Nadir Dendoune

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Nadir Dendoune
Naissance (43 ans)
Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)
Nationalité Drapeau : France Française
Drapeau : Algérie Algérienne
Drapeau : Australie Australienne
Profession Journaliste
Autres activités Écrivain
Médias
Pays Drapeau de la France France
Presse écrite Le Monde diplomatique, Le Courrier de l'Atlas

Nadir Dendoune, né le à Saint-Denis est un journaliste et un écrivain. Il est l'auteur de Journal de guerre d'un pacifiste, de Lettre ouverte à un fils d'immigré et d’Un tocard sur le toit du monde.

Il est de triple nationalité, française, algérienne et australienne[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père Mohand Dendoune est venu en France métropolitaine en 1950 avant de repartir puis de s'y installer définitivement en 1957. À L'Île-Saint-Denis, il vit d'abord un bidonville avant d'intégrer un logement social de la cité Maurice-Thorez en 1968[2]. Une fresque de l'artiste Vince le représentant ajustant sa cravate à côté de l'inscription chibani est visible sur une façade porte de Châtillon à Malakoff[3].

En juillet 1993, il s'envole pour l'Australie pour effectuer un périple à bicyclette de trois mois, long de 3 000 kilomètres. Séduit par le pays, il retourne à Sydney l'année suivante. Il y restera jusqu'en 2001 et y obtient la nationalité australienne[4]. En septembre de la même année, il repart sur les routes pour un tour du monde à vélo contre le SIDA, en solo, parrainé par la Croix-Rouge australienne [2].

En mars 2003, il s'envole pour Bagdad où il est bouclier humain[5].

En 2004, en tant qu'éducateur dans la maison de quartier de sa ville d'origine de l'Ile-Saint-Denis (93), il organise des rencontres entre jeunes juifs et jeunes musulmans français.

Le 25 mai 2008, il atteint le sommet de l'Everest, devenant ainsi le premier franco-algérien à atteindre le toit du monde[2]. Il raconte son périple dans un livre qui est adapté au cinéma par Ludovic Bernard en 2016 avec Ahmed Sylla dans le rôle de Nadir[6].

Le 24 septembre 2012, il est invité à l'émission Le Grand Journal de Canal+ consacré à la disparition récente d'alpinistes en Himalaya. Il y porte un t-shirt sur lequel est inscrit « Palestine » ainsi qu'une inscription en arabe. Selon lui, il aurait été victime d'une censure par la chaine de télévision[7]. Le rédacteur en chef de l'émission Nicolas Escoulan contestera cette version[7].

En janvier 2013, en reportage en Irak, il est arrêté et conduit à la prison centrale de Bagdad par les autorités irakiennes, tandis qu'il prenait en photo une usine de traitement d'eau à Dora (sud de Bagdad). En possession d'un visa de presse, il effectuait des reportages pour Le Monde diplomatique ainsi que des chroniques pour le site Internet du "Courrier de l’Atlas". Il est libéré le , après 23 jours de détention.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Palestine documentaire de Nadir Dendoune
  • L'affaire Salah Hamouri documentaire de Nadir Dendoune (2015)
  • Toute mon vie clip de HK & Les Saltimbanks

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Chloé Leprince, « "Ils ont lancé la journée sans immigrés sur le coin d'une table " », sur Rue89, Rue89,‎ (consulté le 24 février 2010)
  2. a, b et c Cédric Mathiot, « Bleu, blanc, rage », liberation.fr,‎ (consulté le 27 mai 2016)
  3. Rachid Laïreche, « A Malakoff, une fresque qui raconte l'histoire oubliée des «chibanis» », liberation.fr,‎ (consulté le 27 mai 2016)
  4. Fabrice Drouzy, «Je ne savais pas grimper, ça les a un peu énervés», liberation.fr,‎ (consulté le 28 mai 2016)
  5. Aurélie Delmas, « Nadir Dendoune, journaliste, et prisonnier à Bagdad », 20minutes.fr,‎ (consulté le 27 mai 2016)
  6. « L'Ile-Saint-Denis : «Le Tocard sur le toit du monde» devient un film », leparisien.fr,‎ (consulté le 27 mai 2016)
  7. a et b Dendoune Nadir, « J'étais au "Grand Journal" de Canal Plus : mon t-shirt Palestine, trop gênant ? » sur Le Nouvel Observateur, 27 septembre 2012