Nadia Léger

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Nadia Léger
Nadia Léger.tif
Nadia Léger au balcon
Naissance
Décès
(à 78 ans)
Grasse
Nom de naissance
Nadia Khodossievitch
Nationalités
Activité
Formation
Académie de Below, 1922-1923 école des Beaux-Arts de Varsovie, Académie Moderne de Paris
Maître
Influencée par
Distinctions

Nadia Léger, née Nadia Khodossievitch en 1904 à Ossetishchi (région de Vitebsk) en Biélorussie et morte en 1982 à Grasse, est une peintre biélorusse, épouse de Fernand Léger.

Biographie[modifier | modifier le code]

Nadia Khodossievitch s'inscrit à 15 ans à l'Académie de Below pour apprendre le dessin. Entre 1919 et 1921, elle poursuit à Smolensk son apprentissage dans les cours de Władysław Strzemiński et de Kasimir Malevitch[1]. En 1922 elle arrive à Varsovie et s'inscrit à l'école des Beaux-Arts.

En 1923 elle se marie avec le peintre polonais Stanisław Grabowski (pl) puis complète sa formation à Paris en 1924 à l'Académie Moderne (sv) dirigée par Fernand Léger et Amédée Ozenfant. Léger confie alors à l'élève brillante la charge de professeur-assistante dans sa nouvelle Académie d'Art contemporain, fonction qu'elle gardera jusqu'à la mort du maître.

En 1926 à la Galerie d'Art Contemporain du 30 juin au 13 juillet, elle participe à l'exposition de l'Atelier Fernand Léger à l'Académie Moderne, puis expose avec son mari. En 1927 elle expose dans cette même galerie avec Grabowski et Alice Halicka et participe à l'exposition de l'Académie Moderne à la galerie Aubier et à nouveau en 1928 et en 1929 à l'exposition l'Art Polonais, galerie Éditions Bonaparte, Salon de l'Art Français Indépendant.

En 1927, Grabowski et Nadia se séparent après la naissance de leur fille. Grâce à son aide, paraît en 1930 la revue franco-polonaise l'Art Contemporain. Elle participe à Cercle et Carré et maintient les contacts avec l'avant-garde polonaise. Nadia supervise des travaux de groupes à l'Académie de Léger, tels que les panneaux peints pour le rassemblement des femmes pour la paix. Ses nus et ses natures mortes sont à cette période d'une grande rigueur et d'une richesse de tons.

En 1952 elle épouse Fernand Léger, veuf depuis deux ans. Il l'encourage à présenter l'année suivante ses œuvres à la galerie Bernheim-Jeune. En 1960, ellef ait construire le musée Fernand-Léger à Biot et en 1967, elle et Georges Bauquier offrent à l'État le bâtiment, le parc et 385 œuvres : peintures, dessins, céramiques, bronzes et tapisseries. Le , André Malraux, ministre d'État chargé des Affaires culturelles, inaugure le musée national Fernand-Léger.

Elle dévoile une plaque commémorative sur le mur de la maison d'enfance de son époux le , maison qui est acquise par la ville d'Argentan en 1990 et transformée en Musée Fernand Léger - André Mare ouvert en 2019[2].

Nadia poursuivit ses recherches jusqu'à son décès en 1982.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Benoit Noël, « Daniel Wallard et les mânes de Lili Brik et de Vladimir Maïakovski », Histoires littéraires, n°76, octobre 2018.
  • Ewa Opalka and Karolina Zychowicz, Red Matter. Nadia Léger, catalogue de l’exposition du Musée Sztuki de Lodz (Pologne), 25 mai au 09 septembre 2018.
  • Pierre Kastelyn, Nadia Khodossievitch-Léger - La grande peintre, catalogue de l’exposition du Centre culturel des Dominicaines de Pont-l’Évêque (Calvados), 26 mai au 16 septembre 2018.
  • Benoît Noël, Daniel Wallard et le fameux sextet de bons peintres, Hommage à Yvonne Guégan - L’Humanité au féminin, Caen, Association Les Amis d’Yvonne Guégan, 2017.
  • Pierre Kastelyn, Nadia Léger, catalogue de l’exposition du Château du Val-Fleury de Gif-sur-Yvette (Essonne), 28 février au 7 avril 2017.
  • Benoît Noël, Fernand Léger - Un Normand planétaire, Sainte-Marguerite-des-Loges, Éditions BVR, 2015.
  • Sylvie Buisson, Femmes artistes - passions, muses et modèles, catalogue de l’exposition au Château de Chamerolles (Loiret), 16 juin au 19 août 2012.
  • Sarah Wilson et Nathalie Samoïlov, Nadia Khodossievitch-Léger, la griffe du siècle, Musée National Fernand Léger 1960-2010, hors série du journal Le Patriote Côte d’Azur, avril 2010.
  • Pierre Faniest, Léger, Nadia… et moi, Châteauneuf-de-Grasse, Éditions de Bergier, 2002.
  • Lili Brik - Elsa Triolet, Correspondance (1921-1970), traduite et éditée sous la direction de Léon Robel, Paris, Gallimard, 2000.
  • Georges Bauquier, Fernand Léger - Vivre dans le vrai, Paris, Adrien Maeght Éditeur, 1987.
  • Gladys C. Fabre, L’atelier Fernand Léger (1937-1955), in catalogue Paris-Paris (1937-1957), Centre Georges Pompidou, 1981.
  • Louis Aragon, Écrits sur l’art moderne publiés sous la direction de Jean Ristat, Paris, Flammarion, 1981.
  • André Verdet, Nadia Léger - Mosaïques monumentales - Portraits, catalogue de l’exposition au Théâtre 71 de Malakoff (Hauts-de-Seine), janvier 1972.
  • Christophe Czwiklitzer, Suprématisme de Nadia Khodossievitch-Léger, Paris, Art C.C., 1972.
  • Guido Le Noci, Fernand Léger - Sa vie - Son Œuvre - Son Rêve, Milan, Edizioni Apollinaire, 1971.
  • Marcelle Cahn, André Verdet, Paul Thorez et André Parinaud : Nadia Léger - Évolution première (1920-1926), catalogue de l’exposition au Centre d’Art International (99, boulevard Raspail - Paris 6e), Société Revues et Publication, mars 1971.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]