Néoruraux

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Les néoruraux sont les citadins ayant décidé de partir s'installer en zone rurale. Depuis la fin de l'exode rural dans les années 1970, ce terme est utilisé par les sociologues et les géographes français pour désigner les personnes qui font le choix d'une installation à la campagne en gardant un habitus citadin. Il faut distinguer les néoruraux des périurbains, qui résident à l'extérieur de la ville tout en continuant d'y travailler. Certains néoruraux font aussi le choix d'une installation dans le rural isolé (ou rural profond, ou espace hyper-rural)

De l'exode rural aux néoruraux[modifier | modifier le code]

Un espace rural de moins en moins agricole[modifier | modifier le code]

Alors que dans les années 1950, l'agriculture constituait la fonction économique dominante et structurante des espaces ruraux en France : avec 48 % des ménages ruraux en 1962, les agriculteurs étaient fortement représentés dans les instances décisionnelles locales et structuraient les sociétés rurales. Aujourd'hui, ils ne représentent plus qu'environ 8 % de la population rurale.

La fin d'un exode rural[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Exode rural et Exode rural en France.

Dans la plupart des pays d’Europe, la population rurale a diminué depuis plus d’un siècle. On observe aujourd’hui dans nombre d’entre eux une croissance de cette population, accompagnée parfois d’une décroissance ou d’une stabilisation de celle des petites villes. En France, la population rurale s'est mise de nouveau à croître après 1975 et n'a pas cessé de progresser puisque de 1975 à 1990, la France rurale a gagné 1,5 million d’habitants, soit une croissance de 12 % [réf. nécessaire].

Les néoruraux en France[modifier | modifier le code]

Le terme de néo-ruraux a été forgé par l'administration, au milieu des années 1970[1]. L'institut de sondage Ipsos utilise la définition suivante pour qualifier les néoruraux [2]:

  • Habitant actuellement une commune rurale de moins de 2 000 habitants ;
  • Résidant dans cette commune depuis moins de 5 ans ;
  • Ayant leur précédent domicile dans une commune de plus de 2 000 habitants et située à plus de 50 km de leur commune d'habitat actuelle.

Selon une étude Ipsos, ces néoruraux représenteraient environ 2 millions de personnes (4,2 % de la population de plus de 15 ans).

Qui sont les néoruraux?[modifier | modifier le code]

Selon une étude menée dans le cadre du GAL Cévennes en 2003[3]; et croisée avec une étude menée en octobre 2002 auprès d'un échantillon de 500 élus nationaux, on sait qu'ils sont jeunes : 46 % ont entre 25 et 34 ans alors que cette classe d’âge représente 19 % dans la population nationale. Ils appartiennent pour la plupart à des catégories socioprofessionnelles modestes mais ont cependant un niveau de formation qui suit celui de la moyenne nationale.

Motivations des néoruraux[modifier | modifier le code]

Selon Ipsos, les motivations d'installation des néoruraux sont les suivantes[2] :

  • bénéficier d'une meilleure qualité de vie (95 %)
  • prendre un nouveau départ (38 %)
  • retrouver ses racines familiales (25 %)
  • vivre dans une région que l'on aime (24 %)
  • participer au renouvellement et développement du milieu rural (14 %)

Les apports[modifier | modifier le code]

La contribution à la vie des services de proximité et l’apport plus général de vie dans la commune et les associations, sont considérés à part égale par les maires (76 %) comme les deux avantages essentiels que procurent aux communes rurales l'installation de nouveaux citadins. Par contre, les néoruraux reconnaissent également comme principal avantage cet apport de vie (62 %) mais 53 % insistent ensuite sur l'apport économique que les nouveaux habitants peuvent apporter aux communes en y créant ou en y reprenant une activité. Un aspect, au contraire, peu valorisé par les maires (13 %).

La position des autochtones[modifier | modifier le code]

Les néoruraux, sur la base de leur vécu, estiment à 56 % que les habitants de leur commune sont favorables au fait que des citadins viennent s'y installer, 30 % pensent qu'ils sont plutôt neutres et seuls 13 % déclarent qu'ils y sont plutôt opposés.

Même s'ils sont un peu plus nuancés, les maires partagent le même sentiment. Ils déclarent en effet que les habitants de leur commune sont soit favorables (53 %) soit neutres (36 %) à ce phénomène.

Ces résultats montrent finalement qu'aujourd'hui un habitant de zone rurale sur deux exprime une attitude positive à l'arrivée de citadins dans sa commune, ce qui représente un facteur très positif, surtout lorsqu'on pense aux fortes demandes d'intégration exprimées par les néoruraux.

Les néoruraux hollandais et britanniques de France[modifier | modifier le code]

On assiste depuis quelques années à l'installation en France d'une population néorurale d'origine hollandaise ou britannique, attirée par les faibles prix de l'immobilier et la qualité de vie.

Ainsi, en 2004, environ 100 000 Britanniques avaient installé leur résidence principale en France[4], dont une forte proportion en zone rurale.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]