Myrmécochorie

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Graines d’Afzelia africana avec leur élaiosome.

La myrmécochorie est le fait pour une plante de favoriser le transport de ses graines par le biais des fourmis. Il s'agit d'un type de zoochorie et d'un mutualisme de dispersion qui concerne - au moins - 3 000 espèces de plantes dans le monde[1] dont 281 en Europe[2].

C'est le cas, par exemple, du ricin commun, des violettes sauvages[3], de la chélidoine[4], l'ajonc nain, l'euphorbe[5] et les plantes du genre Centaurea[6],[7],[8].

Pour cela, les graines des plantes concernées ont généralement un appendice charnu attaché à la graine : l'élaiosome (grec elaios : huile, some : corps, éléosome étant une orthographe acceptée). Une fourmi voulant ramener la partie attractive, ayant des difficultés - toute seule - à séparer les deux parties, va ramener l'ensemble jusqu'au nid, à moins que la partie purement graine ne se détache en cours de route. Les graines seront donc protégées, véhiculées par les fourmis et dispersées assez loin, en fonction de l'endroit où sera jetée la graine débarrassée de son élaiosome comestible.

La myrmécochorie n'a de sens que pour des fourmis non granivores : les fourmis du genre Messor, par exemple, risquent d'être intéressées par la graine. Les fourmis carnivores semblent plus rapides et plus efficaces dans la manière de traiter l'ensemble graine-élaiosome[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. AJ Beattie et L. Hughes, Ant-plant interactions, Plantanimal interactions, 2002, p. 211-235
  2. http://myrmecochorie.free.fr/
  3. http://www.acideformik.com/forums/index.php?showtopic=10580&st=0&start=0
  4. http://www.acideformik.com/forums/index.php?showtopic=10737
  5. http://www.myrmecophilie.fr/barbarus/dotclear/index.php?post/Myrmecochorie
  6. http://www.myrmecofourmis.fr/spip.php?article97
  7. http://www.acideformik.com/forums/index.php?showtopic=10726
  8. http://www.parcbee.univ-montp2.fr/info_general/propos_suj_05_06/imbert_isem.pdf
  9. (…)hypothèse que la rapidité et l’efficacité du traitement des graines par les fourmis seraient une conséquence d’un comportement hygiénique des fourmis à tendance carnivore, habituées à gérer des proies périssables. Pablo Servigne, Thèse de doctorat : .Etude expérimentale et comparative de la myrmécochorie : le cas des fourmis dispersatrices Lasius niger et Myrmica rubra. Résumé

Voir aussi[modifier | modifier le code]