Nécropole nationale de la Doua

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Nécropole nationale de la Doua
Cimetière national militaire de la Doua
Panneau d'accueil de la nécropole nationale de la Doua.jpg
La nécropole nationale de la Doua.
Pays
Département français
Commune
Quartier de La Doua
30, avenue Albert Einstein
69100 Villeurbanne
Tombes

6 359 tombes[1] dont :

Mise en service
Coordonnées
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Personnalités enterrées

La nécropole nationale de la Doua, ou cimetière national militaire de la Doua, est un cimetière militaire, situé à Villeurbanne, en France. Le cimetière rassemble des tombes de soldats ou de résistants, français ou issus de troupes alliées de la Première Guerre mondiale ou de la Seconde Guerre mondiale, tous Morts pour la France[Note 1]. Durant la Seconde Guerre mondiale, le lieu, alors ancien terrain d'entraînement de l'armée française[1] a servi à l'occupant nazi de lieu régulier de fusillades de résistants[1] ; en particulier, de résistants prisonniers à Montluc[1].

Présentation[modifier | modifier le code]

Vue du cimetière ; carré E.

Le cimetière, inauguré en 1954, s'organise autour d'un lieu nommé la « Butte des fusillés » et se répartit selon sept carrés : A, B, C, D, E, F et G. Il est situé dans le quartier de La Doua à Villeurbanne.

La « Butte des fusillés »[modifier | modifier le code]

En , 77 corps[1] de résistants, luxembourgeois et soldats allemands[a 1], dont les dates de morts respectives s'étalent entre et [2], furent retrouvés dans ce lieu qui servait régulièrement de lieu d’exécution, à l'occupant allemand. Le lieu précis de l’exécution par fusillade de ces résistants est le « Mur des fusillés ». 60 corps[1] ont été rendus à leurs familles ; les 17 autres corps, dont certains portent la mention Inconnu sont inhumés sur l'autre versant de la « Butte des fusillés ».

En 1995, une plaque commémorative[1] fut apposée sur le « Mur des fusillés », répertoriant les 77 résistants fusillés.

Le cimetière[modifier | modifier le code]

Exhumations et inhumations[modifier | modifier le code]

La tombe du maquisard inconnu de Villy-en-Auxois (carré E).

Que ce soient des soldats de la Première Guerre mondiale ou des soldats (ou résistants) de la Seconde Guerre mondiale, un certain nombre[1] d'inhumations ont donné lieu à des exhumations préalables :

  • Concernant la Première Guerre mondiale : des exhumations depuis des carrés communaux ; à titre d'exemple 221 corps provenant du carré communal de Villeurbanne ont été transférés à la nécropole de la Doua[1] ;
  • Concernant la Seconde Guerre mondiale : des corps exhumés de cimetières militaires[1] de la région, ou de carrés communaux[1] (où étaient inhumés des résistants des différents maquis de la région). Parfois, une mention Inconnu sur une stèle est ainsi complétée par le lieu d'exhumation : à titre d'exemple, l'inconnu de Villy-en-Auxois.
  • En 2015, un corps enterré à la nécropole est exhumé pour tenter une identification génétique. Enterré comme « inconnu », le test est destiné à savoir s'il s'agit du dernier fusillé d'Idron, c'est-à-dire le dernier fusillé du à n'avoir jamais été retrouvé, en l'occurrence Georges Coran[3].

Le carré musulman[modifier | modifier le code]

Le carré C de la nécropole est constitué par un carré musulman d'environ 200 tombes de soldats de la Première Guerre mondiale.

Vue du carré C de la nécropole de la Doua.

Accident ferroviaire de Saint-Michel-de-Maurienne[modifier | modifier le code]

En 1961, les dépouilles de plus de 450 soldats tués lors de l'accident ferroviaire de Saint-Michel-de-Maurienne du y furent transférées[4].

Personnalités inhumées[modifier | modifier le code]

Tombes d'Hélène et Victor Basch.
Tombe de Frère Benoit

Références[modifier | modifier le code]

  • Christophe Coupaud, Villeurbanne : Promenade en ville, Saint-Cyr-sur-Loire, Alan Sutton, coll. « Mémoire en images », , 96 p. (ISBN 2849104965)
  1. p. 19.

Autres références :

  1. a b c d e f g h i j et k Panneau de présentation, à l'entrée de la nécropole nationale de la Doua.
  2. « Parcours lyonnais des lieux de la Résistance », sur lepoint.fr, Le Point, (consulté le 15 avril 2011).
  3. Antoine Sillières, « 70 ans après, le dernier « fusillé d'Idron » pourrait recouvrer son identité », sur lefigaro.fr, .
  4. [PDF]Ramon Brunelière, « Catastrophe ferroviaire de Saint-Michel-de-Maurienne (Savoie) », sur Memorialgenweb.org (consulté le 14 avril 2011).
  5. a b c et d Bertrand Beyern, Guide des tombes d'hommes célèbres, Le Cherche midi, (ISBN 9782749121697, lire en ligne), p. 144.
  6. « Cimetières de France et d'ailleurs - Nécropole nationale de la Doua »
  7. [PDF]ville de Villeurbanne, « La nécropole de La Doua », Viva, no Hors série Maxi-01,‎ , p. 15 (lire en ligne).
  8. « Frère Benoît », sur museedudiocesedelyon.com, musée du diocèse de lyon, .

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Concernant la Seconde Guerre mondiale, les victimes allemandes de la région, sont inhumés au cimetière militaire allemand de Dagneux dans l'Ain, créé en 1952, et regroupant près de 20 000 tombes de soldats allemands.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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