Na Nah Nahma Nahman Meouman

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kippa blanche avec l'inscription "Na Nach Nachma Nachman MéOuman"
une voiture marquée de l'inscription "Na Nach Nachma Nachman MéOuman"

Na Nah Nahma Nahmanouman (en hébreu נַ נַחְ נַחְמָ נַחְמָן מְאוּמַן) est une formule (semblable à un mantra) récitée par certains des disciples du maître hassidique Nahman de Bratslav (1772-1810) fondateur du mouvement Breslav.

Il fait référence à son nom Nahman (en hébreu נחמן signifie "Consolateur", c'est un synonyme du biblique Mena(r)hem מנחמ, qui devient même dans le Talmud un équivalent du Messie, celui qui console des douleurs de l'Exil) ainsi qu'à l'endroit où il a vécu ses derniers jours et où il est inhumé, Ouman en Ukraine, qui voit se dérouler chaque année un pèlerinage important pour Roch Hachana, le Kibboutz de Rosh Hashana.

נח signifie "se reposer, être calme, tranquille".

On peut en proposer cette traduction (assez libre) : “paix, repos et consolation [puissent-ils advenir, par le mérite de Rabbi] Nachman de Ouman” Précisons que le développement de Nachman en Na Nach Nachma Nachman est aussi un procédé kabbalistique dit de riboua et qui signifie la plénitude, l'accomplissement (le modèle en est le développement du Tétragramme).

Le dernier mot MéOuman a également une autre signification en hébreu. Il peut se traduire par "digne de foi, accrédité, fidèle (au sens de la 'émoûnah c'est-à-dire de la fidélité à la voie de YHWH)". Et comme le billet parle également de l'arrivée du Messie, on peut aussi le comprendre dans ce sens : "Que vienne le vrai Consolateur, [Moshiach] qui apportera la Paix!" Cette formule condenserait donc le désir de l'avènement messianique. Dans les Lamentations ou Qohéleth (chapitre 4), on trouve déjà une mise en rapport entre l'Exil et l'absence du Consolateur, son retour ou sa venue s'en déduisant comme ayant le sens de la venue du Messie.

Notons encore que, ce billet étant écrit partiellement en yiddish (voir texte original), il n'est pas hors de propos de remarquer que les mots "na nach" signifient dans cette langue "maintenant vers" ou "à partir de maintenant". (Que vienne dès maintenant la consolation...)

Histoire[modifier | modifier le code]

La lettre du ciel

Ce mantra a été révélé à un de ses disciples Yisroel Dov Ber Odesser (en) (ישראל דב אודסר) d'une façon plus ou moins miraculeuse. Alors qu'il était âgé de 26 ans, il entra en possession d'un document qui est maintenant connu sous le nom de "La lettre du ciel" (en hébreu le Petek פתק). Cela se passa un jour de 17 Tammouz, alors qu'il avait rompu son jeûne. Il se rendit dans sa chambre et y prit un livre au hasard.

Il y trouva alors une lettre contenant des paroles d'encouragement, ainsi que ce mantra et elle mentionnait également, en guise de signe, une rupture de jeûne un 17 Tamouz :

« Il m’a été très difficile de descendre vers toi, mon précieux élève, pour te dire que j’ai pris grand plaisir à ton service. Et à toi je le dis, Mon feu brûlera jusqu'à l'arrivée du Messie - soit fort et courageux dans ta pratique - Na Nah Nahma Nahman MéOuman. Et par cela je te révélerai un secret et il est : plein à déborder d’une ligne à l’autre. [Patspatsya[1]] Et par la vigueur du travail tu le comprendras. et le signe, le dix sept Tamouz ils diront que tu ne jeûnes pas. »

Controverses[modifier | modifier le code]

Ce mantra n'est pas accepté par tous les disciples de Rabbi Nachman. certains ne le reconnaissent pas du tout.

Première hypothèse : La lettre du ciel[modifier | modifier le code]

Concernant l'authenticité de cette lettre, elle semble attestée par plusieurs personnes, dont Rabbi Moshe Feinstein qui la mentionne dans une lettre de recommandation (Haskamah) :

« ראיתי פתק סודי שיש לו - דבר נפלא מאד »

traduction : J'ai vu une lettre secrète en sa possession, qui est vraiment merveilleuse (ou miraculeuse).

Dans l'œuvre de Rabbi Nachman, on peut trouver des éléments qui viendraient à l'appui de cette thèse :

  • Il a parlé d'un chant qui serait révélé avant la venue du Messie et qui aurait une forme "simple, double, triple, quadriple". (voir Likutei Moharan II, #8)
  • Il recommande également dans ses enseignemets la répétition d'un même mot comme forme de méditation. (voir Likutei Moharan Tinyana #96)

Deuxième hypothèse : le texte caché[modifier | modifier le code]

Il est possible de trouver une explication rationnelle à la présence de cette lettre à cet endroit, sans avoir besoin de recourir au surnaturel. En effet, Rabbi Nachman s'est rendu en Israël en 1798-1799, y compris à Tibériade[2], la ville natale de Rabbi Odesser et il a donc très bien pu écrire ce petek au cours de son séjour là-bas.

Même dans ce cas, sa découverte est considérée par certains comme miraculeuse, du fait qu'elle coïncide avec cet événement de la rupture du jeûne du 17 Tamouz. (Il s'agirait alors d'un phénomène de Synchronicité).

Troisième hypothèse : une contrefaçon[modifier | modifier le code]

Il y a également une autre version, provenant d'un disciple de Rabbi Odesser nommé Yoel qui affirme qu'il l'aurait écrite lui-même et qu'elle ne serait pas de la main de Rabbi Nachman. (voir The Writing on the Wall,)

À noter que cette hypothèse a été réfutée par Rabbi Odesser, qui a assuré que la bibliothèque où se trouvait ce livre était fermée à clé, et qu'il était le seul à y avoir accès.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Certaines versions y font également figurer le nom "Patspatsya", qui figure en marge sur le billet, rédigé dans une calligraphie différente. C’est le nom de l’ange chargé de présenter les mérites d'Israël lors de la sonnerie du Chofar, le jour du Nouvel An. Son nom figure dans les prières récitées ce jour-là avant la sonnerie du Shofar. (Référence : voir Mahzor de Roch Hachana dans le rite Ashkénaze)
  2. Cette information concernant le voyage de Rabbi Nachman en Israël, à Tibériade, peut être trouvée dans n'importe laquelle de ses biographies y compris sur Wikipedia ici

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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