Nœud de cabestan

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Nœud de cabestan
Nœud de cabestan.jpg

Nœud de cabestan sur un espar

Autres noms

Deux demi-clefs à capeler

Nœud d'artificier, Nœud de batelier
ABoK
#11Voir et modifier les données sur Wikidata
Catégorie
Voisins

Le nœud de cabestan est un nœud couramment utilisé en matelotage et en alpinisme pour attacher une corde autour d'un objet fixe.

Dénomination[modifier | modifier le code]

Le mot cabestan est peut-être issu du Provençal[1].

Ce nœud est également dénommé « deux demi-clefs à capeler ».

Les plus jeunes scout le connaissent parfois sous le nom d'« oreilles de Mickey » en référence à la technique parfois utilisée pour le réaliser.

Nouage[modifier | modifier le code]

Oreilles de Mickey[modifier | modifier le code]

La plus simple est lorsque l'on peut l'enfiler sur l'objet à serrer, comme un piquet, une bitte d'amarrage, une hampe de brancard. Cette technique est possible à réaliser au milieu d'un cordage, même si les deux extrémités ne sont pas accessibles.

On peut par exemple former deux boucles en « oreilles de Mickey » puis les croiser.

Deux demi-clefs[modifier | modifier le code]

Une autre manière consiste à tenir le dormant contre l'objet avec une main, puis à effectuer successivement les deux demi-clefs :

  • la main libre saisit le dormant en supination (paume vers le haut), se retourne en pronation (paume vers le bas), et l'on enfile la boucle ainsi formée sur l'objet ;
  • on effectue une deuxième fois l'opération.
Réalisation autour d'un espar.

Cette technique est possible même si aucune extrémité du support n'est accessible (par exemple pour s'accrocher à un anneau, ou à un arbre).

Propriétés générales[modifier | modifier le code]

Rapide à faire et à défaire, il ne risque pas de s'ouvrir sous la tension. Les deux brins se serrent indépendamment sous la traction, mais si la tension se relâche, ce nœud peut se desserrer.

Il se défait facilement même après avoir été mis sous tension.

Utilisation[modifier | modifier le code]

En matelotage[modifier | modifier le code]

Il est utilisé en matelotage comme nœud d'accroche : il sert à fixer un cordage sous tension constante à un point fixe (pieu, anneau ou bitte d'amarrage). Par conséquent son usage le plus courant consiste à amarrer un bateau à une pile située à quai[réf. nécessaire]. Dans ce cas, il est aussi possible d'utiliser un nœud d'amarrage à demi-clefs.

Il s'utilise sur les haubans avec les enfléchures[2]. Il sert couramment à attacher les pare-battages d'un bateau aux filières. C'est un nœud employé pour établir un dormant à l'extrémité ou au capelage d'un espar, d'un mât de charge, etc. Ce type de nœud sert également pour frapper une poulie à fouet.

En alpinisme[modifier | modifier le code]

Utilisation en alpinisme.

Le nœud de cabestan est aussi couramment utilisé en alpinisme comme nœud de blocage, pour se vacher en toute sécurité à un relais en falaise. Le nœud de cabestan est noué sur la corde d'assurance passée dans un mousqueton, pour s'auto-assurer. La corde est alors bloquée dans les deux sens et le second de cordée peut monter sans risque. Pour cette utilisation, on peut aussi utiliser d'autres nœuds, comme le nœud en huit ou la queue de vache.

On peut aussi utiliser ce nœud pour se vacher à un piolet planté dans la neige.

C'est un nœud facile à réaliser, qui peut même être noué d'une seule main et d'un seul geste. Il est facile à régler et à desserrer, même sans ouvrir le mousqueton.

Il ne doit pas travailler en dynamique[pas clair].

Pour le froissartage[modifier | modifier le code]

Ce nœud est couramment utilisé par les scouts en froissartage : il sert pour commencer un brêlage, qui est le nœud de base des « installations » scoutes (construction réalisées pour aménager un lieu de camp : table, vaisselier, table à feu, bancs, coin toilette, etc.)

En secourisme[modifier | modifier le code]

Sanglage d'une victime sur un brancard avec une corde ou une sangle longue : la méthode commence et se termine par un nœud de cabestan sur les hampes.

Dans certaines situations exceptionnelles, il peut être nécessaire d'attacher un lien à une hampe de brancard :

  • pour attacher une victime avec une sangle longue (ou à défaut une corde), lorsque l'on ne dispose pas de sangle de type ceinture, ou bien lorsque le brancard doit être incliné (les sangles ceinture n'empêchant pas la victime de glisser) ; le sanglage commence et se termine sur la hampe par un nœud de cabestan ;
  • pour retenir le brancard lors d'un brancardage dans une pente importante ; les hampes du brancard sont encordées.

Il permet également de fixer une corde à une arbre, la corde pouvant alors servir de main courante.

Pour éviter qu'il ne se défasse complètement lorsque la tension se relâche, on pratique au minimum une demi-clef avec le courant sur le dormant, voire un demi-nœud (nœud de pêcheur).

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Étymologie de CABESTAN », sur www.cnrtl.fr (consulté le 2 juillet 2016)
  2. The Ashley Book of Knots #69.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Manuel du gabier : quatrième édition approuvée par décision ministérielle du 25 janvier 1895. Mise en service par circulaire du 25 mai 1895., Paris, Librairie militaire de L. Baudoin et cie, , 4e éd.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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