Néphropathie glomérulaire

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Les néphropathies glomérulaires ou glomérulopathie sont littéralement les « maladies des glomérules ». Le glomérule constitue la première barrière de filtration rénale entre le sang et l'urine primitive, il est composé d'une cellule endothéliale, d'une membrane basale et de podocytes. Les néphropathies glomérulaires représentent environ 40 % des causes d'insuffisance rénale terminale. Il en existe plusieurs types, différentes sur plusieurs plans, à la fois sur leur présentation clinique, de leur évolution ainsi que sur le leur physiopathologie. Elles s'accompagnent volontiers d'un syndrome inflammatoire, ce sont alors des glomérulonéphrites ou glomérulites. Leurs causes sont variées mais on peut cependant distinguer les glomérulopathies secondaires (à une maladie identifiée) et les glomérulopathies primitives (lorsque l'atteinte rénale est isolée, sans cause connue). Ce sont des maladies sévères, menant fréquemment à l'insuffisance rénale chronique et nécessitant pour le malade d'être sous dialyse.

Diagnostic[modifier | modifier le code]

Signes rénaux[modifier | modifier le code]

Les deux signes suivants sont presque toujours présents (au moins un des deux pour évoquer une pathologie glomérulaire) :

  • La présence de protéines dans les urines ou protéinurie : il s'agit du signe essentiel de la glomérulopathie, le taux de protéine est supérieur à 3 g par 24h. Elle se compose principalement d'albumine, supérieure à 30 g/L (et parfois de gamma-globulines). Elle peut être associée à un syndrome néphrotique, qui correspond à la diminution du taux de protéines sanguines (elles sont dans les urines) ainsi qu'une augmentation du taux de lipides sanguins.
  • La présence du sang dans les urines ou hématurie : Elle peut être microscopique (plus de 10^4 globules rouges par mL d'urines) ou macroscopique (visible à l'œil nu). On retrouve dans l'urine des cylindres hématiques, ils sont la preuve de l'origine glomérulaire de l'hématurie.

Les trois signes suivant sont fréquemment associés mais pas systématiques :

Signes non rénaux[modifier | modifier le code]

Ils ne sont pas systématiques mais sont à rechercher en cas de suspicion d'atteinte glomérulaire car ils peuvent représenter des signes de gravité.

  • Les signes généraux tels qu'une altération de l'état général, un amaigrissement ou une fièvre.
  • Les signes digestifs telles que des douleurs abdominales ou des diarrhées
  • Les signes cutané (purpura)
  • Les signes neurologiques (troubles de la conscience, confusion)
  • Les signes pulmonaires (dyspnée)

Les douleurs musculaires ou articulaires

Réponse aux tests immunologiques[modifier | modifier le code]

Selon l'étiologie, certains anticorps vont voir leur taux sanguin augmenté.

La biopsie rénale[modifier | modifier le code]

La biopsie rénale permet d'obtenir le diagnostic histologique de néphropathie glomérulaire. Celle-ci comporte quelques risques (hématomes, hématurie macroscopique, fistules artério-veineuses), mais permet, en plus de poser le diagnostic histologique, d'orienter vers une étiologie et d'établir un pronostic.

Les pièces prélevées sont étudiées en microscopie optique et en microscopie avec immunofluorescence pour caractériser à la fois la localisation et la nature des lésions. On peut compléter l'analyse par une étude au microscope électronique.

Les principaux diagnostics histologiques des glomérulopathies sont :

Principale maladies pouvant provoquer une glomérulopathie[modifier | modifier le code]

Traitement des néphropathies glomérulaires[modifier | modifier le code]

Traitement étiologique quand cela est possible[modifier | modifier le code]

Corticothérapie, immunosuppresseurs, échanges plasmatiques...

Traitement symptomatique[modifier | modifier le code]

Il a pour but de freiner la progression de l'insuffisance rénale associée : principalement le contrôle de la pression artérielle