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Nabil Karoui

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Nabil Karoui
NabilKaroui.jpg
Nabil Karoui en 2009.
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (56 ans)
BizerteVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
نبيل القروي)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Famille
Ghazi Karoui, frère
Conjoint
Salwa Smaoui
Autres informations
Parti politique

Nabil Karoui (arabe : نبيل القروي), né le à Bizerte, est un homme d'affaires tunisien et l'un des principaux acteurs du monde de la publicité dans son pays. Il est à la tête du groupe Karoui & Karoui World et de la chaîne de télévision Nessma.

Biographie

Jeunesse et vie privée

Issu d'une famille modeste[Qui ?], son père dirige une entreprise de fabrication de marbre et sa mère, femme au foyer, est d'origine algérienne. Après avoir obtenu son bac, qu'il a échoué à décrocher à plusieurs reprises, il part à Marseille pour des études de commerce[1].

Nabil Karoui est marié à Salwa Smaoui, et a une fille et un fils[2]. Son fils Khalil meurt en 2016 dans un accident de voiture, sur la route de Gammarth[2].

Carrière professionnelle

Il est formé au marketing et à la vente dans des multinationales. Après avoir sillonné les routes du sud de la France chez Colgate-Palmolive, il intègre le département vente et marketing de la multinationale Henkel[3]. C'est là qu'il est approché par un cabinet de recrutement pour rejoindre la cellule internationale de Canal+ qui entame son implantation en Afrique du Nord. Il y entre comme premier employé de sa filiale Afrique du Nord[4] et y assure la direction commerciale pendant deux années[3].

En 1996, il créé l'agence de communication KNRG avec son frère Ghazi[5].

Il rejoint par la suite son frère Ghazi dans la publicité : ils fondent ensemble, en 2002, un groupe international indépendant de médias et de publicité, Karoui & Karoui World. À la tête du groupe[6] et après le succès rencontré par un premier bureau installé au Maroc, il ouvre successivement des bureaux à Alger, Riyad, Khartoum, Nouakchott et Tripoli[7]. Son groupe est désormais reconnu internationalement[7] pour sa créativité et ses idées innovantes, ce qui lui vaut plusieurs distinctions[8] décernées par le public et les professionnels[9].

En parallèle au développement international, il mène une politique de diversification[4] et crée des filiales de production audiovisuelle, d'interactivité digitale, d'affichage urbain et un label musical[10]. En 2009[4], il prend la direction de la filiale télévision du groupe, Nessma[11].

Il s'érige en chantre de l'union du Maghreb et, voulant démontrer sa faisabilité, il entreprend de la concrétiser par le volet culturel : il redonne vie au patrimoine musical maghrébin et produit l'émission de télé-crochet Star Academy Maghreb[12] où des jeunes Maghrébins cohabitent et se familiarisent rapidement les uns avec les autres, prouvant que les barrières à l'union ne sont que politiques[13].

À partir de 2016, il sillonne le pays, et notamment les zones les plus défavorisées à la rencontre de ces populations, leur offrant produits de première nécessité et soins médicaux[14].

Toujours en 2016, l'ONG I Watch l'accuse de blanchiment d'argent et de détournement de fonds vers l'étranger, via des sociétés-écran[15]. En 2017, un enregistrement fuite sur les réseaux sociaux où Karoui appelle à s'en prendre à I Watch, qu'il qualifie de « traîtres » et d'« agents de l'étranger », et appelle à publier un reportage bidon à leur encontre (justifié par ses proches comme étant une réaction « à chaud »)[16].

Le , les équipements de Nessma sont saisis à la demande de la Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (HAICA), qui indique que la chaîne émet sans licence depuis 2014 et ce « après des tentatives multiples pour trouver une solution avec cette chaîne »[17],[18]. Le , la HAICA et l'Instance supérieure indépendante pour les élections interdisent à Nessma, qui émet sans licence, de couvrir la campagne électorale[19].

Activité politique

Le , alors que des troubles ébranlent la région de Sidi Bouzid au Centre de la Tunisie et que les médias sont muselés par le régime de Zine el-Abidine Ben Ali, il entreprend de diffuser[20] sur sa chaîne de divertissement un débat politique[21] où la vérité des faits est dévoilée pour la première fois au public par un média local[22].

Pendant la révolution de 2011, il transforme la chaîne en un canal d'information qui devient une référence dans le paysage médiatique tunisien[23]. Karoui diffuse alors l'entretien de Béji Caïd Essebsi, une personnalité absente de la scène politique depuis plus de vingt ans[24]. À la suite de cette interview, ce dernier est sollicité pour occuper les fonctions de Premier ministre de transition[25].

Le , sa chaîne diffuse Persepolis. Le film terminé, environ 200 salafistes tentent de brûler l'immeuble de Nessma[26] avant de s'en prendre à son domicile quelques jours plus tard[27]. À la suite de cela, il est poursuivi pour atteinte aux valeurs du sacré lors du « procès Persepolis »[28], un procès qui connaît un retentissement à l'étranger[29]. S'il risque jusqu'à trois ans de prison pour blasphème, il est finalement condamné le à payer une amende de 2 400 dinars tunisiens[30], mais il se réserve le droit de faire appel[31]. Lors du procès, la plaidoirie de Chokri Belaïd, leader de gauche et avocat de Nabil Karoui, fait sensation ; il sera assassiné neuf mois plus tard[32]. Nessma assure la couverture de l'événement[33] et le chef du gouvernement démissionne[34].

Nidaa Tounes

Après la victoire des islamistes d'Ennahdha à l'élection de l'assemblée constituante, il initie, avec Béji Caïd Essebsi et un petit groupe de personnalités politiques, la création d'un parti politique visant à constituer un contrepoids au pouvoir en place. Nidaa Tounes tient ses premières réunions, durant des mois, dans les bureaux de Karoui et sa chaîne pèse de tout son poids pour mobiliser les démocrates de tous bords[35].

Il est particulièrement remarqué lorsqu'il initie et organise en 2013 la rencontre de Paris[36] entre Rached Ghannouchi, le chef d'Ennahdha, et Caïd Essebsi[37] ; cette rencontre surprend les observateurs et fait sensiblement baisser la tension dans le pays. Nabil Karoui accompagne également Caïd Essebsi lors d'un déplacement en Algérie[38]. Toutefois, certains au sein de son parti lui reprochent son ambition, son impatience et sa propension à l'intrigue[39].

En moins de deux années, Nidaa Tounes devient la première formation du pays[40] en remportant les élections législatives d'octobre 2014 ; la campagne est réalisée par son groupe, Karoui & Karoui[41],[42]. Lors de l'élection présidentielle, il fait office de prestataire de services dans le domaine visuel pour la candidature de Caïd Essebsi[43], qui accède à la magistrature suprême le 31 décembre de la même année[44].

Alors qu'il se trouve dans le collimateur de la Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle en 2015 pour un éventuel rôle joué dans la campagne électorale de Nidaa Tounes[45], il appuie Hafedh Caïd Essebsi, le fils du président, dans la lutte pour le leadership du parti et devient membre de son bureau exécutif en janvier 2016 après avoir contribué à écarter Mohsen Marzouk ; il quitte alors la direction de Nessma même s'il utilise la chaîne pour médiatiser ses actions[39]. Néanmoins, face aux désaccords qui surgissent avec Hafedh Caïd Essebsi, il gèle son adhésion au parti puis jette l'éponge en avril 2017[39].

Élection présidentielle de 2019

En , il annonce sa candidature à l'élection présidentielle, pour laquelle il est donné en tête par la plupart des sondages[46]. Le , des amendements controversés, accusés de barrer la route à Karoui et Olfa Terras, sont adoptés par l'Assemblée des représentants du peuple[47]. Les amendements interdisent ainsi la candidature de personnes ayant fait des dons à la population, bénéficié de financements étrangers ou de publicité politique au cours des douze mois précédant une élection, ou possédant un casier judiciaire. Le , 51 députés de Nidaa Tounes et du Front populaire déposent un recours pour inconstitutionnalité[48]. Le jour même, il devient président d'un parti, Au cœur de la Tunisie, anciennement appelé Parti tunisien de la paix sociale[49]. Il annonce en juillet suivant que son parti présente des candidats aux élections législatives dans 33 circonscriptions électorales, ses têtes de liste comptant 8 femmes et 25 hommes dont certains issus de Nidaa Tounes comme Ridha Charfeddine[50].

Le , dans le cadre des accusations portées en 2016, il est inculpé pour blanchiment d'argent, de même que son frère Ghazi, ses biens sont gelés et il est interdit de sortie du territoire[51]. Il est arrêté le , à la suite d'un mandat d'arrêt produit par la chambre d'accusation de la cour d'appel de Tunis[52]. Son parti dénonce alors « des pratiques fascistes »[53]. Malgré son arrestation, sa candidature est maintenue, n'ayant pas été à ce jour condamné par la justice[54], ni privé de ses droits civiques[55]. Le 9 août, il est épinglé par l'ISIE pour avoir débuté sa campagne avant la date officielle[56]. Le 28 août, pour les mêmes raisons, celle-ci ordonne à son équipe de campagne de retirer ses affiches portant le slogan « La prison ne nous arrêtera pas… Rendez-vous le 15 septembre »[57]. Le 3 septembre, une cour d'appel rejette la demande de mise en liberté de Nabil Karoui[58],[59]. L'avocat du candidat, Mohamed Zaanouni, estime alors que son client est un prisonnier politique[60].

Au lendemain de l'arrestation de Karoui, l'Association des magistrats tunisiens demande au Conseil supérieur de la magistrature une enquête sur les conditions de l'émission de mandats de dépôt contre les frères Karoui et demande d'éloigner le pouvoir judiciaire de tout tiraillement politique[61]. La Ligue tunisienne des droits de l'homme dénonce quant à elle une « instrumentalisation politique pour exclure un adversaire aux élections », alors que le parti Afek Tounes demande à Youssef Chahed qu'il « respecte l'État de droit des institutions »[62]. Le Syndicat des fonctionnaires de la direction générale des unités d'intervention estime également qu'« il est nécessaire d'intervenir en urgence […] afin de protéger les institutions » du pays et demande au président par intérim Mohamed Ennaceur « de fournir les conditions de sécurité nécessaires aux candidats » à l'élection présidentielle[63]. Dans une tribune, l'homme d'affaires Lotfi Bel Hadj juge l'arrestation de Nabil Karoui contraire à la loi tunisienne et rappelle que l'alinéa 2 de l'article 2016 du Code de procédure pénale indique qu'« on ne peut, sur le seul appel du prévenu ou du civilement responsable, aggraver le sort de l'appelant »[64].

Lors du premier meeting de Nabil Karoui à Gafsa, le 2 septembre, c'est son épouse qui ouvre sa campagne électorale. Sur scène, Salwa Smaoui Karoui lit une lettre adressée par Nabil Karoui à ses militants[65]. Il ne peut pas non plus se rendre au débat télévisé du 7 septembre suivant[66].

Le 9 septembre, la mission d'observation électorale de l'Union européenne appelle les autorités tunisiennes « à prendre les mesures nécessaires afin de permettre à tous les candidats, dont M. Karoui, de mener campagne dans le respect du principe d'égalité des chances à l'élection présidentielle »[67]. Le 13 septembre, la Cour de cassation rejette un recours pour sa libération[68].

Selon les résultats préliminaires, il arrive deuxième du premier tour, derrière Kaïs Saïed, se qualifiant ainsi pour le second tour[69].

Controverses

Il est également controversé pour ses liens avec les militaires algériens, de même qu'avec l'islamiste libyen Abdelhakim Belhadj[70].

Notes et références

  1. « Présidentielle tunisienne : Nabil Karoui, le Rastignac des médias », sur Le Monde.fr (consulté le 16 septembre 2019)
  2. a et b « L'enterrement de Khalil Karoui demain au cimetière de Carthage », sur kapitalis.com, (consulté le 2 mai 2019).
  3. a et b (en) « Nabil Karoui »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur tunisia-live.net.
  4. a b et c Sonia Mabrouk, « Karoui et Karoui », sur jeuneafrique.com, (consulté le 2 mai 2019).
  5. Qods Chabâa, « La saga des frères Karoui », Le Soir Échos, (consulté le 15 août 2019).
  6. « Karoui&Karoui »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur karouikaroui.com.
  7. a et b « Karoui&Karoui s'étend à l'Arabie saoudite et au Bahreïn »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur lesafriques.com, .
  8. « Karoui&Karoui remporte deux prix », sur webmanagercenter.com, (consulté le 2 mai 2019).
  9. « Tunisie. Ces fils de pub ont du génie ! », sur kapitalis.com, (consulté le 2 mai 2019).
  10. « La saga Karoui », sur babnet.net, (consulté le 2 mai 2019).
  11. Samy Ghorbal, « Citizens Karoui », sur jeuneafrique.com, (consulté le 2 mai 2019).
  12. Fériel Berraies Guigny, « Star Ac Maghreb : le premier bébé médiatiatique des frères Karoui », sur saphirnews.com, (consulté le 2 mai 2019).
  13. « Star AC, un bilan extrêmement positif », sur babnet.net, (consulté le 2 mai 2019).
  14. Benoît Delmas, « Tunisie - Nabil Karoui, populaire et gênant ? », sur lepoint.fr, (consulté le 24 août 2019).
  15. Frida Dahmani, « Tunisie : le groupe Nessma mis en cause par une ONG anticorruption », sur jeuneafrique.com, (consulté le 25 août 2019).
  16. « Tunisie : un enregistrement de Nabil Karoui menaçant l'ONG I Watch de diffamation fait polémique », sur jeuneafrique.com, (consulté le 25 août 2019).
  17. « Tunisie : saisie des équipements d'une importante télévision privée », sur france24.com, (consulté le 25 avril 2019).
  18. « Nessma TV : la confiscation des équipements ne signifie pas la fermeture de la chaine », sur espacemanager.com, (consulté le 26 avril 2019).
  19. « Présidentielle en Tunisie : Nessma TV, Zitouna et Quran interdits de couvrir la campagne », sur jeuneafrique.com, (consulté le 24 août 2019).
  20. « Spécial Sidi Bouzid sur Nessma TV », sur babnet.net, (consulté le 2 mai 2019).
  21. « C'est bien un mouvement sans précédent que nous vivons là pour la Tunisie », sur lemonde.fr, (consulté le 2 mai 2019).
  22. Marie Kostrz, « Émeutes en Tunisie : à la télé, une brèche dans la censure », sur rue89.nouvelobs.com, (consulté le 2 mai 2019).
  23. Mustapha Benfodil, « Un paysage audiovisuel en pleine mutation », sur djazairess.com, (consulté le 2 mai 2019).
  24. « Présidentielle tunisienne : Béji Caïd Essebsi, le pouvoir et le style », sur jeuneafrique.com, (consulté le 2 mai 2019).
  25. « Qui est Béji Caïd Essebsi, le nouveau Premier ministre tunisien ? », sur tunisienumerique.com, (consulté le 2 mai 2019).
  26. « Tunis : les salafistes en colère », sur lefigaro.fr, (consulté le 2 mai 2019).
  27. « Le domicile du PDG de Nessma attaqué », sur lefigaro.fr, (consulté le 2 mai 2019).
  28. Ulysse Gosset, « Nébil Karoui : « En Tunisie, je suis dans la peau de Salman Rushdie » », sur lexpress.fr, (consulté le 2 mai 2019).
  29. « Le « procès Persepolis » interroge la liberté d'expression en Tunisie », sur lemonde.fr, (consulté le 2 mai 2019).
  30. Tarek Amara, Benjamin Massot et Jean-Stéphane Brosse, « Nabil Karoui condamné pour la diffusion de Persepolis en Tunisie »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur lepoint.fr, .
  31. Ursula Soares, « Tunisie : le jugement du patron de Nessma TV ne satisfait personne », sur rfi.fr, (consulté le 2 mai 2019).
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  38. « Tunisie – Algérie : Abdelaziz Bouteflika reçoit Béji Caïd Essebsi », sur businessnews.com.tn, (consulté le 2 mai 2019).
  39. a b et c Frida Dahmani, « Tunisie : avis de gros temps pour Nabil Karoui, le patron de Nessma TV », sur jeuneafrique.com, (consulté le 2 mai 2019).
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  41. (ar) « Chronique IL »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur mosaiquefm.net, .
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  50. « Le parti présidé par Nabil Karoui "Au cœur de la Tunisie" présente ses têtes de liste », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 30 juillet 2019).
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  52. « En Tunisie, l'arrestation du candidat Nabil Karoui bouleverse la campagne présidentielle », Le Monde,‎ (ISSN 0395-2037, lire en ligne, consulté le 24 août 2019).
  53. « Arrestation de Nabil Karoui : le parti "Au coeur de la Tunisie" dénonce "des pratiques fascistes" », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 24 août 2019).
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  55. « Baffoun : rien n'empêche le maintien des candidatures de Nabil Karoui et Slim Riahi », sur businessnews.com.tn, (consulté le 1er septembre 2019).
  56. « Présidentielle 2019 : Nabil Karoui ne respecte pas les délais de l'Isie pour démarrer sa campagne électorale ! », sur kapitalis.com, (consulté le 1er septembre 2019).
  57. « L'Isie décide de retirer les affiches de Nabil Karoui », sur businessnews.com.tn, (consulté le 1er septembre 2019).
  58. « Présidentielle en Tunisie : le candidat Nabil Karoui reste en prison », sur france24.com, (consulté le 3 septembre 2019).
  59. « Sa demande de libération refusée, le candidat à l'élection présidentielle Nabil Karoui maintenu en détention », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 4 septembre 2019).
  60. « Présidentielle en Tunisie : le candidat Nabil Karoui reste en prison », sur france24.com, (consulté le 11 septembre 2019).
  61. « Affaire Karoui : l'Association des magistrats tunisiens demande plus de détails à la justice sur les derniers développements », sur kapitalis.com, (consulté le 11 septembre 2019).
  62. « Arrestation de Nabil Karoui, tous accusent ! », sur businessnews.com.tn, (consulté le 11 septembre 2019).
  63. Isabelle Maya, « Tunisie : pour Youssef Chahed, le vent a tourné », sur revue-afrique.com, (consulté le 11 septembre 2019).
  64. « Tunisie : une injustice faite à un seul est une menace faite à tous », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 11 septembre 2019).
  65. « Élection présidentielle : à Gafsa, l'épouse de Nabil Karoui ouvre la campagne électorale de son époux », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 11 septembre 2019).
  66. « Présidentielle : Karoui s'est invité dans le premier débat télévisé en tweetant », sur lapresse.tn, (consulté le 11 septembre 2019).
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  70. Pascal Airault, « En Tunisie, le malaise du président Essebsi ajoute à la confusion pré-électorale », sur lopinion.fr, (consulté le 1er juillet 2019).