Na de Casteldoza

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Na de Casteldoza
BnF ms. 854 fol. 125 - Na Castelloza (2).jpg
Castelloza (Bibliothèque Nationale MS854, XIIIe siècle).
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Musique médiévale, poésie troubadouresque (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Na della Casteldhoza, ou Na de Castel d'Oze, est une trobairitz auvergnate née vers 1200.

Le sujet de ses poésies est généralement l’amour courtois, dont il nous reste trois cansos amoureuses, mais sans leur musique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle était dame du castel d'Oze, un château fort construit sur un puech dominant les gorges de l'Auze à Sénezergues, dans le Carladès. Elle appartenait à la famille d'Escaffre. En plus de deux miniatures[1], on possède un portrait succinct d'elle par Uc de Saint Circ au XIIIe siècle :

« Na castellosa si fo Alvernha, gentils domna, moiler del Turec do Maironna. et amat N'Arman del Brehon, e fetz de lui sas cansos. Et era una domna mout gaia e mout enseignada e mout bella. »[2]

Dame “Castellose” donc fut d'Auvergne, noble femme, épouse du Turc de Mairone, et elle aima Armand de Bréon, et elle fit sur lui ses chansons. Et c'était une dame fort gaie, fort instruite et fort belle[3].

Son mariage avec Truc ou Turc de Meyronne la transplanta de l'autre côté de l'Auvergne. En effet, celui-ci était seigneur du château de Meyronne, dont il ne subsiste plus rien, dans la commune de Venteuges, canton de Saugues, et il prit part à la quatrième croisade[4].

Elle eut pour amant Arman de Breon, seigneur de Mardogne[5], auquel elle adresse ses lettres : " Com pog en loc venir - On eu vos bais e us estregna - Qu'ab aitan pot revenir - Mos cors, quez es envejos - De vos mout e cobeitos - Amics, no m laissatz morrir ! "

En 1230, elle assiste à la Cour d'amour tenue au château de Romanin, en Provence, que préside Phanette de Gantelme, dame du lieu, la femme la plus accomplie de son temps[6].

En 1265, elle paraît aux Fêtes de l'Épervier et à la Cour d'Amour de sa cousine de Polignac, avec la baronne d'Allègre, Béatrix de Mercœur, ainsi que les sieurs de Beauvoir, de Randon, du Roure, d'Apchier[7].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Amies, s’ie.us trobes avinen
  • Ja de chantar non degr'aver talen
  • Mout avetz faich long estatge

cansos avec leur traduction ; la quatrième lui est attribuée : Lire en ligne (Duc de la Salle de Rochemaure et R. Lavaud, Troubadours cantaliens tome 2, pages 493-521).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. BN, manuscrits français 854, f° 125 et 12.473, f°110
  2. Camille Chabaneau Les biographies des troubadours en langue provençale, page 62 Slatkine (Genève)
  3. Duc de la Salle de Rochemaure et René Lavaud, Les troubadours cantaliens, tome 2
  4. Où l'on pense que son surnom de Turc lui a été donné. Nobiliaire d'Auvergne, Jean-Baptiste Bouillet
  5. René Montboisse.
  6. Sartiges d'Angles
  7. Éléments biographiques Duc de la Salle de Rochemaure, Les Troubadours cantaliens, tome 1

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fabre, Abbé François, Notes historiques sur Saugues (Haute Loire), Saugues, L'œuvre Saint-Bénilde, (réimpr. 1982)
  • Servant, Yvonne, « Dona Castellosa, une femme troubadour », in La vie au Moyen Âge dans la région de Saugues n°1, Saugues, Montchauvet Archéologie et Patrimoine,

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]