Né en 17 à Leidenstadt

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Né en 17 à Leidenstadt

Single de Fredericks Goldman Jones
extrait de l'album Fredericks Goldman Jones
Sortie
Enregistré 1990
Durée 3:49
Genre Chanson française
Auteur-compositeur Jean-Jacques Goldman
Producteur Jean-Jacques Goldman, Andy Scott
Label Columbia
Classement n°11 Top 50

Singles de Fredericks Goldman Jones

Pistes de Fredericks Goldman Jones

Né en 17 à Leidenstadt est une chanson écrite par Jean-Jacques Goldman, interprétée par Jean-Jacques Goldman, Michael Jones et Carole Fredericks, faisant partie de l'album Fredericks Goldman Jones paru en 1990.

Sur scène, elle a été interprétée deux fois par Goldman seul, et une fois par Goldman avec Carole Fredericks et Michael Jones[réf. nécessaire]. Patrick Bruel l'a également interprétée lors d'un concert de charité donné au Zénith de Paris en 1995 accompagné par la chanteuse Barbara.

Une version bilingue (français-anglais) Born in 17 in Leidenstadt a été éditée au Royaume-Uni, ainsi qu'aux États-Unis, dans laquelle Fredericks et Jones chantent dans leur langue maternelle. Cette version fait également partie du 8e CD de l'Intégrale 81-91[réf. nécessaire][1].

Contexte de la chanson[modifier | modifier le code]

Dans cette chanson, les trois interprètes se demandent s'ils auraient agi différemment s'ils avaient été à la place des Allemands après la défaite de la Première Guerre mondiale et pendant la montée du nazisme (en précisant que l'auteur, Jean-Jacques Goldman, est d'origine juive polonaise par son père et allemande par sa mère), ou à la place des Nord-Irlandais dans le conflit nord-irlandais (sachant également que Michael Jones est gallois), ou enfin à la place des riches blancs pendant l'apartheid en Afrique du Sud (Carole Fredericks, comme noire américaine, avait connu la ségrégation raciale aux États-Unis).

Analyse[modifier | modifier le code]

L'introduction au piano est inspirée du style de Bruce Hornsby[2] qu'il déclare beaucoup apprécier.

Titre[modifier | modifier le code]

Dans le titre de la chanson, « Leidenstadt » évoque une ville imaginaire dont le nom est formé par les mots allemands Leiden (« souffrance »), et Stadt (« ville »).

Quelques paroles[modifier | modifier le code]

« Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens,
Si j'avais été allemand ? »

Au début de la chanson, l'auteur se demande quelle aurait été sa position pendant la reconstruction de l'Allemagne et la montée du nazisme lors des années suivant la Première Guerre mondiale. Une question sur l'influence des origines et du paysage politique dans les décisions individuelles ou sur notre propre capacité à exprimer nos opinions personnelles dans un contexte de vie ou de mort.

« Mais qu'on nous épargne à toi et moi si possible très longtemps
D'avoir à choisir un camp… »

La fin de la chanson ouvre une porte à l'espoir. En effet, l'auteur ne souhaite pas être confronté au même type de dilemmes évoqués précédemment, souhaitant ainsi un climat de paix durable.

Succès[modifier | modifier le code]

Le single s'est classé durant seize semaines consécutives dans le Top 50 de à , dont une à la 11e place à la fin août de la même année[3]. Il revient brièvement dans le classement des meilleures ventes de singles en à la 186e place[3].

Classements[modifier | modifier le code]

Classement (1991) Meilleure
place
Drapeau de la France France (SNEP)[3] 11
Drapeau du Québec Québec (Palmarès Francophone)[4] 45
Classement (2017) Meilleure
place
Drapeau de la France France (SNEP)[5] 184

Notes et références[modifier | modifier le code]