Mythes sur le viol

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cet article ou cette section est en cours de recyclage. (indiquez la date de pose grâce au paramètre date)

Un ou plusieurs contributeurs travaillent à la réorganisation et à la clarification du contenu. Discutez des points à améliorer en page de discussion.

Des mythes sur le viol se sont développés à partir d'idées reçues ou de préjugés tendant, principalement, à nier ou relativiser la responsabilité du violeur ou à la faire partager par les victimes. Dans les cas de viols d'une femme adulte par un homme, les statistiques et les recherches révèlent une tendance pour les victimes à se confronter à des préjugés récurrents altérant leur capacité et leur droit à porter plainte ou à simplement faire connaître leur souffrance.

Sémiologie[modifier | modifier le code]

Travaux en Amérique du Nord[modifier | modifier le code]

En 1994, Kimberly A. Lonsway[H 1] et Louise F. Fitzgerald[1] définissent les mythes sur le viol[H 2] comme les « attitudes et croyances généralement fausses[H 3],[H 4], mais répandues et persistantes, permettant de nier et de justifier l'agression sexuelle masculine contre les femmes[H 2],[H 5] ». Les auteurs considèrent que « les théories sur l'agression sexuelle et la victimisation ont de plus en plus souligné le rôle des mythes sur le viol dans la perpétuation de l'agression sexuelle » tout en ajoutant que « bien qu'il y ait de plus en plus de recherches dans ce domaine, les définitions, la terminologie et les mesures d'intégration des mythes sur le viol manquent toujours de précision théorique et psychométrique »./.

Dans leur livre « Sexual assault and the justice gap: A question of attitude[H 6] », Jennifer Temkin — professeur de droit à l'université du Sussex — et Barbara Krahé — professeur de psychologie à l'université de Potsdam — mettent en évidence la difficulté des victimes d'agressions sexuelles à se faire entendre. Leur conclusion place ce fait en parallèle de la disproportion entre la quantité alarmante d'infractions enregistrées par les forces de l'ordre et le nombre anormalement restreint de condamnations pénales qui s'ensuivent. Leur recherche décrypte les modèles comportementaux qui compromettent les enquêtes tout en qualifiant ce champ d'investigation de zone de non-droit. Les auteures proposent diverses techniques palliatives et stratégies qu'elles pensent pouvoir aider les victimes à mieux gérer les difficultés dans le dépôt de leur plainte. Elles suggèrent l'adoption de mesures susceptibles de modifier nombre de préjugés courants sur fond de mythes qui tendent à parsemer le parcours des victimes d'agressions sexuelles. Elles soulignent également combien certains facteurs aggravants — tels que la suspicion, le doute, la remise en question des témoignages enregistrés et l'incrédulité réactionnelle qui en résulte — contribuent de facto à favoriser une « survictimation » s'ajoutant à la douleur ressentie du fait de l'agression elle-même.

Précédemment, en 1998, Gerd Bohner, Marc-André Reinhard, Stefanie Rutz, Sabine Sturm, Bernd Kerschbaum et Dagmar Effler font état d'un compte-rendu dans l'« European Journal of Social Psychology[H 7] » à l'issue d'une série de tests menés en double aveugle. Ils y esquissent les prémisses d'une définition propre au RMA[H 8],[H 7]. Ils tentent également d'y circonscrire les mythes, croyances et préjugés qui serviraient opportunément à exonérer l'auteur d'un viol de toute responsabilité, quitte à reporter le fardeau du mal engendré sur la seule victime[H 7].

Les mythes[modifier | modifier le code]

Les travaux de Mary Koss, Lisa A. Goodman, A. Browne, Louise F. Fitzgerald[1], G. P. Keita et N. F. Russo [H 9] en 1994, puis ceux de Hamberger, Lohr, Bonge et Tolin[H 10] en 1997, les regroupent en trois catégories

  • Il ne s'est rien produit : l'idée que les femmes accusent souvent les hommes à tort de viol.
  • Elle l'a voulu ou elle a aimé : l'idée qu'une femme qui dit « non » pense « oui » ; que la violence est sexuellement excitante pour les femmes[H 11] ; que la victime aurait pu résister si vraiment elle n'était pas consentante[H 3],[H 4].
  • Elle l'a mérité[H 12]: les justifications par le fait qu'« elle était habillée de manière trop sexy » ou qu'« elle marchait seule la nuit ».

L'idée reçue du violeur inconnu dans un parking sombre est également répandue. En réalité, dans 8 cas sur 10 la victime connait son agresseur [2], 67% des viols sont commis au domicile (de la victime ou de l'agresseur)[3] et 45% des viols sont commis la journée et non la nuit[3].

Fréquence[modifier | modifier le code]

Dans la population[modifier | modifier le code]

Il a été montré aux États-Unis, en utilisant des échelles de mesure de l’adhésion aux mythes autour du viol (avec des questions fermées), qu’entre 25 % et 35 % des gens adhèrent à la majorité de ces mythes[H 1]. Cependant dans une étude utilisant des questions ouvertes, près de 66 % des personnes interrogées approuvaient les mythes autour du viol[H 13].

Une constante dans la littérature est que les hommes adhèrent plus souvent aux mythes autour du viol que les femmes[H 13], et plus particulièrement les hommes adoptant une attitude masculine stéréotypée[H 14],[H 15]. Le sexisme hostile à l’endroit des femmes est corrélé à l’adhésion aux mythes autour du viol, mais c’est également le cas de certaines idées du sexisme bienveillant comme « les sexes sont complémentaires » ou « les femmes sont toutes des princesses[H 16],[H 17],[H 18]».

Dans les médias[modifier | modifier le code]

Les médias entretiennent généralement les idées reçues à propos du viol en insistant sur le fait que la victime peut être une menteuse ou qu'elle a provoqué l'agresseur, qui lui a tout d'un "homme bien"[4],

En 2007, la parution du livre « Le plaisir de tuer[H 19] », coécrit par Michel Dubec expert psychiatre assermenté auprès des tribunaux nationaux et la journaliste Chantal de Rudder, a soulevé un tollé en France parce que certains propos ressemblent à une « légitimation du viol[6] ». Les thèses développées par Michel Dubec ont suscité l'émoi d'associations qui en ont dénoncé ses propos qualifiés d'« outranciers » voire susceptibles, selon elles, de constituer une « justification du viol[7], ». La teneur du livre évoque la rencontre et les entretiens de Michel Dubec avec le violeur et tueur en série Guy Georges,.

Entre autres passages décriés, l'auteur écrit ce qui suit :

« Il existe un intérêt à obtenir la défaveur de sa partenaire, pas seulement ses faveurs ; à faire crier la femme, peu importe la nature de ses cris. (…) Si un homme est trop respectueux d'une femme, il ne bande pas[H 11],[7]. »

Dans certaines campagnes de prévention contre le viol[modifier | modifier le code]

Les études de F. W. WinkelH 3 et E. D. KleuverH 4 visent à mettre en lumière la possibilité que les campagnes d'information n'aient pas pour effet de dissiper les idées reçues sur le viol, puisque « les idées fausses sur le viol s'expriment dans la différence de points de vue entre les annonceurs et leur public » et que « dans le cas du mythe disant que les victimes de viol sont les premières responsables de leur sort, la conséquence est que les campagnes de prévention ou d'information risquent finalem

Une campagne de prévention contre le viol en Hongrie en 2014 mettant l'accent sur le comportement des femmes et finissant en ces termes "tehetsz rola, tehetsz ellene" «Tu y es pour quelque chose, tu peux faire quelque chose pour éviter ça»[8]

Une campagne au Royaume-Uni en 2015 conseille aux femmes de rester groupées lorsqu'elles sortent la nuit[9] ou encore de ne pas consommer d'alcool[10].

Aux États-Unis une campagne insiste elle aussi sur les effet de l'alcool "Elle ne voulait pas le faire mais elle n'a pas pu dire non"[11]

Ces campagnes s'adressent aux victimes potentielles de viol en leur conseillant d'adapter leur comportement afin d'éviter d'être agressées. Le viol est presenté comme la conséquence d'un comportement inadapte de la part de la victime, et non d'un comportement abusif de l'agresseur.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Pour les victimes[modifier | modifier le code]

Selon Berenike Waubert de Puiseau, « une explication au refus de victimes de porter plainte contre leur agresseur proviendrait d'un déni passif du viol. De nombreuses victimes croient que les caractéristiques du viol qu'elles ont subi ne correspondent pas aux caractéristiques de ce qu'elles pensent être un « vrai viol[H 5] ».

La distorsion qui existe entre les mythes sur le viol et la réalité du viol, qui est bien plus large, est déstabilisante pour la victime. La victime peut se sentir coupable (de ne pas s'être débattue, de porter une jupe « trop courte », d'avoir invité l'agresseur chez elle, d'avoir accepté de boire un verre avec l'agresseur...) car elle ne se considère pas comme une « vraie » victime. Elle peut également ne pas être crue (puisque, selon le mythe, les femmes accusent souvent les hommes à tort de viol). Ces préjugés rendent difficile la reconnaissance et la prise en charge judiciaire des viols.

Pour les coupables[modifier | modifier le code]

Dans un article publié en avril 2004 dans le « Journal of Interpersonal Violence[H 8] », Patrick Chiroro, Gerd Bohner, G. Tendayi Viki et Christopher I. Jarvis postulent que les individus dont l'adhésion aux mythes entourant le viol est élevée seraient davantage enclins à passer à l'acte. Les auteurs consacrent trois études à ce qu'ils désignent par le sigle RMA ou « Rape Myth Acceptance[H 8],[H 7] ». Leurs conclusions aboutissent à des hypothèses controversées — quand bien même elles corroborent en partie les arguments avancés par plusieurs courants, notamment les mouvements féministes — selon lesquelles la propension au viol, voire l'attrait induit par l'exercice de la violence sexuelle, puiserait ses racines, conscientes ou inconscientes, dans une velléité de domination abusive. L'excitation sexuelle du violeur s'avérerait donc essentiellement subordonnée à la densité de son emprise sur sa « proie ».

Les agresseurs ont tendance à minimiser les faits (ce n'était pas vraiment un viol puisqu'il ne l'a pas brutalisée physiquement) car il n'associent pas leur actes à ce qu'est un « vrai viol » , il ne s'associent pas à l'image du violeur vehiculées par les mythes sur le viol (un inconnu violent) et ont tendance a reporter la faute sur la victime (elle était habillee sexy, elle l'a excité, elle ne s'est pas débattue).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Recherches[modifier | modifier le code]

  1. a et b Lonsway et Fitzgerald 1994, p. 134
  2. a et b Lonsway et Fitzgerald 1994, p. 133-164
  3. a et b Winkel 1994, p. 262-272
  4. a et b Winkel et Kleuver 1997, p. 513-529
  5. a et b Waubert de Puiseau 2012, p. 1-4
  6. Temkin et Krahé 2008, p. 588-590
  7. a, b, c et d Bohner, Reinhard, Rutz, Sturm, Kerschbaum et Effler 1998, p. 257-268
  8. a, b et c Chiroro, Bohner, Viki et Jarvis 2004, p. 427-442
  9. Koss, Goodman, Browne, Fitzgerald, Keita et Russo 1994
  10. Hamberger, Lohr, Bonge et Tolin 1997, p. 401-423
  11. a, b et c Dubec et Rudder 2007, p. 213
  12. Berliner 2009, p. 492-493
  13. a et b Buddie et Miller 2001, p. 139-160
  14. Kopper 1996, p. 81-93
  15. Pollard 1992, p. 307-326
  16. Abrams et al. 2003, p. 111-125
  17. Abrams et al. 2003, p. 295-303
  18. Chapleau, Oswald et Russell 2007, p. 131-136
  19. a, b, c, d et e Dubec Rudder, p. 211, 212, 213

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « Louise Fitzgerald Ph.D., Emeritus Professor of Gender and Women's Studies, Professor Emerita of Psychology, Ph.D. from Ohio State University », Universtity of Illinois, Urbana-Champaign,‎ (lire en ligne)
    Specializations:sexual harassment; sexual violence. Société américaine de psychologie – Division 35, Psychology of Women – 2010
  2. « http://www.contreleviol.fr/viol-en-france/les-chiffres », sur www.contreleviol.fr (consulté le 18 février 2016)
  3. a et b « Planetoscope - Statistiques : Viols en France », sur www.planetoscope.com (consulté le 5 août 2016)
  4. antisexisme, « Mythes autour du viol. Partie 5 : Les mythes sur le viol dans les médias », sur Sexisme et Sciences humaines - Féminisme (consulté le 18 février 2016)
  5. a, b, c et d « Procès Fourniret – Condamné pour injures raciales, le psychiatre témoigne : Le Dr Dubec traverse une zone de turbulences. Condamné pour avoir injurié « l'abject juif » Maurice Joffo, il est l'objet d'une pétition pour « légitimation du viol » », France-Soir « Société »,‎ 2008, mise à jour : 12 mars 2010 (lire en ligne)
    Michel Dubec, psychiatre et psychanalyste, expert national auprès des tribunaux, (...) dépose aujourd'hui devant la cour d'assises des Ardennes. Son livre, « Le plaisir de tuer[H 19] » fait l'objet d'une condamnation par la 17e chambre correctionnelle de Paris. (...) Cible d'une pétition qui a recueilli 1 350 signatures de médecins, écrivains, professeurs, les pétitionnaires s'insurgent (...) contre l'analyse des faits imputés au violeur et tueur en série Guy Georges.
    Pages 211, 212, 213, l'auteur écrit :
    « Le tueur de l'Est parisien a peut-être deviné le trouble que j'ai ressenti en regardant les photos de ses victimes(...) Une communauté de désir nous rapprochait, Guy Georges et moi (...) Si un homme est trop respectueux d'une femme, il ne bande pas (...) Oui, c'était possible de s'identifier à ce violeur qui baise des filles superbes contre leur gré (...) Jusque-là, on peut le comprendre et, même, il nous fait presque rêver[H 19] »
  6. Jef Tombeur (alias), « Michel Dubec, psychiatre médiatique, interdit d'exercer », Come 4 News : Le média social citoyen, C4N « Psychiatrie, le choc : quand aider devient trahir »,‎ (résumé, lire en ligne)
    « (...) interdiction d'exercer pour un expert psychiatre des tribunaux nationaux – dont la Cour de cassation – qui est supposé ne plus pouvoir figurer sur la liste des experts du fait d'une condamnation ordinale[5]. En dépit de la faible médiatisation de cette condamnation[5], d'autres personnes que celles s'estimant calomniées ou choquées par la teneur de son livre, « Le plaisir de tuer[H 19] », se sentent encouragées à saisir le Conseil national de l'Ordre des médecins pour de toutes autres affaires se rapportant aux expertises de ce psychiatre et psychanalyste du Marais parisien. »
  7. a et b « Appel à pétition contre Michel Dubec, le psy qui légitime le viol », Les mots sont importants —.net « Appels et manifestes »,‎ (lire en ligne)
    « Si un homme est trop respectueux d'une femme, il ne bande pas[H 11] ». Dans ses écrits, Michel Dubec justifie les violences faites aux femmes — et même les viols — au nom d'une vision essentialiste et d'une nature masculine. Le dernier chapitre du livre sur les expertises de Michel Dubec est consacré au violeur et tueur en série Guy Georges[5] (...) avec lequel il revendique une solidarité de sexe qui lui permet de s'identifier avec complaisance au violeur. (...) Michel Dubec considère en effet le viol comme « un acte sexuel quasi normal s'il est consommé avec complétude[5],[H 19] ». Michel Dubec a écrit ces pages en sa qualité d'expert psychiatre national auprès des tribunaux. Il se sert donc de son autorité et de son pouvoir pour rendre publiquement légitime un crime : le viol, qualifié comme tel par le code pénal.
  8. « Hongrie : la vidéo de campagne contre le viol qui ne passe pas - Monde - MYTF1News », sur MYTF1NEWS (consulté le 18 février 2016)
  9. (en) « Police anti-rape poster which tells women not to 'leave behind' », sur Evening Standard (consulté le 18 février 2016)
  10. « Police apologise for warning women they could be raped if they got drunk », sur Telegraph.co.uk (consulté le 18 février 2016)
  11. « Manka wOrLd: SHE DIDN'T WANT TO DO IT, BUT SHE COULDN'T SAY NO. », sur www.mankadsn.com (consulté le 18 février 2016)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) Berenike Waubert de Puiseau (PhD Student), « What are rape myths? », A European Association of Psychology and Law, Student Society Publication,‎ , p. 1-4 (lire en ligne [PDF]) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Kimberly A. Lonsway (Ph.D.) et Louise F. Fitzgerald (Ph.D., Emeritus Professor of Gender and Women's Studies, Professor Emerita of Psychology, Ph.D. from Ohio State University), Rape Myths. In Review. Psychology of Women Quarterly, vol. 18, Urbana–Champaign, University of Illinois, Department of Psychology, (réimpr. numérisation et publication en ligne le 28 juillet 2006), 2e éd., First draft received: February 2, 1993. Final draft received: December 9, 1993 lien DOI, chap. 2, p. 133–164 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) L. Kevin Hamberger (St. Catherine's Family Practice Center, Kenosha, WI), Jeffrey M. Lohr (University of Arkansas, Fayetteville), Dennis Bonge (University of Arkansas, Fayetteville) et David F. Tolin (Allegheny University for the Medical Sciences), « An Empirical Classification of Motivations for Domestic Violence », Violence against women, Sage journals, vol. 3, no 4,‎ , p. 401-423 (DOI 10.1177/1077801297003004005, résumé) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Mary Koss, Lisa A. Goodman, A. Browne, L. F. Fitzgerald, G. P. Keita et N. F. Russo, No Safe Haven : Male Violence Against Women at Home, at Work, and in the Community, American Psychological Association (APA) , NCJRS Abstracts Database, , 344 p. (ISBN 1557982449 et 978-1557982445, OCLC 4769378274) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • [NCJ 095963] (en) F. W. Winkel, Changing Misconceptions About Rape Through Informational Campaigns – A Model Journal : Victimology, vol. 9, National Criminal Justice Reference Service (NCJRS), (OCLC 4769489322, présentation en ligne), p. 262-272 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) F. W. Winkel et E. D. Kleuver, Communication Aimed at Changing Cognitions About Sexual Intimidation : Comparing the Impact of a Perpetrator-Focused Versus a Victim-Focused Persuasive Strategy, vol. 12, Journal of Interpersonal Violence, (OCLC 4769438836), p. 513-529 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Patricia M. Berliner (Ph.D., New York State Licensed Psychologist in private practise in Ozone Park, NY), Seeking Justice for Sexual Assault Victims, Sage publications, coll. « Psychology of Women Quarterly / vol. 33 » (no 4), , [PDF] (lien DOI) (ISSN 0361-6843, OCLC 463622883, présentation en ligne), p. 492-493 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • [Br J Criminol 49 (4):588-590 (OCoLC) 680631686] (en) Jennifer Temkin (Professor of Law at the University of Sussex, UK) et Barbara Krahé (Professor of Psychology at the University of Potsdam, Germany), Sexual assault and the justice gap: A question of attitude, Oxford UK, Portland OR, Hart Publishing, , 257 p., xi : ill. ; 24 cm. PsycINFO Database Record 2012 American Psychological Association, British Journal of Criminology, vol. 49, issue 4, pp. 588-590 (lien DOI), first published online: April 21, 2009 (ISBN 9781841136707 et 1841136700, OCLC 123114461, LCCN 2008274966, lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Gerd Bohner, Marc-André Reinhard, Stefanie Rutz, Sabine Sturm, Bernd Kerschbaum et Dagmar Effler, « Rape myths as neutralizing cognitions: evidence for a causal impact of anti-victim attitudes on men's self-reported likelihood of raping », European Journal of Social Psychology, John Wiley & Sons, Ltd, vol. 28, no 2,‎ , p. 257-268 (DOI 10.1002/(SICI)1099-0992(199803/04)28:2<257::AID-EJSP871>3.0.CO;2-1) Document utilisé pour la rédaction de l’article
    Article first published online: 4 May 1999
  • [J Interpers Violence 2004; 19; 427] (en) Patrick Chiroro (University of Pretoria), Gerd Bohner (Universität Bielefeld), G. Tendayi Viki (University of Kent at Canterbury) et Christopher I. Jarvis (University of Kent at Canterbury), « Rape Myth acceptance and rape proclivity: expected dominance versus expected arousal as nediators in acquaintance-rape situations », Journal of Interpersonal Violence, Sage Publications, on behalf of American Professional Society on the Abuse of Children, vol. 19, no 4,‎ , p. 427-442 (DOI 10.1177/0886260503262081, lire en ligne [PDF]) Document utilisé pour la rédaction de l’article
    Authors' note: Preparation of this manuscript was partially supported by a Swedish International Development Agency grant to Patrick Chiroro (no 8209) and a Deutsche Forschungsgemeinschaft grant (BO 1248/4-1) to Gerd Bohner.
  • (en) Kristine M. Chapleau, Debra L. Oswald et Brenda L. Russell, « How Ambivalent Sexism Toward Women and Men Support Rape Myth Acceptance », Sex Roles, A Journal of Research, Springer Science, Business Media, vol. 57, no 1,‎ , p. 131-136 (DOI 10.1007/s11199-007-9196-2, résumé)
  • (en) Theresa Claire Kelly, « Judments and perceptions of blame, the impact of benevolent sexism and rape type on attributions of responsability in sexual assault: a thesis submitted in conformity with the requirements for the degree of Doctor of Philosophy », Department of Adult Education and Counselling Psychology, université de Toronto, Ontario Institute for Studies in Education,‎ (lire en ligne [PDF])
  • (en) Theresa Claire Kelly, « Judments and perceptions of blame, the impact of benevolent sexism and rape type on attributions of responsability in sexual assault: a thesis submitted in conformity with the requirements for the degree of Doctor of Philosophy », Department of Adult Education and Counselling Psychology, université de Toronto, Ontario Institute for Studies in Education,‎ (lire en ligne [PDF])
  • (en) B. A. Kopper, « Gender, gender identity, rape myths acceptance, and time of initial resistance on the perception of acquaintance rape blame and avoidability », Sex Roles, no 34,‎ , p. 81-93
  • (en) P. Pollard, « Judgments about victims and attackers in depicted rapes: A review. », British Journal of Social Psychology, no 31,‎ , p. 307-326
  • (en) Dominic Abrams, G. Tendayi Viki, Barbara Masser et Gerd Bohner, « Perceptions of stranger and acquaintance rape: The role of benevolent and hostile sexism in victim blame and rape proclivity », Journal of Personality and Social Psychology, vol. 84, no 1,‎ , p. 111-125 (DOI 10.1037/0022-3514.84.1.111)

Articles connexes[modifier | modifier le code]