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Namakura Gatana

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Namakura Gatana
Court-métrage d'animation Namakura Gatana
なまくら刀
(Namakura Gatana)
Film d'animation japonais
Réalisateur
Jun'ichi Kōuchi
Producteur
Kisaburo Kobayashi
Durée 4 minutes
Sortie

30 juin 1917

Namakura Gatana (なまくら刀?), également connu sous les titres The Dull Sword ou Hanawa Hekonai meitō no maki (塙凹内名刀之巻?), est un court-métrage d'animation japonais réalisé par Jun'ichi Kōuchi sorti le [1]. Il s'agit d'une comédie muette de genre jidaigeki d'une durée originale d'environ quatre minutes.

Il est considéré comme l'un des tout premiers exemples d'animation au Japon. Bien que le fragment Katsudō Shashin soit techniquement une animation plus ancienne (souvent datée spéculativement de 1907), les sources décrivent Namakura Gatana comme le plus ancien film d'animation japonais retrouvé parmi ceux ayant fait l'objet d'une exploitation commerciale en salles[2].

Le film met en scène un samouraï ridicule (souvent identifié comme le rōnin Hanawa Hekonai) qui achète un sabre au tranchant émoussé auprès d'un marchand. Pour tester son arme, il tente de pratiquer le tsujigiri, une attaque surprise nocturne sur des passants mais ses tentatives échouent systématiquement. Il attaque d'abord un aveugle qui parvient à le contrer et à lui donner un coup de pied humiliant et est ensuite battu et mis en fuite par un simple coursier[1].

La structure narrative du film adopte un schéma en quatre cases typique de la bande dessinée (yonkoma) : introduction (achat du sabre), développement (interaction avec le marchand), pivot (échec face à l'aveugle) et conclusion (défaite face au coursier)[1].

Analyse technique

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Kōuchi a utilisé la technique de l'animation de découpes (kirinuki), agrémentée de quelques éléments de dessin animé[3]. Le film est historiquement notable pour avoir intégré des conventions sémiotiques issues du manga, telles que l'utilisation de bulles de dialogue et de « scintillements sonores » pour représenter le son dans un média silencieux[4].

Certaines séquences témoignent d'un haut niveau de perfection technique pour l'époque, notamment celle où une pièce d'or voltige dans les airs. Cependant, des critiques contemporaines parues en dans la revue Katsudō Shashin Zasshi jugeaient certains mouvements, comme ceux de la pièce ou du fourreau, comme étant trop « étirés » en raison du grand nombre d'images utilisées lors de la décomposition du mouvement. Il semblerait que l'œuvre ait été influencée par la série américaine Dekobo's Sketchbook de la firme Universal[1].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 (en) « The Dull Sword [the longest, digitally restored version] | Details of the work | Japanese Animated Film Classics », sur animation.filmarchives.jp (consulté le )
  2. (en) Daniel C. Castro, « American-Anime: How Japanese Anime Influenced American Cartoons » Accès libre [PDF], (consulté le )
  3. (en) Frederick S. Litten, « Some remarks on the first Japanese animation films in 1917 » Accès libre [PDF], (consulté le )
  4. (en) Susana Tosca et Akinori Nakamura, « The origin of the media mix in Japan in a media ecological perspective: examining the situation from 1915 to 1945 », Ritsumeikan Imaging Science, vol. 13/14, , p. 31-54

Liens externes

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