Cryptomonnaie

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Capitalisations boursières des cryptomonnaies en octobre 2017

Une cryptomonnaie, dite aussi cryptoactifs, cryptodevise ou monnaie cryptographique, est une monnaie utilisable sur un réseau informatique décentralisé, de pair à pair. Elle est fondée sur les principes de la cryptographie et intègre l'utilisateur dans les processus d'émission et de règlement des transactions[1],[2],[3]. Le terme « crypto-actif » fait référence à « des actifs virtuels stockés sur un support électronique permettant à une communauté d’utilisateurs les acceptant en paiement de réaliser des transactions sans avoir à recourir à la monnaie légale. »[4]. Un exemple de « crypto-actif » est le Bitcoin qui ne remplit pas le rôle d'une monnaie[5].

En France, la banque de France différencie les cryptomonnaies des titres de reconnaissance de dette (IOU en anglais). Elle les reconnaît sous la définition de «tout instrument contenant sous forme numérique des unités de valeur non monétaire pouvant être conservées ou être transférées dans le but d’acquérir un bien ou un service, mais ne représentant pas de créance sur l’émetteur »[6].

Présentation[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, toutes les cryptomonnaies sont des monnaies alternatives, car elles n'ont de cours légal dans aucun pays. Les cryptomonnaies utilisent un système de validation (par exemple par la preuve de travail) pour les protéger des contrefaçons électroniques. De nombreuses cryptomonnaies ont été développées. La première implémentation complète a été le bitcoin[1],[3],[7],[8],[9],[10],[11], introduite en 2009.

Sauf exceptions, la majorité des cryptomonnaies est conçue pour que la création de nouvelles unités de monnaie soit graduelle, tout en plaçant, pour la plupart d'entre elles, un plafond à la masse monétaire qui sera à terme en circulation. Ceci est fait dans le but d'imiter la rareté (et la valeur) des métaux précieux et d'éviter l'hyperinflation[12]. Comparées aux monnaies ordinaires maintenues par des institutions financières ou gardées en espèce, les cryptomonnaies sont gérées par un grand livre de comptes ouvert et consultable de tous (la blockchain) qui répertorie l'ensemble des transactions depuis l'origine. Une cryptomonnaie n'est donc pas occulte dans la mesure où n'importe quelle transaction est consultable sur internet avec mention de l'adresse électronique des comptes émetteur et receveur ainsi que du montant de la transaction. Pour autant, ces transactions sont infalsifiables et inviolables grâce au recours intensif à la cryptographie. Notons qu'il existe des exceptions à la règle de l'anonymat, comme le Darkcoin[13], le Zerocoin[14],[15],[16],[17], le Bytecoin[réf. nécessaire] et Black Coin[réf. nécessaire].

Histoire des cryptomonnaies[modifier | modifier le code]

En 1998, Wei Dai a publié une description de « b-money », un système électronique de trésorerie anonyme. Peu après, Nick Szabo a créé le « Bit Gold » qui demandait aux utilisateurs de compléter une fonction de preuve de travail dont les solutions étaient chiffrées, mises ensembles et publiées. Le Bitcoin, créé en 2009 par un développeur (ou un groupe de développeurs) de logiciel utilisant le pseudonyme de Satoshi Nakamoto, utilise l'algorithme SHA-256 comme système de preuve de travail[7],[18],[19]. Plus tard, d'autres cryptomonnaies majeures ont été développées, comme le Litecoin (qui utilise scrypt comme preuve de travail et a des confirmations de transaction plus rapide), le Peercoin (qui utilise un système hybride de preuve de travail et a une inflation de 1 %) et le Namecoin (qui sert de DNS décentralisé, qui rend la censure d'internet plus difficile) ont été créées[1]. Plusieurs autres cryptomonnaies ont été créées, toutes n'ont pas connu le succès, notamment celles apportant peu d'innovation. Durant les premières années d'existence, les cryptomonnaies ont gagné peu à peu l'attention des médias et du public[20]. Depuis 2011, l'intérêt a rapidement augmenté, notamment durant la rapide montée du cours du Bitcoin en avril 2013. À partir de 2014, une seconde génération de cryptomonnaies est apparue, comme Monero, Ethereum et Nxt avec de nouvelles fonctionnalités telles que des adresses de furtivité, des contrats intelligents, le recours à des chaînes de bloc latérales ou adossées à des actifs tels que de l'or.

Aujourd'hui les représentants de plusieurs banques centrales ont déclaré que l'adoption de cryptomonnaies telles que Bitcoin pose un défi important pour la capacité des banques centrales à influencer le prix du crédit pour toute l'économie. Ils ont également estimé que la popularité croissante des cryptomonnaies commerciales risque de faire perdre la confiance des consommateurs dans les monnaies fiduciaires. Gareth Murphy, un représentant de la banque centrale américaine, a enfin déclaré que « l'utilisation généralisée [des cryptomonnaies] rendrait plus difficile pour les organismes statistiques de recueillir des données sur l'activité économique, elles-mêmes utilisées par les gouvernements pour orienter l'économie ». Il avertit que les cryptomonnaies constituent un nouveau défi pour le contrôle des fonctions importantes de la politique monétaire et de change des banques centrales[21].

Un entrepreneur, fondateur de Robocoin, a lancé le premier distributeur automatique de bitcoins aux États-Unis le 20 février 2014. Le kiosque, installé à Austin dans le Texas, est similaire aux guichets automatiques bancaires, mais dispose de scanners pour lire les cartes d'identité afin de confirmer l'identité des utilisateurs[22].

  • Au Canada et à Singapour, des institutions envisagent également de développer des systèmes de paiement officiels en cryptomonnaie[23].
  • En 2018, les Îles Marshall deviennent le premier pays au monde à lancer une cryptomonnaie légale[25].

La capitalisation boursière de la cryptomonnaie devrait atteindre 1 000 milliards de dollars en 2018[26].

Différence entre cryptomonnaie et monnaie[modifier | modifier le code]

Dans la zone Euro, le bitcoin, ainsi que les autres cryptomonnaies, ne sont pas des monnaies légales car la seule monnaie légale est l'euro, notamment en France. Ceci implique qu'un commerçant peut refuser un paiement en Bitcoin alors qu'il n'a pas le droit de refuser un paiement en Euro.

La désignation et le statut de "monnaie" sont contestés en faveur de la notion d'actif, soumise aux mêmes fluctuations et risques (et potentiellement taxation) que les autres actifs financiers. Le terme de « crypto-actif » est recommandé par la Banque de France[27].

De par leur construction intrinsèque, les cryptomonnaies échappent à toute politique publique: elles ne peuvent pas être soutenues par une politique monétaire. De plus, leur pseudo-anonymat rend possible, au même titre que l'argent liquide, les transactions illicites. À travers diverses réglementations, elles font l'objet d'une surveillance par les autorités monétaires sur deux axes[28] :

  • contrôler la légalité des biens ou des services achetés grâce aux cryptomonnaies et ainsi éviter les achats illicites.
  • surveiller la conversion en devises légales et ainsi détecter le blanchiment d'argent.

De manière générale, le statut juridique des cryptomonnaies varie considérablement d'un pays à l'autre. Pour certains États, les cryptomonnaies, ou certains d'entre eux sont légalement reconnus comme moyen de commerce, dans d'autres le statut n'est pas encore défini alors qu'enfin la législation concernant les cryptomonnaies est encore en train d'évoluer ou les interdit totalement.

Les services fiscaux américains ont jugé par ailleurs que le bitcoin serait traité comme un bien immatériel, par opposition au dollar, l’assujettissant à l'impôt sur les gains en capital. Une cryptomonnaie n'est pas dans l'union européenne un moyen de paiement de type monnaie électronique au sens du code monétaire et financier, en l'absence de garantie légale de remboursement à tout moment et à la valeur nominale en cas de paiement non autorisé[29].

De plus l'utilisation de cryptomonnaies est rendu difficile par les points suivants:

  • le faible usage ne permet pas d’en faire une unité de compte: très peu de prix sont exprimés dans ces cryptomonnaies.
  • ils présentent une forte volatilité.
  • utilisés comme intermédiaires des échanges ils n'offrent aucune protection contre la fraude car les opérations sont toutes irréversibles.

Offre de départ et ICO (Initial coin offering)[modifier | modifier le code]

Une ICO de l'anglais "Initial coin offering", en référence aux IPO, est une forme de financement, à mi-chemin entre la levée de fonds et le financement participatif, par la prévente d'une nouvelle cryptomonnaie. La première Initial coin offering notable est celle d'Ethereum en 2014[30]. En 2017, ce marché est encore peu régulé, ainsi en septembre la Chine interdit les ICO sur son territoire[31]. En Russie, Vladimir Poutine approuve l'utilisation des ICO en exigeant la mise en place d'une réglementation appropriée afin de contrôler le marché des cryptomonnaies[32],[33].

En France[modifier | modifier le code]

En septembre 2017, Domraider est la première entreprise française à pratiquer une levée de fonds par ce moyen, à travers sa cryptomonnaie, le DRT (DomRaider token). La start up lève 56 millions d'euros afin de créer une plateforme décentralisée dédiée aux enchères en temps réel sur la blockchain. Les DRT servent de moyen de paiement sur la Blockchain d'enchères et sont échangeables sur les places de marché de cryptomonnaies[34].

Quelques cryptomonnaies[modifier | modifier le code]

Code Monnaie Date de création Équivalent de la masse monétaire en USD Algorithme Quantité de monnaie émise Quantité maximum de monnaie pouvant être émise Note
BTC, XBT Bitcoin 2009 140 milliards USD au 16/05/2018 [35] -2.85% SHA-256
(preuve de travail)
17 millions au 16/05/2018 21 millions La première monnaie décentralisée.
ETH Ether 2015 69 milliards USD au 19/05/2018 [35] -2.91% Ethash 99,4 millions au 16/05/2018 La première monnaie basée sur une chaîne de blocs (Ethereum) permettant la création de contrats intelligents.
BCH, BCC Bitcoin Cash 2017 21 milliards USD au 16/05/2018 [36],[35] -7.76% SHA-256
(preuve de travail)
17 millions au 16/05/2018 21 millions Fork de la chaîne de blocs Bitcoin avec augmentation de la taille maximale d'un bloc. Le but est de mieux faire face à la croissance du nombre d'utilisateurs.
XRP Ripple 2012 26,9 milliards USD au 16/05/2018 [35] -4.35% ECDSA 39,190 milliards au 16/05/2018 [37] 100 milliards Les transactions sont vérifiées par consensus entre les membres du réseau, plutôt que par le processus de minage utilisé par bitcoin.
LTC Litecoin 2011 7,78 milliards USD au 16/05/2018 [35] -2.49% Scrypt
(preuve de travail)
56,5 millions au 16/05/2018 84 millions La première cryptomonnaie fondée sur Scrypt.
IOTA IOTA (cryptomonnaie et technologie) 2015 5,17 milliards USD au 16/05/2018 -6,36% [35] SHA-256
(preuve de travail)
IOTA
(limite atteinte)
IOTA Au lieu d'utiliser une blockchain, Le protocole IOTA est basé sur un Graphe orienté acyclique (Directed acyclic graph).
OMG OmiseGo 2017 1,3 milliard USD au 16/05/2018 [35] -5,59% 102 millions au 16/05/2018 140,25 millions Première Application prévue sous le réseau Plasma[38]
MAID MaidSafeCoin 2014 0,159 milliard USD au 16/05/2018 [35] -8,73% 452,5 millions au 04/08/2017 4,3 milliards Proof of Ressource (POR).
DASH Dash 2014 3,34 milliards USD au 16/05/2018 [35] -3.67% X11 8 millions au 16/05/2018 18,9 millions[39] Ex-Darkcoin, première cryptomonnaie anonyme.
DOGE Dogecoin 2013 0,504 millard USD au 16/05/2018 [35] -4,59% Scrypt
(preuve de travail)
114,5 milliards au 16/05/2018 5,2 milliards/an perpétuellement cryptomonnaie dérivée de Litecoin et la première à être fondée sur un mème Internet : Doge.
XMR Monero 2014 3,17 milliard USD au 16/05/2018 [35] -5,15% Preuve de travail 16 millions au 16/05/2018 18,3 millions puis production perpétuelle minimale de

0.3 XMR/minute

Lorsque les 18,3 millions de XMR seront produits, l'inflation maximale est de 1%, puis décroit exponentiellement jusque 0.
FCT Factom (en) 2015 0,157millard USD au 16/05/2018 [35] -8,4% 8,7 millions au 16/05/2018
BTS BitShares (en) 2014 0,637millard USD au 16/05/2018 [35] -4,81% 2,64 milliards au 16/05/2018 3.600.570.502 2 500 millions sont créés puis croissance asymptotique de 6.3% en année 1 pour atteindre 0.9% en année 100.
PPC Peercoin 2012 0,64 milliard USD au 16/05/2018 [35] -8,77% SHA-256
(preuve de travail/preuve d'enjeu)
24.764.006 au 16/05/2018 Pas de limite Inflation annuelle : 1 %.
NMC Namecoin 2011 29.788.896 USD au 16/05/2018 [35] -4,67% SHA-256
(preuve de travail)
14,7 millions au 16/05/2018 21 millions Namecoin a pour but d'agir comme un DNS décentralisé, qui rend la censure d’internet très difficile. Namecoin se sert du nom de domaine .bit.
LSK Lisk (en) 2016 1,29 millard USD au 10/05/2018 [35] DPOS (preuve de participation des délégués) 110,4 millions au 04/08/2017 Première crypto monnaie modulaire utilisant des Sidechain.
SLR SolarCoin 2014 1.069.366.545 USD au 16/05/2018 [35] -7,69% Proof-of-Stake-Time (PoST) 105.951.307 au 16/05/2018 121.201.144 [35] L'essentiel des SolarCoins sont attribués à des producteurs d'énergie solaire.
ONION DeepOnion 2017 29.511.492 USD au 16/05/2018 [35] +0,67% Proof of Stake (PoS) et X13 Proof of Work (PoW) 15.100.490 au 16/05/2018 25.000.000 [35] cryptomonnaie entièrement anonyme utilisant le réseau Tor.
DRT DomRaider Token 2017 14.313.886 USD au 16/05/2018 +5,03% 591,5 millions au 16/05/2018 1,3 milliard [35] Plateforme d'enchères utilisant la blockchain
ECA Electra 2017 61.393.773 USD au 16/05/2018 -12,14% Nist5 (PoS) 25 milliards en 16/05/2018 30 milliards Monnaie rapide avec frais de transactions faible, gérée par la communauté-même.
Ğ1 Ğ1 2017 N/A signatures : ed25519 (en)
hashes : SHA-256
Plus de deux millions en juin 2018 Pas de limite Monnaie libre
SEC SecuriumCoin [40] 2018 1.335.972 USD au 16/05/2018 +1.07% 115.235.600 au 16/05/2018 161.803.398.875 unités Crypto monnaie valorisant l'écologie et les énergies renouvelables.
PIT Paypite [41] 2018 620.000 € au 16/05/2018 ERC20 2.000.000 au 16/05/2018 247.000.000 Monnaie francophone, pour les 274 millions de francophones du monde

Les indices[modifier | modifier le code]

Afin de pouvoir suivre le développement du marché des cryptomonnaies, les indices permettent de pister les importantes cryptomonnaies ainsi que leurs prix du marché.

Cryptocurrency Indexes CRYX[modifier | modifier le code]

CRYX est une compagnie lancée en 2017 et offrant trois gammes d'indices de cryptomonnaie avec trois différentes méthodes de calcul (Cap-Weighted, Equal-Weighted, and Exponential flattening - FLEX) pour un nombre fixé de cryptomonnaies (CRYX5, CRYX10, CRYX25, CRYX50, et CRYX100)[42]. La gamme d'indices "Cap-Weighted" suit le marché de cryptomonnaies basé sur chacune de leur capitalisation boursière. La gamme d'indices "Equal-Weighted" néglige la capitalisation boursière de chaque cryptomonnaie afin de pondérer leurs poids de manière égale. Enfin, la gamme d'indices "FLEX" prend en considération la capitalisation boursière ainsi que le rang de chaque cryptomonnaie pour réduire leurs écart-types afin de donner plus de poids aux cryptomonnaies les moins importantes[43]. CRYX est également considéré comme ayant l'une des bases de données les plus importantes avec des données datant jusqu'au 28 Avril 2013[44].

CRYX Cryptocurrency Volatility Index[modifier | modifier le code]

Le CRYX Cryptocurrency Volatility Index (CVX)[45] a pour objectif de mesurer la volatilité du top 50 des cryptomonnaies sur une période de 3 semaines. Cet index de volatilité du marché des cryptomonnaies intègre également une certaine méthodologie de pondération afin de pouvoir équilibrer les valeurs du marché des 50 plus grosses capitalisations et ainsi évaluer une meilleure répartition des poids dans le calcul de la volatilité de l'index.

CRYX Cryptocurrency Classification Standard[modifier | modifier le code]

Le CRYX Cryptocurrency Classification Standard (CCS)[45] a été développé afin de classifier le marché des cryptomonnaies car ces dernières n'ont pas toutes les mêmes objectifs et projets. Ainsi, le Cryptocurrency Classification Standard (CCS) divise le marché en six segments : Paiements Digital en Peer-to-Peer, Applications sur une Blockchain, Services Financiers, Technologie de l'information, Médias et Réseaux Sociaux, et Autres.

Coin Market Cap [46][modifier | modifier le code]

Créé en 2013, le CoinMarketCap est la plus importante bourse de référencement et d'indexation des cryptomonnaies. Le 1er mai 2018 le CoinMarketCap fêtait ses 5 ans et affichait le cours de plus de 1600 cryptomonnaies, 200 échanges, soit une capitalisation boursière de plus de 400 milliards USD. La capitalisation record a été atteinte, en janvier 2018, avec 835 milliards USD. Selon Amazon Alexa, ce serait le 174 ème site le plus visité. Leur compte Twiter a atteint 430.000 abonnés. La classification et la valorisation des cryptomonnaies, s'y fait selon le principe boursier de l'offre et la demande.

Principales places d'échanges[modifier | modifier le code]

Actives

Inactives

  • Mt. Gox (actuellement fermé, la société s'étant déclarée en faillite au Japon)[47]
  • Cryptsy (actuellement fermé à la suite d'un vol d'un nombre important de bitcoins)[48]
  • Vault of Sathoshi (fermé en 2015)[49],[50]

Avantages et inconvénients[modifier | modifier le code]

La pertinence de cette section est remise en cause. Considérez son contenu avec précaution. Améliorez-le ou discutez-en. (mars 2016)

Avantages

  • Monnaies ne dépendant pas de banques centrales.
  • Conçues pour Internet. Ce sont des alternatives concrètes aux systèmes de paiement traditionnels. Elles permettent d'augmenter l’accessibilité du commerce en ligne dans les pays en voie de développement [51],[52].
  • Transparence : toutes les transactions sont publiques mais les propriétaires et les destinataires de ces transactions sont des adresses[53].
  • La cryptomonnaie ne peut pas être contrefaite ou usurpée[54]. Le protocole de chiffrement est aussi conçu pour être très résistant contre une liste impressionnante d’attaques informatiques, incluant les attaques par déni de service distribué.
  • Frais de transfert nuls et inférieurs aux banques classiques et aux sociétés de transfert de fonds (type Paypal, Western Union).
  • Transferts rapides de quelques secondes à quelques minutes par rapport aux virements bancaires (quelques heures à quelques jours).
  • Transferts possibles à l'échelle mondiale indépendamment du pays.
  • Absence de plafond et de minima dans les transferts.
  • Absence d'intermédiaire (banque, dépositaire) : le crédit est porté directement sur l'adresse de réception.
  • Irréversibilité des transactions : le réceptionnaire de la monnaie ne peut pas subir d'annulation.
  • N'importe quel particulier ou société peut transférer de la monnaie.
  • Stockage de la cryptomonnaie à distance sur un serveur ou en téléchargement sur une clef.
  • Pour certaines cryptomonnaies, la quantité totale pouvant être créée est plafonnée, rendant ce type de monnaie déflationiste par essence (la quantité de monnaie ne peut que décroitre dans le temps)

Inconvénients

  • Faible impact des cryptomonnaies sur le grand public[55] (~ 150 millions USD / jour en mars 2016 pour Bitcoin).
  • Réseau de paiement peu développé bien qu'en croissance[56].
  • Dilution de l'intérêt d'en adopter une plus qu'une autre, due au développement de plusieurs types de cryptomonnaies en parallèle
  • Volatilité.
  • Risque de déflation/hyperinflation due à création monétaire insuffisante ou trop importante (quantité de bitcoins limitée à terme par exemple)[57],[58].
  • Irréversibilité des transactions : l'annulation est impossible. Seul le destinataire peut décider de renvoyer la cryptomonnaie.
  • Sécurisation nécessaire (comme n'importe quel compte en banque traditionnel) contre les hackers : mot de passe, double authentification.
  • Interdiction d'utilisation de certaines cryptomonnaies dans certains pays (Russie).
  • La cryptomonnaie perdue (à la suite d'un téléchargement sur une clef USB ou disque dur) est définitivement perdue.
  • Lobby bancaire s'opposant a l'utilisation de ce type de monnaie et défendant leurs systèmes traditionnels.
  • Consommation d'énergie due aux activités de minage de plus en plus importante.

Génération de blocs et création monétaire par minage[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Minage de cryptomonnaie.

Lorsqu'une transaction est émise, elle est transmise et validée par les ordinateurs qui composent le réseau. Cette validation est un calcul pour la complétion duquel toute personne peut proposer son ordinateur et ainsi participer aux calculs. Dès lors qu'une transaction est validée, chaque ordinateur ayant participé à sa validation, se voit attribuer un certain montant de monnaie électronique, au prorata de sa participation au calcul.

À ce jour participer au calcul des transactions de Bitcoin requiert un investissement important, puisqu'il est quasiment indispensable d'investir dans des systèmes FPGA ou ASIC (il est préférable d'utiliser l'expression de "systèmes spécialisés" que FPGA ou ASIC qui cible deux technologies sans rapport avec le besoin de puissance de calcul nécessaire). D'autres cryptomonnaies basées sur des algorithmes différents, permettent à des systèmes moins puissants de participer au calcul. En effet les GPU (processeurs de carte graphique), voir CPU pour certaines cryptomonnaies, sont suffisamment puissants pour effectuer les calculs rapidement.

La participation à la création monétaire, appelée « minage »[59], suit un schéma logarithmique qui a pour objectif de reproduire la découverte de l'or (ou autres métaux précieux) :

  • Au début, peu de personnes cherchent de l'or, en trouver est donc relativement simple.
  • Puis comme l'information se répand et que de plus en plus de personnes cherchent, l'or devient de plus en plus difficile à trouver et de plus en plus rare.
  • En conséquence, l'investissement des acteurs est de plus en plus important, repoussant les limites et contraignant les petits chercheurs à abandonner.
  • Du fait que la ressource est épuisable, sa valeur augmente, tandis que sa chance de découverte décroît.

Le Bitcoin est entré dans une phase où la complexité (nombre de personnes participant à la génération de blocs et de leurs outils) demande un investissement en matériel pour toute nouvelle personne ou pour celui qui veut suivre le mouvement[60]. Certaines cryptomonnaies ne sont encore que dans leur première phase (de plus en plus de personnes y participent, à la suite de l'information qui en découle, augmentant progressivement sa complexité de recherche).

La difficulté de génération de blocs réside également dans le calcul de l'énergie dépensée pour la génération de cryptomonnaies. Chaque matériel étant plus ou moins bien optimisé pour le calcul, et consommant plus ou moins d'électricité, il est important de calculer et limiter la consommation d'énergie, tout en maximisant les puissances de calcul. Certaines cartes graphiques sont bien meilleures que d'autres. Rejoindre un pool de générateurs de blocs reste la méthode la plus adéquate pour générer rapidement ses premiers revenus grâce à cette activité. Les monnaies alternatives (alt coin) peuvent quant à elles afficher des ratios de rendement largement supérieurs à ceux des monnaies les plus populaires (notamment le Litecoin et le Bitcoin [61]). En effet, ces monnaies secondaires étant moins répandues, la génération de blocs est plus accessible et moins concurrentielle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Cryptocurrency » (voir la liste des auteurs).

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  5. https://www.latribune.fr/economie/international/bitcoin-le-g20-finances-refuse-de-le-considerer-comme-une-monnaie-772554.html
  6. https://publications.banque-france.fr/lemergence-du-bitcoin-et-autres-crypto-actifs-enjeux-risques-et-perspectives
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  26. Toptal - Démystifier les Cryptocurrencies, Blockchain et ICO
  27. « Les crypto actifs, tels que le bitcoin ou l’ether, sont nés au début des années 2010, dans le sillage du développement à l’échelle mondiale de communautés dites « virtuelles », c’est à dire rassemblant des internautes au moyen d’outils d’interaction numériques (chat, forum, etc.). Souvent désignés par abus de langage sous le terme « monnaies virtuelles » ou « crypto monnaies », ces actifs sont définis par le Code monétaire et financier comme « tout instrument contenant sous forme numérique des unités de valeur non monétaire pouvant être conservées ou être transférées dans le but d’acquérir un bien ou un service, mais ne représentant pas de créance sur l’émetteur » » Banque de France Focus n°16 5 mars 2018
  28. « Les dangers liés au développement des cryptomonnaies : l’exemple du bitcoin » (version du 9 avril 2016 sur l'Internet Archive) [PDF].
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  60. (fr)Miner le Bitcoin, rentable?
  61. (fr)Prix et évolution du litecoin

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]