Népouite

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Népouite[1]
Catégorie IX : silicates[2]
Népouite de Népoui - Muséum de Toulouse

Népouite de Népoui - Muséum de Toulouse
Général
Classe de Strunz 09.ED.15
Formule chimique H4Ni3O9Si2Ni3Si2O5(OH)4
Identification
Masse formulaire[3] 380,2776 ± 0,0048 uma
H 1,06 %, Ni 46,3 %, O 37,87 %, Si 14,77 %,
Couleur vert sombre à vert pomme
Classe cristalline et groupe d'espace pyramidale ; Ccm21
Système cristallin orthorhombique
Clivage bon sur{001} et {010}
Habitus massif; grain; vermiforme; cristaux
Faciès pseudo Hexagonal
Échelle de Mohs 2,50
Trait vert clair
Propriétés optiques
Indice de réfraction a=1.6-1.63, g=1.635-1.65
Biréfringence biaxial (-);0.0200-0.0350
Dispersion 2vz ~ 0-10
Transparence translucide à opaque
Propriétés chimiques
Densité 3,24
Propriétés physiques
Magnétisme aucun
Radioactivité aucune
Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

La népouite est une espèce minérale du groupe des silicates sous-groupe des phyllosilicates de la famille des serpentines, de formule Ni3Si2O5(OH)4. Les cristaux peuvent atteindre près d'un centimètre[4].

Historique de la description et appellations[modifier | modifier le code]

Inventeur et étymologie[modifier | modifier le code]

Décrite par le minéralogiste Edouard Glasser en 1907, le nom dérive du gisement topotype[5].

Topotype[modifier | modifier le code]

Mine Reis II, Népoui, Poya, Province Nord, Nouvelle-Calédonie

Synonymie[modifier | modifier le code]

  • Genthite

Caractéristiques physico-chimiques[modifier | modifier le code]

Cristallochimie[modifier | modifier le code]

Sous-groupe de la Lizardite[modifier | modifier le code]

Cristallographie[modifier | modifier le code]

Gîtes et gisements[modifier | modifier le code]

Gîtologie et minéraux associés[modifier | modifier le code]

Gîtologie 
Gisements de nickel dans les latérites.
Minéraux associés
Garniérite

Gisements producteurs de spécimens remarquables[modifier | modifier le code]

  • Maroc
Veine No. 51, Aït Ahmane, District de Bou Azzer, Tazenakht, Province de Ouarzazate[7]
  • France
Mine Reis II, Népoui, Poya, Province Nord, Nouvelle-Calédonie Gisement Topotype.
  • Japon
Sugashima, Toba, région de Kinki, Île d'Honshu [8]
  • Portugal
Palhal Mine, Albergaria-a-Velha, District d'Aveiro [9]
  • Russie
Mine de Cheremshanskoe, District d'Ufaley, Chelyabinsk Oblas, Région de Ourals[10]

Exploitation des gisements[modifier | modifier le code]

Utilisations 
minerai de nickel.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. American Mineralogist, volume 060, pp. 863-871(1975)
  2. La classification des minéraux choisie est celle de Strunz, à l'exception des polymorphes de la silice, qui sont classés parmi les silicates.
  3. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  4. (en) John W. Anthony, Richard A. Bideaux, Kenneth W. Bladh et Monte C. Nichols, The Handbook of Mineralogy : Silica, Silicates, vol. II, Mineral Data Publishing,‎ 1995 (ré-imprimé en 2003) (lire en ligne)
  5. Glasser, E. (1907) Sur une espèce minéral nouvelle, la népouite, silicate hydraté de nickel et de magnésie. Bull. Soc. fr. Minéral., 30, p.17-28. Edouard Glasser (1874-1949), ingénieur au corps des mines sorti major de l'Ecole polytechnique, avait été chargé d'une mission en Nouvelle Calédonie pour le compte du Ministère des colonies français (1901-1902). Il ramène les échantillons à Saint-Étienne où il est affecté comme ingénieur ordinaire chargé d'un sous-arrondissement minéralogique en 1902, et les fait analyser au laboratoire de l'Ecole des mines de Saint-Étienne. Il obtient alors la Légion d'honneur (1905) qui lui est remise par le directeur de l'Ecole des mines de Saint-Étienne, Louis Tauzin. Il fait part de sa découverte à la séance du 24 décembre 1906 de l'Académie des sciences, puis publie un article plus complet en 1907. Toutefois, il quittera rapidement la fonction publique pour devenir grand patron de la Compagnie Générale des Eaux.
  6. Maksimovic,Z. (1973) Lizardite-népouite isomorphous séries. Zap. Vses. Mineral. Obshch., 102, 143{14
  7. Favreau, G. and Dietrich, J. E. (2006). Die Mineralien von Bou Azzer. Lapis 31(7/8), 27-68
  8. Minakawa et al (1989) Sanko-Gakkai Kou'en-Youshi, 27.
  9. - J. Marques de Sá & C. Leal Gomes (2010): LES MINES DE CUIVRE ET NICKEL DE PALHAL ET TELHADELA, PORTUGAL. Le Regne Mineral, nº92
  10. (en) I. V. Talovina, V. G. Lazarenkov, S. O. Ryzhkova, V. L. Ugol'kov et N. I. Vorontsova, « Garnierite in nickel deposits of the Urals », Lithology and Mineral Resources, vol. 43, no 6,‎ , p. 588-595 (ISSN 0024-4902, DOI 10.1134/S0024490208060060)