Néo-tribalisme

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Le néo-tribalisme (aussi appelé tribalisme moderne) est un concept sociologique qui postule que les êtres humains ont évolué pour vivre dans une société tribale, par opposition à la société de masse, et formeront donc naturellement des réseaux sociaux constituant de nouvelles tribus.

Théorie sociologique[modifier | modifier le code]

Le sociologue français Michel Maffesoli a sûrement été le premier à utiliser le terme néo-tribalisme dans un contexte universitaire[1]. Maffesoli a prédit qu'avec le déclin de la culture et des institutions du modernisme, les sociétés embrasseraient la nostalgie et se tourneraient vers les principes organisationnels du passé lointain pour s'orienter, et que l'ère post-moderne serait donc l'ère du néo-tribalisme.

Les travaux de chercheurs tels que le politologue américain Robert Putnam et une étude de 2006 de McPherson, Smith-Lovin et Brasiers publiés dans l'American Sociological Review[2] semblent soutenir au moins les arguments néo-tribalistes les plus modérés. Les données ont indiqué une rupture générale de la structure sociale de la civilisation moderne en raison de mouvements plus fréquents pour des raisons économiques, de trajets plus longs et à un manque d'accent dans le récit des médias sur l'opportunité de nouer des amitiés et de liens communautaires solides.[réf. nécessaire]

Voir également[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Maffesoli, The Time of the Tribes : The Decline of Individualism in Mass Society, Londres, Sage,
  2. McPherson, Smith-Lovin et Brashears, « Social Isolation in America: Changes in Core Discussion Networks over Two Decades », American Sociological Review, vol. 71, no 3,‎ , p. 353–75 (DOI 10.1177/000312240607100301)