Najia Abeer

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Najia Abeer
Nom de naissance Najia Benzeggouta
Alias
Najia Abeer
Naissance
Constantine (Algérie)
Décès (à 57 ans)
Alger (Algérie)
Nationalité Algérienne
Auteur
Langue d’écriture Français

Œuvres principales

  • Constantine : et les moineaux de la murette : roman (2003)
  • L'albatros : roman, Marsa (2004)
  • Bab El Kantara : roman, APIC (2005)

Najia Abeer, de son vrai nom Najia Benzeggouta, est une romancière algérienne née en à Constantine et morte le à Alger[1]. Elle est surtout connue pour son premier ouvrage intitulé Constantine et les moineaux de la murette, dans lequel elle écrit sur sa ville natale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Najia Abeer nait en 1948 à Constantine[2]. Elle fait des études aux États-Unis et devient enseignante en littérature américaine en Algérie et au Moyen-Orient[3].

Elle est également collaboratrice au suppléments Arts et Lettres du journal El Watan[4].

En 2003, elle publie son premier roman Constantine et les moineaux de la murette qui est un récit d'une enfance remémorée à Constantine[5],[6],[7], et le premier d'une trilogie qui explore la formation d'une élite féminine algérienne à l'école normale[8] juste après l'indépendance algérienne[6]. Ce roman a une dimension autobiographique et est conté à la première personne[9].

Ce premier roman de la trilogie est suivi de L'Albatros[10] publié en 2004 et qui est le récit du combat d'une femme face à la maladie[11],[12], Bariza, surnommée l'Albatros décide de devenir pêcheur, un métier normalement réservé aux hommes pour nourrir ses enfants[13].

Le troisième roman de la trilogie, publié en 2005 est Bab El Kantara, une narration de la formation de jeunes filles à l'école normale[14],[8].

Cette trilogie recours à un style évoquant les émotions et les souvenirs de sa jeunesse, et le souvenir de sa ville natale, Constantine, qui provoque une nostalgie de l'autrice « Sais-tu, Constantine, que tu me fais souffrir ? »[2]. Najia Abeer voue une véritable passion à sa ville natale, plus particulièrement au quartier ancestral de la Souika, se consacrant à la défense des remparts auprès du CRI de Constantine[3]. Elle témoigne aussi du passé colonial de la ville et de l'indépendance[15] :

Des poudrières, il y en avait dans tout le pays. J'étais encore trop jeune pour ces grands mots : révolution, guerre, moudjahidins, djihad, mais mon esprit s'y formait. Les soldats et leurs violentes incursions dans les maisons, les rues, les boutiques, et tous ces hommes qui disparaissaient pour ne plus revenir, étaient là pour nous rappeler qui était le plus fort, qui était le chasseur et qui était le traqué.

Najia Abeer meurt à Alger le 21 octobre 2005[6].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Najia Abeer », sur data.bnf.fr (consulté le )
  2. a et b Jay 2019.
  3. a et b O. Hind, « Décès de l'écrivaine Najia Abeer. Constantine perd son Albatros... », L'Expression,‎ (lire en ligne)
  4. Adlène Meddi, « Décès de l'auteur Najia Abeer - L'ultime envol des moineaux », El Watan,‎ (lire en ligne)
  5. Najia Abeer, Constantine : et les moineaux de la murette : roman, Editions barzakh, (ISBN 9961-892-46-1 et 978-9961-892-46-6, OCLC 54454903, lire en ligne)
  6. a b et c « Évocation : Najia Abeer, Odes et codes de la liberté et du savoir… » Accès libre, sur livrescq.com, (consulté le )
  7. (en) « 📚 Théses-Algérie: Doctorat, Magister, Master... », sur www.theses-algerie.com (consulté le )
  8. a et b Charles Heimberg, Charles Heimberg, Benoãit Falaize et Olivier Loubes, L'école et la nation : actes du séminaire scientifique international, Lyon, Barcelone, Paris, 2010., (ISBN 2-84788-572-2, 978-2-84788-572-9 et 978-2-84788-339-8, OCLC 1058808062, lire en ligne)
  9. Anissa Amokrane, le *je* en écriture dans constantine et les moineax de la murette de najia abeer, Lodz, Uniwersytet Lodzki (University of Lodz), (lire en ligne)
  10. Lounès Ramdani et Association France-Algérie. Pays d'Auvergne, Débats et imaginaires algériens : romans et essais, une recension, (ISBN 978-1-9742-0762-6 et 1-9742-0762-5, OCLC 1091908924, lire en ligne), p. 323
  11. Najia Abeer, L'albatros : roman, Marsa, (ISBN 2-913868-50-9 et 978-2-913868-50-2, OCLC 56358558, lire en ligne)
  12. Nacéra Belloula, Les belles Algériennes : confidences d'écrivaines, Média-Plus, (ISBN 9961-922-41-7 et 978-9961-922-41-5, OCLC 154230071, lire en ligne)
  13. Belkacem Rouache, « L'élan de l'albatros », Le Temps d'Algérie,‎ (lire en ligne Accès libre)
  14. Najia Abeer, Bab El Kantara : roman, APIC, (ISBN 9961-769-16-3 et 978-9961-769-16-4, OCLC 62393340, lire en ligne)
  15. « A Constantine, les ombres et lumières du passé colonial. Constantine, reportage de notre envoyé spécial », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le )
  16. Rachid Mokhtari, Le nouveau souffle du roman algérien : essai sur la littérature des années 2000, Chihab éditions, (ISBN 9961-63-619-8 et 978-9961-63-619-0, OCLC 78995415, lire en ligne)
  17. « Archives de l'ancienne revue : Algérie-Littérature/Action » Accès libre, sur revue-a.fr (consulté le )
  18. Le jeune Indépendant, « Un monde de peine et de tragique. "L'albatros" de Najia Abeer » Accès libre, sur www.limag.com, (consulté le )

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]