 620 000  au 16/05/2018 ERC20 2 000 000 au 16/05/2018 247 000 000 Monnaie francophone, pour les 274 millions de francophones du monde.
KMD Komodo 2016 101 010 557  au 17/09/2018 D-POW, Delayed Proof-of-Work 109 755 311 au 17/09/2018 200 000 000 Son mécanisme de consensus est unique, propose des atomic swaps. 5 % d'intérêt annuel.
DERO Dero[104] 2017 6 337 622  au 17/04/2019 Cryptonight[105] Preuve de travail (Pow) 7 049 662 au 17/04/2019 18 400 000 pendant les 8 premières années, suivie d’un taux d’émission infini d’environ 157 000 DERO/an. Blockchain traditionnelle combiné à un dag, ce qui en fait un blockDAG (insensibles aux doubles dépenses et évolutive).
LIBRA Libra[106] 2019 Projet de cryptomonnaie initié par Facebook, pour le développement d'un porte-monnaie électronique[107].
XMG Magi 2014 M7Mhash (preuve de travail),

mPoS (preuve d'enjeu)

9 678 056 au 22/03/2020 Pas de limite Blockchain conçue pour favoriser les « petits mineurs » en utilisant une preuve de travail cpu-only, et en utilisant une preuve d'enjeu favorisant les petits montants.
XVG Verge 2014 2 017 297  au 01/06/2020 16 555 000 000 Cryptomonnaie décentralisée, basée sur le respect de la vie privée.
GRC Gridcoin 2014 PoR (Preuve de recherche) 145 millions au 07/06/2020 Pas de limite Cryptomonnaie récompensant le calcul scientifique effectué via la plateforme BOINC.
BAT Brave Attention Token 2017 280 799 982 USD au 17/12/2020 1.492 milliards au 17/12/2020 1.5 milliards Cryptomonnaie intégré du navigateur Brave[108].

Principales plateformes d'échanges[modifier | modifier le code]

Actives

Inactives

  • Mt. Gox (actuellement fermé, la société s'étant déclarée en faillite au Japon)[109]
  • Cryptsy (actuellement fermé à la suite d'un vol d'un nombre important de bitcoins)[110]
  • Vault of Satoshi (fermé en 2015)[111],[112]
  • Gatecoin (actuellement fermé)

Caractéristiques, avantages et inconvénients[modifier | modifier le code]

Avantages[modifier | modifier le code]

  • Conçues pour Internet, elles offrent des alternatives aux systèmes de paiement reposant sur des monnaies avec cours légal. Elles permettent d'augmenter l’accessibilité du commerce en ligne dans les pays en voie de développement[113],[114].
  • Transparence : toutes les transactions sont publiques, les propriétaires et les destinataires de ces transactions étant identifiés par des adresses[115].
  • La cryptomonnaie ne peut pas facilement être contrefaite ou usurpée[116]. Le protocole de chiffrement est aussi conçu pour être très résistant contre la plupart des menaces informatiques connues, incluant les attaques par déni de service distribué.
  • Frais de transfert parfois nuls et inférieurs à ceux des établissements de paiement ou à ceux des sociétés de transfert de fonds (type Paypal, Western Union).
  • Transferts rapides de quelques secondes à quelques minutes. Les virements bancaires prennent de quelques secondes à quelques jours pour les montants élevés.
  • Transferts possibles à l'échelle mondiale indépendamment du pays.
  • Absence d'intermédiaire (établissement de paiement, intermédiaire en services de paiement, banque, dépositaire) : la somme créditée est portée directement à l'adresse de réception.
  • N'importe quel particulier ou société peut transférer de la cryptomonnaie.
  • Stockage de la cryptomonnaie à distance sur un serveur ou en téléchargement sur un support (clé USB, par exemple).
  • Pour certaines cryptomonnaies, la quantité totale pouvant être créée est plafonnée, rendant ce type de monnaie déflationniste par essence (la quantité de monnaie ne peut théoriquement que décroitre dans le temps)

Inconvénients[modifier | modifier le code]

  • Faible impact des cryptomonnaies sur le grand public[117] (~ 150 millions USD / jour en mars 2016 pour Bitcoin).
  • Réseau de paiement peu développé bien qu'en croissance[118].
  • Différentes cryptomonnaies, incompatibles entre elles, avec le développement de plusieurs types de cryptomonnaies en parallèle.
  • Volatilité élevée dans un secteur très peu régulé, impliquant une vulnérabilité aux arnaques (exemple : le , John McAfee (inventeur de l'antivirus du même nom) a été inculpé aux États-Unis (ainsi qu'un conseiller exécutif de son équipe) pour avoir frauduleusement promu des crypto-monnaies, et avoir exécuté des manœuvres de manipulation du marché de type pump and dump[119],[120]).
  • Risque de déflation/hyperinflation due à création monétaire insuffisante ou trop importante (quantité de bitcoins limitée à terme par exemple)[121],[122].
  • Sécurisation nécessaire (comme n'importe quel compte de dépôt ou de paiement) : mot de passe, double authentification.
  • Illégalité dans certains pays.
  • La cryptomonnaie perdue (à la suite d'un téléchargement sur une clef USB ou disque dur) est définitivement perdue.
  • Consommation d'énergie due aux activités de minage de plus en plus importantes.

Autres caractéristiques[modifier | modifier le code]

  • Monnaies ne dépendant pas de banques centrales.
  • Irréversibilité des transactions : le réceptionnaire de la monnaie ne peut pas subir d'annulation. Inversement, le donneur d'ordre ne peut rétracter son paiement.
  • Lobby bancaire s'opposant a l'utilisation de ce type de monnaie et défendant les systèmes de paiement utilisant les monnaies dotées de cours légal.
  • Absence de plafond et de minima dans les transferts.

Consommation électrique de la preuve de travail[modifier | modifier le code]

Une étude de Digiconomist révèle que la cryptomonnaie a nécessité 30,25 TWh d'électricité en 2017, une consommation supérieure à celle de beaucoup de pays[123] Pour la technologie blockchain chaque échange financier doit être validé, et dans le cas de l'utilisation d'une preuve de travail, cela passe par le calcul d'une preuve cryptographique, exigeant une grande puissance de calcul décentralisée. Miner de la cryptomonnaie consomme énormément d'électricité[124],[125].

Les conséquences pour l’environnement peuvent être un désastre écologique : la revue scientifique Nature a publié une étude montrant que le minage de bitcoins en Chine, qui alimente près de 80 % du commerce mondial de cryptomonnaies, risque de compromettre les objectifs climatiques du pays[126]. Les activités de « minage » de bitcoins en Chine dès 2024 émettront annuellement cent trente millions de tonnes de carbone, soit une consommation énergétique de 296,59 térawattheures (TWh). Selon les calculs du Centre pour une finance alternative de l’Université de Cambridge, le réseau consommerait plus de 130 TWh par an, l’équivalent de la consommation électrique de la Suède ou de la Norvège[127],[128].

La validation des transactions sur la « chaînes de blocs » (blockchain) est énergivore, aucun protocole alternatif à la preuve de travail (proof-of-work, POW) n’a été trouvée permettant une cryptomonnaie décentralisée, publique, sécurisée et qui aurait une empreinte carbone négligeable[129].

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Cryptocurrency » (voir la liste des auteurs).
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Primavera De Filippi, Blockchain et cryptomonnaies, Paris, Que sais-je?, , 126 p. (ISBN 9782130811459)
  • Adli Takkal Bataille et Jacques Favier, Bitcoin : La monnaie acéphale, Paris, CNRS Éditions, , 270 p. (ISBN 9782271115546)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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